Quel impact a eu la pandémie et ses multiples confinements sur l’environnement ?

Les confinements auraient permis à la nature de respirer à nouveau, aux animaux de reprendre un peu de territoire et à la pollution de diminuer radicalement, voilà ce que nous avons pu lire et entendre en 2020 et 2021.

Ces informations sont-elles vraies ?

D’un côté une étude détermine qu’en effet, pendant les périodes de confinement, les taux de CO2 et de NO2 auraient considérablement diminué. Cette étude, visible sur le site de « Mongabay », faite par l’université de George Mason, indique que les concentrations de CO ont chuté de 49 % et que les concentrations de NO 2 ont chuté de 38 %, de même pour les particules fines. À l’échelle mondiale c’est 2,4 milliards de tonnes métriques de CO2 en moins, une baisse qui bat les records de notre ère. Cette étude démontre qu’en effet et en toute logique, la modification drastique de notre mode de vie a permis cette diminution. On a pu apercevoir aussi que la faune aurait également décidé de récupérer, l’espace d’un instant, des territoires dont nous nous étions emparés auparavant. Cette information est démentie par Reut Vardi, doctorante en urbanisation à l’Université Ben Gourion du Néguev en Israël,  dans l’article « Studies debunk ‘nature is healing’ narrative from 2020 lockdowns du site internet Mongabay« . Elle a profité de ce « temps-mort » pour observer le comportement de 5 espèces, l’ours noir (Ursus americanus), le lynx roux (Lynx rufus), le coyote (Canis latrans) , l’élan (Alces alces) et le puma afin d’observer s’ils allaient profiter de notre absence pour s’aventurer dans nos rues. Vardi indique qu’ils ont pu en effet se déplacer sur des territoires plus vastes, mais essentiellement dans des zones rurales. Cependant le Puma, espèce d’ordinaire très méfiante envers les humains, se serait plus rapproché des villes que les autres espèces pendant le confinement. Notre retrait leur a permis de se montrer davantage et d’explorer nos rues.

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En revanche, pour certaines espèces (comme le renard) qui ont pu être observées dans les jardins ou en ville, Vardi explique qu’elles ont toujours été là, mais que nous n’avions pas suffisamment de temps ou de conscience pour nous en rendre compte. Absorbés par nos vies, nous ne voyons pas ce qui nous entoure, alors que pendant le confinement,  nous avons pu constater que la nature est là, tout prêt. (Pour plus d’information, veuillez-vous diriger sur son étude de 2021 sur « la conservation biologique »)

D’un autre côté, une étude indienne souligne que nous avons cependant produit beaucoup plus de matériel en plastique et non réutilisable (masques, gants et suremballage). Ces déchets s’ajoutent à l’immensité de tonnes déjà non-recyclables gisant sous nos pieds ou dans nos océans. Par exemple toujours dans l’article sur le site de « Mongabay« ,  nous avons les données concernant la ville de Wuhan qui a produit 240 tonnes supplémentaires de déchets médicaux par jour. Mais c’est également une entreprise de plastique en Espagne qui a vu ses ventes augmenter de 40 % pendant la pandémie… Preuve de notre sur-fabrication, qui est aujourd’hui (depuis bien des années en réalité), l’ennemi public numéro 1. Ces chercheurs Indiens ont également présenté un problème silencieux dont nous n’avions pas conscience, mais qui cause un réel danger. Nous avons augmenté notre utilisation de savon qui se rejette dans les rivières, ruisseaux et lacs formant une mousse, provoquant ainsi, je cite : »l’arrêt de la ré-aération vitale pour les plantes aquatiques, de 40% et empêche la croissance des algues, qui est vitale pour les écosystèmes locaux ».

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Malheureusement, les chercheurs constatent donc, que les points positifs des multiples confinements n’auront été que de courte durée et moins importants que les points négatifs.

Il existe cependant depuis le covid 19 une nouvelle prise de conscience qui se fait ressentir sur l’augmentation des actions et des gestes liées à la protection de l’environnement.

Continuons donc dans ce sens et battons-nous pour notre planète.

Roxane

Les sources sont citées dans le corps de l’article