LES OCÉANS ET LES ANIMAUX RUINÉS PAR L’HUMAIN

Le 08 juin, journée mondiale des océans, n’a pas vraiment fait parlé d’elle dans les médias.

Et pourtant, l’urgence est réelle, nous sommes en train de détruire le berceau de toute vie.

Si les océans meurent, nous mourons (Paul Watson).

Aujourd’hui les océans et leurs animaux sont en grave danger.

Les océans sont pourtant indispensables à la vie, ils nous procurent de l’oxygène, fixent le CO2 et constituent une ressource d’énergie et de nourriture irremplaçable.

Comme tout biotope, son équilibre est fragile.

Le rôle des animaux vivants dans les océans est donc crucial.

Cependant, planctons, mollusques, poissons, reptiles, oiseaux, mammifères marins et bien d’autres doivent faire face à d’innombrables attaques et menaces.

Surpêche et surconsommation

En bref, la consommation de poisson des pays “riches” et des pays “en développement” augmente, et cette consommation de masse engendre des pratiques de pêche industrielles.

En cinquante ans, la capacité de la flotte européenne a triplé et celle de la flotte asiatique a été multipliée par quinze.

Le principal problème est qu’un nombre trop important de poissons sont capturés et ceux qui restent ne sont donc pas assez nombreux pour survivre et se reproduire correctement, entraînant ainsi leur disparition. Ce que certains appellent une “mauvaise gestion du stock”, l’être sensible disparait sous la matière première.

La plupart des pratiques de chasse sont non sélectives, ce qui entraîne la capture de dauphins, tortues et tout animal se trouvant sur le passage : les filets qui capturent tous les animaux présents dans la zone y compris ceux qui n’étaient pas destinés à être péchés, la pêche électrique ou le raclage des fonds marins… ainsi un animal sur 5 serait péché pour rien.

Source

Source

La pêche au cyanure, à la dynamite ou à l’explosif et le chalutage en eau profonde détruisent les massifs coralliens indispensables à la survie d’innombrables espèces.

Les engins de pêche à la dérive font aussi de gros dégâts. En effet ces engins de pêche en matériaux très résistants et plastique ne se dégradent pas et piègent les animaux qui se trouvent sur leur chemin.

Braconnage, chasses commerciales et traditions barbares

Outre le scandale que constituent ces pratiques atroces, les massacres d’animaux protégés ou menacés ne cessent malheureusement pas et mettent en péril le futur de ces animaux.

Massacre d’otaries en Namibie

Braconnage des tortues à Mayotte

Pêche aux ailerons de requins en Chine et Indonésie

Massacre de dauphins menacés aux Îles Féroé

Réchauffement des océans

Les océans absorbent l’excès de chaleur provoquée par les activités humaines mais ce n’est pas sans contrepartie:

  • augmentation des maladies animales et végétales
  • destruction des récifs coralliens
  • prolifération d’algues toxiques
  • fonte des glaces et destruction d’habitats
  • perte d’oxygène dans les océans

Tout cela contribue évidemment à la disparition d’espèces animales et végétales.

Pollution plastique

Appelée 7ème continent, vortex ou soupe de déchet, cette masse de déchets plastiques ferait 3,5 millions de km² soit 6 fois la taille de la France et représenterait 80000 tonnes de déchets.

Cela représente une grosse menace pour l’environnement car ces déchets polluent les océans et tuent beaucoup d’animaux qui les ingèrent et s’empoisonnent ou se retrouvent coincés dedans.

Pollution chimique

Les océans sont le réceptacle de nombreux produits néfastes pour la vie; pesticides, hydrocarbures, détergents, huiles synthétiques, métaux lourds…

Tous proviennent de l’activité humaine et empoisonnent les êtres vivants, certains sont aussi à l’origine de la prolifération d’algues toxiques.

Pression humaine, tourisme et pollution sonore

Les humains sont de plus en plus nombreux et prennent donc de plus en plus de place.

Avec le développement du trafic maritime, du tourisme balnéaire et des croisières, les animaux voient leur territoire se réduire.

En plus d’être délogés et dérangés, ce tourisme de masse entraîne la bétonisation d’espaces naturels et génère des tonnes de déchets et une pollution qui vient aggraver encore plus la situation.

Un réveil immédiat obligatoire.

Face à l’urgence de la situation, nous ne pouvons plus nous permettre de faux pas ou de délai, chacun doit agir à son niveau, si ce n’est pas en aidant à régler la situation, il faut au moins arrêter de l’alimenter.

Revoir ou stopper sa consommation de poisson, agir au maximum pour éviter le réchauffement climatique, faire attention à nos destinations touristiques, réduire sa consommation de plastique et ne pas surconsommer sont des réflexes à adopter au plus vite.

Lucie Collet