Ouvrages sur la sensibilité et la souffrance d’un point de vue scientifique

« L’animal est-il un philosophe ? Poussins kantiens et bonobos aristotéliciens »
Yves Christen, Ed. Odile Jacob, mars 2013

“Déconstruire l’idée que l’animal serait sans intelligence, sans conscience, sans langage, etc., n’est qu’une étape vers une entreprise plus essentielle : la reconnaissance de la richesse des mondes animaux, dans leur diversité, sans céder à la tentation de les hiérarchiser. Tel est l’esprit qui m’anime dans cet ouvrage. Parce que les animaux, humains ou non humains, ne sont pas les jouets passifs du monde qui les entoure et qu’ils en sont au contraire les créateurs actifs, parce qu’ils sont porteurs d’une vision du monde, je les considère comme des philosophes. Ils ne se contentent pas de percevoir passivement leur environnement, ils l’élaborent, ils l’anticipent. Ils donnent du sens aux choses”.

« Petite histoire des grands singes »
Chris Herzfeld – Seuil- avril 2012

De l’Antiquité à nos jours, de la découverte du gorille à celle des cultures des chimpanzés, cette fascinante histoire des relations entre hommes et grands singes dévoile les comportements surprenants des bonobos, chimpanzés, gorilles et orangs-outans et leur proximité avec notre espèce.

La croyance commune en la singularité de l’homme et sa séparation radicale d’avec les autres primates ne traduirait-elle pas en fait notre angoisse d’une régression vers la bestialité ? D’où vient cette notion d’une différence de nature et quels arguments scientifiques l’ont successivement alimentée ? Comment les grands singes ont-ils été constitués en objets de savoir et d’expérimentation, prétextes à discours sur les races et sur les femmes ? Et comment s’affirment-ils aujourd’hui en partenaires et semblables pour les humains ?

« L’animal est-il une personne ? »
Yves Christen – Ed. Flammarion – Avril 2009

Longtemps nous avons considéré les animaux comme ceux que la nature avait privés des qualités que nous, les humains, possédons : l’aptitude à raisonner, apprendre, communiquer, s’adapter, décoder, transmettre, enseigner, progresser… Les travaux scientifiques ont pulvérisé cette idée reçue, et depuis la dernière décennie, ils nous surprennent encore plus. Qui sont vraiment les animaux ? On les savait joueurs, blagueurs, rieurs, féroces parfois ; on les découvre tricheurs, menteurs, trompeurs, mais aussi aimants, mélancoliques ou encore émotifs, stratèges, sensibles aux intentions d’autrui, capables de respecter une morale ou d’élaborer une culture. La très grande ingéniosité des tests et l’extraordinaire diversité des observations scientifiques (éthologie, génétique, psychologie, zoologie, primatologie, neurosciences) nous révèlent les facettes de l’intelligence et de l’identité animales, et prouvent l’absurdité qu’il y a à réduire les compétences de la bête à la seule force de son instinct. Car en dépit des caractéristiques qui fondent l’homogénéité de son espèce, chaque animal est un individu à part entière, un être social unique, complexe, et par là même un sujet de droit. Des singes aux léopards, des éléphants aux antilopes, des baleines aux dauphins, l’auteur nous propose une approche de l’altérité qui apporte beaucoup au débat sur l’exploitation et la manipulation animales. Un plaidoyer fort documenté en faveur de la personne animale.

« Homme et animal : de la douleur à la cruauté »
Sous la direction de Thierry Auffret Van Der Kemp et Jean-Claude Nouët – L’Harmattan, 2008

Lors de l’exposition ” Bêtes et Hommes ” à la Grande Halle de la Villette en octobre 2007, la Fondation Ligue française des droits de l’animal a organisé un colloque sur le thème ” Homme et animal : de la douleur à la cruauté “.
D’éminents spécialistes des sciences biologiques et des sciences humaines ont accepté d’y apporter leur savoir dans les domaines divers de la neurobiologie, de l’éthologie, de la sociologie, de la philosophie, de l’histoire et du droit. Ils ont apporté leurs réponses à des questions essentielles concernant la douleur des animaux, et les réactions de l’homme à son égard. Du point de vue du neurobiologiste, tous les animaux peuvent-ils éprouver la douleur physique et la souffrance psychique ? Comment, selon l’éthologue, peut-on reconnaître et interpréter les signes extérieurs de la souffrance des animaux ? Comment l’homme perçoit la souffrance d’autrui ? Sous l’angle de la médecine pédopsychiatrique, un enfant cruel envers un animal devient-il un adulte cruel envers l’homme ? Comment, au regard des philosophes comme des artistes plasticiens au cours des trois derniers siècles et jusqu’à aujourd’hui, la douleur et la souffrance subies par les animaux ont-elles été prises en compte par les hommes ? Selon la sociologie, des pratiques culturelles ou professionnelles sont-elles capables, en écrasant la sensibilité d’enfants ou d’adultes pour la souffrance des animaux, d’engendrer des séquelles psychologiques ? Comment le droit a-t-il pris, ou prendra-t-il en compte la douleur des animaux et la cruauté envers eux ? L’ouvrage, réalisé par la Fondation Ligue française des droits de l’animal, présente les interventions et les débats ; il est accessible à tous les publics.

« Les animaux souffrent-ils ? »
Philippe Devienne – Le Pommier – 2008

Les animaux souffrent-ils ? Pourquoi cette question, qui suscita de houleux débats au XVIIe siècle, mérite-t-elle à nouveau d’être posée ? Nous sommes à peu près tous convaincus qu’un chien souffre… mais une mouche a-t-elle mal ? Science et philosophie ont-elles définitivement clos le sujet de la douleur animale ? Et si la réponse était à chercher hors de leurs sentiers battus ?

« Emotions animales »
Karine Lou Matignon – Ed. du Chêne – 2005

Connaissons-nous réellement les animaux ? Peut-être ne soupçonnons-nous pas à quel point ils sont proches de nous ? Comme nous le démontre Karine Lou Matignon, passionnée par l’étude des comportements animaliers, ce sont des êtres sensibles, dotés d’une conscience, d’une intelligence, d’un langage, et surtout d’émotions. Tout comme les hommes, ils sont capables de ressentir et de manifester tout un panel d’états affectifs, qui va de la souffrance au plaisir, en passant par la peur, le bonheur, la jalousie, la tristesse, etc. Bien évidemment, la capacité d’éprouver des émotions est variable selon les espèces, mais, dans tous les cas, il serait réducteur de croire que les comportements des animaux ne sont que conditionnements et réflexes. C’est ainsi, dans un jeu de miroir où chacun de nous se reconnaîtra, par le biais d’histoires bouleversantes, d’anecdotes, et de réflexions personnelles, accompagnées de fantastiques photographies, que nous est racontée la très riche et intense vie des animaux.

« Les animaux pensent-ils ? »
Joëlle Proust – Bayard – 2003

Comment procéder pour savoir comment un animal voit le monde ? Comment savoir s’il pense, et de quoi sont faits ses états de conscience ? Comment éviter de simplifier, quand le terme unique d'”animal” recouvre tant d’organismes adaptés à tant de milieux différents, pourvus d’organismes sensoriels exotiques, les uns vivant solitairement, les autres socialement ? ” Peut-on dire des animaux non pourvus de langage qu’ils pensent ? Contre les partisans du mystère, qui trouvent la question insoluble, Joëlle Proust montre que la question est non seulement légitime et en principe soluble, mais doit impérativement être posée pour éclairer notre jugement sur les droits des animaux.”

« Les origines animales de la culture »
Dominique Lestel – Flammarion – 2001

L’éthologie contemporaine a opéré une révolution majeure dont on n’a pas encore pris la mesure. Les représentations classiques de l’animal ne sont plus tenables : l’opposition entre nature et culture ne suffit plus à rendre compte de la différence qui sépare l’homme de l’animal. Une véritable ethnologie est désormais nécessaire pour comprendre de nombreuses sociétés animales comme celles des chimpanzés, des éléphants ou de certains mammifères marins. Réexaminant les notions d’outils, de communication, de rationalité, Dominique Lestel montre que les comportements culturels ne constituent pas une rupture propre à l’humain, mais qu’ils émergent progressivement dans l’histoire du vivant. Il suggère par ailleurs que certains animaux doivent être considérés comme d’authentiques sujets dotés d’une histoire, d’une conscience de soi et de représentations complexes. Autant dire que le statut de l’humain doit être repensé de façon radicale : c’est là une des questions majeures du XXIe siècle

« Les poules préfèrent les cages, quand la science et l’industrie nous font croire n’importe quoi »
Armand Farrachi – Albin Michel – 2000

Il y a quelques années, une étude scientifique sur le comportement des poules élevées en batterie concluait qu’elles n’étaient pas gênées par leur cage mais s’y trouvaient, au contraire, plus en sécurité qu’ailleurs. De là à dire que les poules préfèrent les cages, il n’y a qu’un pas. Pourquoi ne pas dire alors que les veaux préfèrent être enchaînés dans l’obscurité, les otaries exhibées dans des cirques et les Indiens parqués dans des réserves ? Nous-mêmes, ne sommes-nous pas de plus en plus amenés à définir notre ” bien-être ” en fonction d’une économie qui n’hésite plus à soumettre l’homme aux impératifs de l’industrie ? Sans éthique ni morale, l’entreprise totalitaire est déjà à l’oeuvre sous diverses formes : génie génétique, pouvoir technologique, pollution et destruction de la nature, manipulation des consciences… Nous sommes dès à présent menacés par une nouvelle forme d’oppression, en attendant peut-être l’élimination progressive de tout ce qui est vivant… donc gênant. Armand Farrachi, l’auteur des Ennemis de la Terre, nous dit pourquoi et comment dans un texte particulièrement corrosif et critique. Car heureusement, il nous reste encore le droit – ou le devoir – d’en rire.

« Les animaux psychologie et comportement »
Alain Gallo – Milan – 1999

La série évolutive qui va des êtres unicellulaires aux grands singes constitue l’ascendance de l’homme. Les résultats des expériences menées en laboratoire sur la psychologie des animaux et l’analyse de leur comportement dans leur milieu naturel sont souvent inattendus. Ils enrichissent notre connaissance des mécanismes de l’évolution des espèces et de l’apparition de l’humanité. L’exploration fascinante du monde animal ne doit-elle pas nous conduire, par référence, à mieux comprendre nos propres comportements ? Tels sont les thèmes abordés dans cet ouvrage.

« Eloge de la bête »
Natalie Angier (Prix Pulitzer), Préface Boris Cyrulnik – Arléa- 1998

« Dans sa présentation d’Eloge de la Bête, Boris CYRULNIK rapporte cette « sensation étrange de retrouver dans le texte d’une jeune Américaine de trente-cinq ans quelques-unes des idées qu’on a soi-même élaborées depuis trente ans ! On a eu tant de mal à comprendre une donnée biologique, on a tant cherché, tant hésité, et puis voilà qu’on lit en une seule phrase, simple, claire et souvent drôle, le résultat de plusieurs années de réflexion. »
Natalie ANGIER nous entraîne ici dans une expédition ébouriffante vers la vie qui grouille à nos pieds. On y découvre des merveilles d’évolution qui ont pour noms : cafards, araignées, hyènes, et des parasites qui éclairent le grand mystère de la sexualité. « Eloge de la Bête » est un hymne à tout ce qui vit, à toutes les créatures belles ou laides, grandes, petites et même minuscules.
L’auteur nous dévoile la stratégie grandiose des orchidées, les mauvaises manières des dauphins, la paresse des fournis ou l’importance sexuelle de la symétrie. Mais cette pourfendeuse d’idées reçues possède surtout le rare talent de faire partager sa passion au lecteur en lui permettant d’approcher, à travers ses récits ludiques, les mécanismes fondamentaux de la vie. »

« Le dépit du gorille amoureux »
Marie-Claude Bomsel – JC Lattès – 1998

Qu’est-ce qui distingue l’homme de l’animal dans son comportement amoureux ? Professeur au Muséum, Marie-Claude Bomsel suit depuis des années, à la ménagerie du Jardin des Plantes et au cours de ses voyages, les moeurs affectives du monde sauvage.L’homme n’est pas l’espèce la plus généreuse en matière de cadeaux : araignées et volatiles pratiquent en effet l’offrande prénuptiale. Les baisers sont une volupté commune aux singes, aux morses et même aux escargots ; on rencontre l’homosexualité chez les perroquets, les primates ou les herbivores ; le goût des postures extravagantes n’est pas l’apanage du genre humain, les chimpanzés nains, ou bonobos, se révèlent fort imaginatifs. Dans le domaine de la fidélité, la classe des oiseaux domine incontestablement. Le lion est le maître de l’énergie amoureuse et le gorille reste bien mélancolique pré et post-coïtum..

« Quand les éléphants pleurent, la vie émotionnelle des animaux »
Jeffrey Moussaieff Masson, Susan Mc Carthy – Albin michel, 1997 – coll.J’ai Lu – 2001

Peur, joie, tendresse, colère… Qui n’a un jour constaté chez son animal favori la manifestation d’une émotion ou d’un sentiment ? Cet ouvrage montre toute la richesse de la vie émotionnelle des animaux et pose la question du comportement de l’homme à leur égard.
Il propose également des portraits inoubliables, comme cet éléphant héroïque qui sauve un bébé rhinocéros, ou encore ce gorille mélomane qui ne veut pas manquer Pavarotti à la télévision.
Déjà considéré sur le plan international comme le livre clé sur la condition animale, Quand les éléphants pleurent devrait radicalement bouleverser nos consciences. Car dans un monde où se pratiquent sans remords les tortures et autres aberrations qui nous ont menés à la vache folle, il devient vital de rappeler que le mot u animal N remonte au latin anima, c’est-à-dire “l’âme”.
Notre avis : un livre émouvant qui fait tomber toutes les propos de Descartes, selon lequel l’animal est une machine. Un livre à se procurer.

« Biologie et Animal » (Tome I) 
Collectif Presses de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse, 1988

En mai 1987 la communauté scientifique de Toulouse sous l’impulsion de l’Association “Homme, Animal et Société” présidée par la Professeur Alain Couret, entouré d’Alain Gallo, Frédéric Ogé, organisait une semaine de colloques sur des thèmes aussi divers que Biologie et Animal, Droit et Animal, Histoire et Animal.
Les principales communications présentées au cours de cette semaine “Homme, Animal et Société” sont rassemblées et présentées dans des volumes publiés par les Presses de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse.

« La pensée animale »
Donald R.Griffin – Denoêl – 1988

Collection Présence de la science . Etre un animal , qu’est-ce que cela veut dire ? Singes , dauphins , corbeaux , poissons-lunes , abeilles , fourmis : à quoi pensent-ils tous ? Cet ouvrage est un pas décisif vers une meilleure compréhension de ces milliards d’êtres qui sont nos compagnons sur la terre

« La souffrance animale ou l’étude objective du bien-être animal »
Marian Stamp Dawkins, traduit et adapté par Robert Dantzer – Editions du point vétérinaire – 1983

Souffrent-ils, ces milliers d’animaux que nous utilisons pour notre bien-être ou pour notre plaisir ? Bien sûr, il ne suffit pas, pour le savoir, de les regarder vivre et d’essayer de se mettre à leur place. La façon de traiter les animaux, qu’ils soient sauvages, captifs, d’élevage, de laboratoire ou simplement des animaux familiers, est l’objet de controverses passionnées.
Marian Dawkins, qui étudie depuis plusieurs années le comportement animal à l’Université d’Oxford, pense que l’étude scientifique de la souffrance est en mesure d’apporter une contribution majeure aux débats sur la protection animale ; elle nous expose dans son livre, de façon claire et documentée, les différentes méthodes objectives, complémentaires, qui peuvent servir à l’appréciation du bien-être ou de de la souffrance des animaux avec lesquels nous vivons.
Un livre qui s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux animaux ou ont à débattre de la manière de les traiter… un guide précieux pour toute réflexion sur la protection animale. ettre à leur place.
La façon de traiter les animaux, qu’ils soient sauvages, captifs, d’élevage

« Mémoire de singe et parole d’homme »
Boris Cyrulnik – Hachette / Pluriel – 1983

L’observation du comportement des animaux, de la manière dont ils manifestent leurs souffrances psychiques, pose d’étonnantes questions et nous oblige à remettre en cause nos plus belles certitudes, L’homme possède pour s’exprimer bien d’autre moyens que la parole, son histoire s’articule à sa biologie, son équipement génétique participe à ses constructions sociales. Tandis que le zoologue montre que le singe figé dans son isolement recommence à vivre depuis qu’on lui a offert un leurre sur lequel il fixe son affection, que la paralysie hystérique du chien a disparu depuis que ses maîtres le caressent, le psychologue tente d’établir un lien avec l’enfant abandonné qui se laisse mourir de faim parce qu’il n’a rencontré personne à aimer. Dans ce livre très vivant, plein d’anecdotes, écrit dans un langage simple et drôle, Boris Cyrulnik montre que l’éthologie constitue un trésor à hypothèses et un modèle pour la recherche.

« L’animal dans la vie de l’enfant »
Sous la direction de Michel Soulé – les éditions ESF – 1980

Le contraste est manifeste, entre les rôles multiples de l’animal dans la vie de tous les jours des enfants à tous les âges et le peu de place qu’il tient dans les écrits théoriques ou les récits de cures. Si, depuis « Le petit Hans »,il figure au panthéon des objets symboliques phobogènes, en revanche il reste à étudier bien d’autres de ses utilités. Il intervient dans les récits imaginaires qu’on raconte ou qu’on lit à l’enfant. Il donne forme à l’objet transitionnel, puis devient le jouet confident, dont le matériau n’est pas indifférent.
L’animal vivant est tôuché, imité, il aide au développement moteur. Pré-modèle d’identification, il joue au gré des besoins, le rôle d’enfant ou celui de parent.
L’observation des singularités de l’anatomie, de la physiologie, de la sexualité, de la vie instinctuelle, de la maladie; de la disparition et de la mort se font grâce à lui. Compagnon, support de projection, interlocuteur, alter ego, et désormais rééducateur, il rend la vie avec les adultes tolérable.
Les rôles si divers que tiennent les animaux dans un vaste domaine souvent ignoré de la vie de l’enfant sont étudiés dans ce livre, grâce à plusieurs modes d’approche, tous passionnants. Michel Soulé

« Trois essais sur le comportement animal et humain »
Konrad Lorenz – Seuil/Points – 1974

Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. Tout en rendant compte de ses observations précises des comportements animaux, Lorenz fixe dans ces textes les méthodes de l’éthologie et donne à celle-ci son premier contenu de science positive. Il en expose les principales acquisitions, soulignant la continuité des sociétés animales et humaines et, sans se départir de sa rigueur scientifique, montrant les prolongements philosophiques de ses études sur l’instinct.