Les élections municipales 2026 sont désormais terminées. Avant et pendant la campagne, l’association Code Animal a mené une action inédite pour faire entrer la question du bien-être animal dans les programmes électoraux. Bilan d’une mobilisation qui porte ses fruits — et qui ne fait que commencer.
Une charte pour transformer les zoos municipaux
Dès le mois de février, Code Animal a envoyé à l’ensemble des candidats déclarés une charte d’engagement les invitant à se positionner sur l’avenir des zoos municipaux. L’objectif : obtenir des engagements concrets en faveur de la transformation de ces structures en refuges pour animaux sauvages — ou, à défaut, leur fermeture.
Ces refuges permettraient d’accueillir des animaux saisis par les autorités, abandonnés, ou issus de structures fermées comme les cirques. Une alternative à la fois éthique et pragmatique, dans un contexte où la législation sur la captivité des animaux sauvages évolue rapidement.
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Des signatures qui s’enchaînent à Montpellier
C’est autour du zoo du Lunaret, zoo municipal de Montpellier, que la dynamique a été la plus visible.
La première signature est venue de Nathalie Oziol (La France Insoumise), ouvrant la voie à d’autres candidats. Dans les jours suivants, Jean-Louis Roumégas (Le Printemps Montpelliérain) et Max Muller (Révolution Permanente) ont à leur tour signé la charte, portant à trois le nombre d’engagements formels avant le premier tour.
Code Animal a également interpellé publiquement les autres candidats en lice — dont Michaël Delafosse (maire sortant) et Rémi Gaillard — pour les inviter à se prononcer.
Au-delà de Montpellier : Toulon et Fréjus également concernées
La mobilisation ne s’est pas limitée à Montpellier. Code Animal a contacté les candidats dans d’autres villes disposant d’un zoo municipal, notamment à Toulon (zoo du Mont Faron) et à Fréjus, adressant la charte à l’ensemble des têtes de liste de chaque commune.
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Pourquoi les élus municipaux sont-ils si importants pour la cause animale ?
On pense souvent que la protection des animaux se joue au niveau national ou européen — à travers les lois, les directives, les grandes décisions de politique publique. C’est vrai. Mais il existe un échelon trop souvent négligé, pourtant décisif au quotidien : le pouvoir local.
Les communes sont propriétaires des zoos
En France, une partie des zoos encore en activité sont des équipements publics municipaux, financés par les impôts locaux et placés sous l’autorité directe du maire et de son conseil. C’est donc bien à l’échelle communale que se décide leur avenir : maintien en l’état, rénovation, transformation ou fermeture. Aucune loi nationale ne peut imposer à une commune de garder un zoo ouvert — mais aucune ne l’y oblige non plus. La marge de manœuvre des élus locaux est réelle, et considérable.
Des budgets locaux engagés dans des pratiques obsolètes
Financer un zoo traditionnel, c’est choisir collectivement de maintenir des animaux sauvages en captivité, souvent dans des conditions inadaptées à leurs besoins. Ces établissements mobilisent des millions d’euros de fonds publics chaque année pour leur fonctionnement. Rediriger une partie de ces budgets vers des refuges éthiques est non seulement possible, mais défendable devant les contribuables — à condition que des élus aient la volonté politique de le faire.
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Les élus locaux, relais indispensables des politiques nationales
La loi de 2021 contre la maltraitance animale a interdit les animaux sauvages dans les cirques itinérants, avec une période de transition. Ces animaux (tigres, lions, zèbres, singes) ont besoin de structures d’accueil adaptées. Les refuges municipaux peuvent jouer ce rôle. De la même façon, quand des trafics d’animaux sauvages sont démantelés, les autorités ont besoin de solutions locales pour placer les animaux saisis. Un réseau de refuges municipaux, coordonné à l’échelle nationale, constituerait une réponse structurelle à ces enjeux.
Une évolution des mentalités que les élus peuvent accompagner ou freiner
La société française évolue rapidement sur ces questions. De plus en plus de citoyens, et notamment les jeunes générations, remettent en cause le principe même de la captivité des animaux sauvages à des fins de loisir. C’est le cas par exemple sur les réseaux sociaux où de plus en plus de voix questionnent l’utilité des zoos aujourd’hui. Les élus municipaux ont le pouvoir d’accompagner cette transition, d’en faire une fierté locale, plutôt que de s’accrocher à des modèles du passé.
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Un horizon plus large : pour une France sans captivité des animaux sauvages
Au-delà des échéances électorales, Code Animal entend travailler avec les nouveaux élus sur trois axes prioritaires :
- Mettre fin aux cirques et spectacles utilisant des animaux sauvages
- Transformer les zoos municipaux en refuges accueillant des animaux sauvés
- Stopper les ventes et marchés d’animaux sauvages
Le travail de plaidoyer continue. Les candidats qui ont signé la charte sont désormais des élus engagés, face auxquels nous serons présents pour les accompagner dans leurs promesses. Et pour tous les autres : le dialogue reste ouvert.
L’association appelle les citoyens à s’impliquer : contacter leurs élus, signaler les dérives, et relayer les actions de l’association.
Pour suivre les actions de Code Animal et soutenir la transformation du zoo en refuge : 🔗 facebook.com/association.code.animal #CodeAnimal #StopZoos #CirqueSansAnimaux #RefugeAnimalier #BienÊtreAnimal
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