Depuis plusieurs années, nous recevons des signalements de visiteurs et d’habitants de Toulon sur les conditions de détention des animaux du zoo du Mont Faron. L’association Aves France, à l’origine de la pétition sur Mes Opinions, s’est dessaisie du dossier en 2025 au profit de Code Animal. Depuis, nous y consacrons du temps et proposons une transition vers la fermeture du zoo et, lorsque c’est possible, la transformation d’enclos en refuge pour animaux saisis ou abandonnés.
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Le zoo du Mont Faron, aussi appelé la Fauverie, se trouve à Toulon, au sommet du Mont Faron (585 mètres d’altitude), qui domine la ville et le port. Il a été fondé en 1968 par Roger George De Souza et Etiennette Ribeiro De Souza, avec pour objectif initial de recueillir des animaux en détresse. Son positionnement reste ambigu, entre sanctuaire pour animaux en détresse et parc zoologique. Néanmoins, il est ouvert sous la réglementation d’un zoo.
Il appartient aujourd’hui à Jim Jacquet-De Souza, fils des fondateurs, qui en est le directeur. Le parc s’étend sur 1,5 hectare et présente surtout des félins, au sein d’une flore méditerranéenne. Il n’est membre ni de l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA), ni de l’AFdPZ.
Photo credit : Code animal
Les polémiques autour du zoo
Selon nos retours d’expérience et nos informations compilées depuis 2020.
Conditions de détention. Le zoo est critiqué pour des enclos jugés trop petits et vétustes, qui ne répondent pas toujours aux besoins des félins, ainsi que pour le manque d’enrichissement et d’espaces verts pour des espèces qui occupent de grands territoires à l’état sauvage.
Manque de transparence. Le zoo affirme être un refuge pour animaux sauvés de la maltraitance, mais sans toujours apporter de preuves détaillées sur l’origine de ses félins. Il lui est aussi reproché de ne pas moderniser ses infrastructures.
2025. L’élue toulonnaise Cécile Muschotti a dénoncé des enclos trop petits. Lors du conseil municipal du 31 janvier 2025, elle a demandé par question orale si la mairie avait diligenté un audit sur les conditions de vie des animaux, si des investissements de modernisation étaient prévus, et quelles réponses seraient apportées aux signataires de notre pétition.
Cessions controversées. Un puma très imprégné aurait été cédé à un particulier non titulaire du certificat de capacité, transaction finalement refusée par le préfet. Un ours brun aurait été transféré aux Poliakov, famille de montreurs d’ours. En mai 2021, Dany Bruneau et Alexandre (Sacha) Poliakov ont été jugés pour maltraitance sur leurs animaux ; condamnés, ils ont conservé leurs animaux (voir association AVES) Ces placements soulèvent la question de la responsabilité du zoo dans le sort réservé aux animaux qu’il cède.
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Photo credit : Code animal
Code animal s’est saisi du dossier et a eu des rendez-vous réguliers ces dernières années avec la mairie, la REDIF et la métropole afin de comprendre la situation et de pousser vers la fermeture du zoo. Nous savons que les solutions de replacement pour les grands fauves notamment, seraient compliquées. Nous avons donc poussé pour l’arrêt immédiat de la reproduction et un placement des animaux individualisé et anticipé.
La maire nous a indiqué, lors des rendez-vous, que, depuis 2021, la Ville a participé à plusieurs échanges avec les services de l’État, la REDIF et la direction du zoo pour construire un nouveau cadre d’évolution de l’activité. Les orientations annoncées sont :
- ne pas favoriser la reproduction d’espèces dites exotiques et évoluer, autant que possible, vers des espèces locales adaptées au climat méditerranéen ;
- agrandir les espaces dédiés aux animaux ;
- repenser l’aménagement intérieur des enclos et les cheminements pour garantir le bien-être animal.
Cependant et suite à nos enquêtes et des éléments envoyés par des lanceurs d’alerte, des naissances continuent à se produire dans le zoo et les travaux demandés n’ont pas été réalisés, à notre connaissance. Code animal demande donc purement et simplement la fermeture du site et le replacement des animaux dans des structures d’accueil adaptées, avec un calendrier en phase avec la réalité du terrain. Mais les démarches doivent être entamées dès maintenant.
Photo credit : Code animal
Une première étape décisive
La Ville de Toulon nous a annoncé en octobre 2026 qu’elle veut le départ des grands félins du zoo d’ici octobre 2027. La maire Josée Massi a donné douze mois au gestionnaire du parc pour organiser le départ des lions, des tigres et des panthères. Code Animal salue une avancée majeure et restera vigilante jusqu’au transfert du dernier animal.
Ce qui reste flou. Aucune liste des structures d’accueil ni calendrier précis des transferts n’a été rendue publique. La Ville envisage une ferme pédagogique (chèvres, ânes, cochons), dont les modalités ne sont pas fixées. Le sort des autres espèces n’est pas tranché, et le zoo ne ferme pas immédiatement : aucune date de fermeture définitive n’est confirmée.
Code animal reste mobilisée sur le dossier et se tient à la disposition de la mairie pour organiser le transfert des animaux. Nous continuons de demander la fermeture du site.
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Photo credit : Code animal
