Signer notre pétition pour interdire cette pratique !

Le public l’ignore souvent, mais derrière les discours sur la conservation des espèces se cache une pratique de gestion brutale : l’abattage d’animaux sains, aussi appelé « culling ». Sous prétexte de manque de place ou d’un patrimoine génétique jugé « non prioritaire », des zoos choisissent délibérément de mettre fin aux jours d’individus qui ne s’inscrivent plus dans leur « plan de collection ». Cette réalité, restée longtemps taboue en France, pose une question éthique fondamentale sur notre rapport à la vie sauvage captive.

Le concept du « Breed and Cull » (naître pour être éliminé) est sans doute l’un des aspects les plus cyniques de cette industrie. Selon leurs arguments, les parcs encouragent la reproduction naturelle des raisons de bien-être animal.

Cependant, l’engouement médiatique autour des naissances suggèrent que les nouveaux-nés sont un moteur économique puissant : ils attirent les visiteurs, boostent la billetterie et créent un attachement émotionnel fort avec le public. Pourtant, une fois que ces animaux grandissent et perdent leur attrait de « bébé », ou qu’ils risquent de saturer les enclos, ils deviennent un poids logistique. Plutôt que de financer des moyens de contraception coûteux ou de limiter les naissances, l’abattage est utilisé comme un simple outil de régulation de stock.

L’argument de la conservation, souvent mis en avant par les institutions zoologiques pour justifier ces actes, peine à convaincre face à la réalité du terrain. Les chiffres montrent qu’une infime minorité des animaux nés en captivité rejoint un jour leur habitat naturel. En réalité, le système tourne beaucoup en circuit fermé, où l’on sacrifie des individus au nom de la survie d’une lignée génétique qui ne quittera jamais les cages.

Pour Code Animal, cette gestion comptable de la vie animale est incompatible avec une véritable protection de la biodiversité.

Il est urgent d’exiger une transparence totale de la part des parcs zoologiques français. Nous demandons un recensement public des animaux tués pour des raisons de gestion et l’arrêt immédiat des reproductions non contrôlées. La priorité doit être donnée au bien-être de l’individu vivant ici et maintenant, et non à une stratégie marketing déguisée en mission scientifique.

Notre rapport complet détaille ces dérives et propose des alternatives pour transformer ces lieux en véritables havres de paix plutôt qu’en centres de production.

Une enquête qui brise l’omerta médiatique

Alors que le « culling » restait un secret bien gardé derrière les grilles des zoos, le travail de Code Animal a permis de porter ce sujet sur le devant de la scène. Voici ce qu’en disent les médias :

« Des animaux que l’on collectionne puis que l’on tue »BFM TV

« Lionceaux euthanasiés, babouins abattus : le tabou des mises à mort »Libération (Enquête)

« C’est de la cruauté : ces spécimens abattus sans raison »Le Point

« Des animaux mis à mort dans le plus grand secret des zoos français ? »20 Minutes

« Tigres, girafes… Les zoos euthanasient des animaux en bonne santé »Reporterre

Pourquoi cette médiatisation est une victoire ?

Pendant des années, les parcs zoologiques ont bénéficié d’une image de « sauveurs de la biodiversité » sans jamais avoir à rendre de comptes sur la gestion de leurs surplus. En faisant entrer ce débat chez BFM, Le Point ou Reporterre, nous transformons une question technique en un véritable débat de société.

Ce n’est plus seulement une alerte associative : c’est une réalité documentée que les citoyens découvrent et rejettent massivement. Cette pression médiatique est notre meilleur levier pour exiger des changements législatifs concrets et la fin de l’opacité.