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NAC ou Nouveaux Animaux de Compagnie

La situation des NAC en France ?







L’expression NAC désigne les animaux de compagnie non conventionnels (ex : serpents, crocodiles perroquets, mygales…). Elle est apparue dans les années 1980 et a été créée par le vétérinaire Michel Bellangeon qui a été surpris par l’augmentation du nombre de consultations pour ces animaux.

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Parmi ces NAC, on trouve :

Des reptiles (tortues, lézards, serpents, crocodiliens…), primates, aras, perroquets, cacatoes, perruches et divers amphibiens…

Cette expression peut paraître mal adaptée puisque certaines espèces qui rentrent dans cette catégorie, comme les serpents ou lézards, sont loin d’être des animaux DE COMPAGNIE… La plupart sont des animaux sauvages et peu sociables avec l’homme du fait de leur nature sauvage.

Pourquoi la détention des NAC est-elle à éviter ?

Le nombre de NAC est en constante augmentation dans le monde. De nombreuses espèces allant des grands félins, primates, reptiles aux oiseaux sont communément maintenues dans des foyers pour le simple plaisir de leurs propriétaires. Pour ne citer qu’un exemple parlant, il y a plus de tigres captifs aux Etats-Unis que de tigres à l’état sauvage dans le monde !

Ces animaux sont disponibles dans de nombreuses animaleries, chez les éleveurs mais aussi sur internet. Ils proviennent donc des élevages, des zoos et des cirques (du fait d’une reproduction incontrôlée) mais aussi peuvent être capturés à l’état sauvage. Derrière le commerce légal de ces espèces se développe également un marché noir florissant…

Qu’il s’agisse d’animaux élevés en captivité ou capturés dans la nature, ce sont des ANIMAUX SAUVAGES !! Leurs besoins sont ceux qu’ils auraient eu à l’état sauvagel et cela rend la captivité extrêmement compliquée.

Pourquoi nous déconseillons la possession de NAC :

Les NAC font partie d’une mode dont les conséquences sont difficiles à gérer. La multiplication de ces animaux en animalerie rend normale la possession d’animaux sauvages. Cette appropriation de la nature et la marchandisation du vivant devient ainsi une banalité. De plus, la dangerosité de ces animaux éloignés de leur environnement naturel, pour l’homme, la faune et l’écosystème local est souvent sous-estimée. Ces animaux peuvent sembler «mignons » quand ils sont jeunes, mais ils peuvent devenir destructeurs, imprévisibles et physiquement dangereux ou porteurs de maladies.


Posséder un NAC, c’est emprisonner un animal en le privant de toute liberté et de son environnement naturel pour un simple divertissement.

Problèmes du point de vue éthique

Les animaux sauvages, même ceux provenant d’élevages et n’ayant jamais vécu à l’état sauvage, ne sont pas des animaux domestiqués. Notons que seule l’espèce humaine prive de liberté et s’approprie d’autres espèces de cette façon.

Maintenir un animal sauvage chez soi revient à le maintenir en captivité. Littéralement, il s’agit d’un animal qui a été fait prisonnier et qui est soumis à une contrainte, l’inverse de cette situation étant la liberté.

En ce qui concerne les NAC d’élevages, certains diront qu’ils ont été élevés pour un tel commerce et que sans les potentiels acheteurs de NAC, ils n’existeraient pas. Mais leur origine ne change en rien leurs sentiments et leurs besoins.

Pourquoi privons nous de liberté ces NAC ?

Certes, certains sont passionnés par leurs NAC et font tout leur possible pour leur fournir les meilleures conditions de vie, mais cette attitude n’en est pas moins égoïste et anthropocentrique puisque l’animal sert avant tout à leur propre divertissement.

Par ce biais, l’animal devient dépendant de l’homme. Par exemple, un animal privé de sa mère dès le plus jeune âge n’aura pas appris à chasser ou à voler… Il ne pourra donc pas ou difficilement être relâché et survivre dans la nature.

Par ailleurs, de nombreux abandons surviennent. L’animal passe un certain nombre d’années en captivité, puis devient encombrant, incontrôlable ou tout simplement le propriétaire s’en lasse. Il est ainsi abandonné sans pouvoir la plupart du temps subvenir à ses besoins car il n’a pas eu l’occasion d’apprendre. Cela revient à les considérer comme des jouets que l’on vend dans des petites boîtes que l’on jette après usage.

De plus, l’homme joue à l’apprenti-sorcier et s’approprie le vivant en créant des hybrides qui n’existent pas à l’état sauvage !

La Fontaine ne nous en voudrait sans doute pas si nous relisions cette fable, dont on pense généralement qu’elle interroge la liberté des hommes, en nous demandant quelle serait la volonté de nos NAC s’ils avaient le choix :

Le Loup et le Chien

Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
" Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
" Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

Les Fables, Livre I
La Fontaine