Les parcs zoologiques en question...

Pour nous "divertir", les millions d'animaux sauvages, dont certains en voie de disparition, passent leur vie sous le contrôle de l'homme. L'alibi pour de tels agissements: la conservation et la pédagogie. Les parcs zoologiques justifient une exploitation qui pourtant se doit d'être questionnée, tant sur la forme, que sur le fond...

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Guide d'instructions pour la détention et le dressage d'animaux sauvages dans les cirques



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"Derrières les paillettes, le stress..."
Un rapport de Code animal sur la condition et le dressage des animaux dans les cirques.



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La détention des animaux dans les zoos

Qu'est ce qu'un zoo ?

Rapellons qu'un zoo (jardin zoologique) est avant tout un endroit dans lequel sont enfermés des animaux, exotiques en majorité, dans un but mercantile et de divertissement. Le zoo dans sa forme moderne (à l'instar des cirques) est un vestige de l'époque coloniale. Notons que seule l'espèce humaine enferme de la sorte toutes les autres espèces.
Face à la critique, les zoos ont tenté de donner une image plus positive. Aussi, la dénomination de ces établissements a évolué en "parc zoologique", "safari parc" ou "parc de vision". L'idée de parc renvoyant à une image de grands espaces.
Associés à cette nouvelle dénomination, les zoos ont tenté, avec succès semble t-il, de transformer la réalité : passant d'un établissement détenant des animaux captifs à des fins mercantiles à un établissement oeuvrant pour la sauvegarde des espèces et ayant un rôle culturel et pédagogique (voir section : rôle des zoos >>) Si pour nombre de personnes, ce rôle semble être désormais une évidence, tant la propagande a été efficace, il semblerait néanmoins que la réalité soit tout autre.

Qu'en est-il de la détention des animaux ?

Il est indéniable que la majorité des zoos ont évolué. Mais cette évolution reste partielle et ne saurait faire oublier la raison d'être de ces établissements : enfermer des animaux, loin de leur biotope d'origine afin de divertir la foule et de gagner de l'argent. Les zoos drainant 500 à 600 millions de visiteurs / par an dans le monde.
L'existence même des zoos humains a été remise en cause au début du XXème siècle, non quant aux conditions d'hébergement des Inuits, des Cingalais ou Malais, mais sur les bases d'une critique du bien fondé d'une telle détention. Cette critique semble perdre de sa validité dès lors qu'elle s'applique à une autre espèce que la nôtre.
La grande évolution des zoos réside dans l'image qu'elle donne. Aussi, l'impression de liberté est plus importante aujourd'hui pour les visiteurs que pour les animaux eux-mêmes. Les fosses et cages ont laissé place aux îles, aux plexiglas, aux plantes en plastique.... Toute une mise en scène est crée et régulièrement modifiée afin de donner l'impression de liberté, en réponse avec les attentes du public. Cette mise en scène sert le public payeur et non les animaux devenus objets.
Pour autant la détention est-elle aujourd'hui devenue un non-problème pour les animaux captifs ?

Pathologie des animaux dans les zoos:
> La santé menacée des éléphants captifs pour cause de dépression

Dérive génétique :
Du fait d'une absence de compétition sélective, alimentaire, sexuelle ou territoriale (l'absence de prédateurs qui éliminent les individus les plus faibles par exemple) maintenant le caractère de l'espèce, il s'effectue une dérive génétique. Cette dérive ne modifie pas le code génétique, mais rend les espèces captives inaptes à s'adapter à leur écosystème premier.
A cela , s'ajoute un problème de consanguinité, malgré les tentatives d'échange entre zoos.

Comportements pathologiques des animaux:

Ces comportements déviants sont la conséquence d'une incapacité pour l'animal d'exécuter une fonction habituelle. Les stéréotypies sont un comportement de substitution.
Ainsi, on peut observer dans nombres de zoos, des ours, félins, loups ou éléphants répétant constamment "à vide" le même comportement : balancement, aller et retour...

Mortalité et espérance de vie des animaux:
En moyenne la longévité des animaux n'a pas évolué au fil de l'évolution des zoos.
80% des animaux meurent avant leur première année, car ils ne s'adaptent pas, les 20% restant s'adaptent et arrivent à vivre plus longtemps. Selon l'International Year Book, 17% du stock total des animaux meurent chaque année dans les zoos.
Ne confondons pas reproduction et naissance. La reproduction implique une natalité qui doit l'emporter sur la mortalité et une croissance de nouveaux individus jusqu'à l'âge de se reproduire. Ce n'est pas le cas pour la majorité des espèces captives.

Des études qui le prouvent:
"Ros Clubb et Georgia Mason ont, espèce par espèce, scientifiquement étudié le lien entre ce besoin naturel d'espace et le taux de mortalité infantile affectant les animaux captifs. Ainsi l'ours grizzly, qui comme le renard, se contente de territoires relativement restreints, s'en sort assez bien. En revanche, avec l'éléphant d'Asie, le guépard et surtout l'ours polaire, le confinement en zoo tourne à la cata. L'ours polaire, par exemple, a "besoin" de 60 kilomètres carrés, un million de fois ce qui lui est généralement alloué en captivité. Résultat : une mortalité infantile de 65 %".
(Le nouvel observateur 9-15 / 10/2003)