Cette « bibliothèque animale »  propose de nombreux livres et ouvrages (CD, vidéo, rapport …) sur l’animal afin de permettre à chacun d’y puiser matière à réflexion. Elle se veut un outil utile pour ceux qui cherchent à se faire une opinion, à confronter leurs idées et peut-être à sortir d’une pensée unique.

Nous avons classé les ouvrages dans une catégorie, mais nombres de livres pourraient être aussi classés dans une autre.

Nous n’avons pas mis de liens vers des sites ou librairie, afin de ne pas privilégier de vendeurs. Certains ouvrages ne sont plus disponibles à la vente mais peuvent être trouvé dans des bibliothèques.

Ouvrages sur la condition de l’animal dans notre société

«Dictionnaire passionnée des animaux »
Allain Bougrain Dubourg – Ed. Delachaux et niestlé – mars 2013

Sous forme d’Abécédaire, Allain Bougrain Dubourg nous raconte une vie de passion consacrée aux animaux.
Tour à tour spectateur émerveillé de la nature et farouche acteur de sa protection, il s’est frayé un parcours hors du commun qui donne tout son sens à l’idée selon laquelle on ne protège bien que ce que l’on connaît bien. Du manchot, en Antarctique, qui tente de lui voler son feutre, aux chiens, en Normandie, dressés pour aider les handicapés, en passant par le jeune rhinocéros qu’il nourrit au biberon, chaque rencontre est source de compréhension, de compassion et d’émotion.
De chaque aventure avec les hommes et les animaux, Allain Bougrain Dubourg tire une leçon philosophique qui nous rappelle que nous sommes partie intégrante de la nature.

Célèbre défenseur de la cause animale au travers de ses fonctions de journaliste, de producteur et de président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), Allain Bougrain Dubourg anime, avec la philosophe Élisabeth de Fontenay, l’émission de radio « Vivre avec les bêtes » sur France Inter.

«Respecter les animaux à petit pas »
Florence Pinaud et Anne Lise Combeaud – Acte Sud Junior – février 2013

L’homme préhistorique cherchait à se protéger des animaux, à survivre parmi eux. Au fil des siècles, il a pris le pouvoir sur l’ensemble du monde animal, domestiquant certaines espèces et en détruisant d’autres. Pourtant les animaux ont des droits. Cette récente prise de conscience est en passe de modifier profondément les rapports entre l’humain et l’animal. Les éthologues, qui étudient les moeurs animales, ont montré que les animaux sont sensibles à la douleur, communiquent, sont capables de mentir, de rire, d’établir des stratégies…
Malgré ces avancées, les abus envers les animaux restent fréquents : conditions d’élevage souvent cruelles, expériences menées par des laboratoires sur des animaux cobayes, nombreuses menaces sur les espèces ou actes de maltraitance envers les animaux de compagnie… Sous la pression des associations et de certaines stars, les gouvernements commencent à prendre des mesures de protection, mais il reste beaucoup à faire !

«Les animaux sont-ils bêtes ? »
Alain Leygonie, Edition Klincksieck, janvier 2011

Il y a un mystère animal dont le moindre mérite n’est pas de résister à la pensée : s’agissant de la question animale, le propos des philosophes, aussi grands soient-ils, est en général affligeant. Devant la bête silencieuse, profonde, énigma-tique, le discours philosophique (et même scienti-fique), enlisé dans l’humain, se déprécie et se mord la queue : on croit parler de l’animal, c’est encore et toujours de l’homme qu’il s’agit. Chassez l’humain, il revient au galop…
Rétablir l’animal dans sa dignité ontologique, s’étonner du mépris dans lequel il est tenu au nom de l’Intelligence, dénoncer la bêtise des opinions communes engraissées à la Raison, chasser la honte des origines, telle est l’ambition de cet essai qui combine la réflexion, l’anecdote et le récit métaphorique, pour tenter de rompre le douloureux « silence des bêtes »

«Dictionnaire horrifiée de la souffrance animale »
Alexandrine Civard-Racinais, Edition Fayard, 2010

« L’enfer n’existe pas pour les animaux, ils y sont déjà… » Cette sentence de Victor Hugo ne s’est malheureusement pas démentie en un siècle. De la poule de batterie assignée à résidence sur la surface d’une feuille A4 au sacrifice des animaux de laboratoire, en passant par la fouille manuelle des truies pendant leur mise bas, Alexandrine Civard-Racinais propose une recension de la plupart des violences infligées aux bêtes à poil, à plumes et à écailles pour les besoins de notre alimentation, de notre confort ou de nos loisirs.
Loin d’être anecdotiques, les situations parfois ubuesques présentées ici sont le reflet des choix de notre société. Ce Dictionnaire horrifié se soucie donc, aussi, de nourrir une réflexion citoyenne. Ceux qui souhaitent se comporter en consommateurs informés sauront désormais à quoi s’en tenir. Ceux qui aiment à se cacher derrière leur petit doigt continueront à feindre d’ignorer que la cruauté à l’égard des animaux peut nous accoutumer à la cruauté envers les hommes.

«Le scandale de l’animal business »
Caroline Lanty – Editions du Rocher, 2009

Le regard attendrissant des chiots et chatons parqués dans les vitrines d’animaleries cache souvent une réalité sordide. Celle d’un trafic d’animaux cruel mais très lucratif.
Ce commerce échappe à tout contrôle douanier, sanitaire ou économique et alimente une demande croissante, irresponsable, d’animaux de compagnie devenus animaux objets. Sait-on que ce trafic, de chats et de chiens principalement, est souvent organisé par des filières mafieuses d’Europe de l’Est ? Mais pas seulement… De nombreux élevages en France le pratiquent également. A-t-on idée des sommes que génère ce marché et dans quelles conditions ces animaux marchandises sont élevés, transportés et vendus ?
Face à la passivité des pouvoirs publics, la SPA a dû prendre les devants et créer une cellule de choc, la Cellule anti-trafic, destinée à lutter en France et en Europe contre les trafiquants d’animaux. Mais elle a besoin d’un soutien juridique et pénal, aujourd’hui inefficace, voire inexistant, pour convaincre gendarmes, policiers, et surtout le ministère de l’Agriculture et la Direction des services vétérinaires de la nécessité d’agir.
Ce livre fait la lumière sur des pratiques intolérables passées sous silence. Il dénonce également l’ineptie des lois sur les chiens dits dangereux et montre toute l’urgence de mesures protectrices des animaux, paradoxalement menacés par l’amour que nous leur portons.

Caroline Lanty, 28 ans, avocat au Barreau de Paris, a été présidente nationale de la Société protectrice des animaux de 2006 à 2008. Elle souhaite aujourd’hui sensibiliser et interpeller l’opinion publique pour dénoncer le commerce des animaux de compagnie, trop souvent relégué au rang de l’anecdote et du fait divers.

«Sales bêtes ? Respectons-les… »
Allain Bougrain Dubourg – Arthaud – 2008

Trafics de chiots, braconnage qui se pérennise, poules confinées dans des batteries, abeilles menacées par des produits chimiques… jusqu’à quand les animaux paieront-ils un aussi lourd tribut à nos exigences de production et à nos habitudes de prédateurs ? À la demande du président de la République, le ministère de l’Agriculture a engagé un travail de réflexion sur la protection animale. Cette initiative, baptisée « Rencontres animal et société », a fait renaître l’espoir de voir nos « voisins de planète » enfin respectés. Dans cette remarquable enquête, Allain Bougrain Dubourg fait le bilan des avancées et des échecs de la cause animale. Les actions entreprises sont d’importance : enquêtes multiples, procès engagés par les associations de protection animale, soins à la faune sauvage en détresse, opérations commando ou encore demande de modification du Code civil… Mais les résultats sont-ils à la hauteur des espérances ?

«Animaux esclaves »
Marie-Pierre Hage – Ed. Lucien Souny – 2008

Au bonheur des bêtes…Tel pourrait être le titre, ironique il va sans dire, de ce vibrant plaidoyer. Logés, nourris, parfois même déguisés, les animaux esclaves ont perdu ce qu’ils avaient de plus cher, leur liberté. Qu’ils soient animaux domestiques, pensionnaires de zoos, de refuges, artistes de cirque, ils n’ont qu’en apparence la vie belle.
Au service des hommes, ils sont pour eux une source de revenus, de divertissement ou de nourriture.
Avec une rare sensibilité, Marie-Pierre Hage explore le drame de leur condition à travers l’Histoire. Depuis le premier loup domestique, apprivoisé il y a 14 000 ans, jusqu’aux animaux de ferme en passant par les nouveaux animaux de compagnie (NAC), elle nous rappelle que tous ces êtres vivants ont une sensibilité et des états d’âme. Elle lance ici un bouleversant cri d’alarme et nous propose de consommer et de vivre autrement, dans le respect de la biodiversité et de la nature vritablement sauvage.

«La condition animale, plaidoyer pour un statut de l’animal »
Laurianne D’Este – Le Sang de la Terre – 2006

Ce livre se veut une défense de l’animal par rapport à son actuel statut hérité du code Napoléon (1804). Malgré les conquêtes sur le plan législatif et juridique de ces dernières années, jamais la condition animale n’a été aussi malmenée : transport, trafic, maltraitance, expérimentation et industrialisation de l’animal… L’animal est réifié, nié alors que le traité d’Amsterdam le reconnaît comme « être sensible ». Cette contradiction même rend la loi le plus souvent inapplicable en matière de justice. Notre propos a été de démontrer que l’anthropocentrisme et l’anthropomorphisme ont, pendant des siècles, présidé au destin de l’animal, que le rationalisme du XVIIe siècle a imposé avec Descartes l’animal-machine qui a permis tous les crimes commis à l’encontre de la vie animale, notamment l’expérimentation animale et certaines traditions d’une cruauté injustifiable.
Les recherches récentes de l’éthologie lui ont enfin restitué sa vraie place. Différent de l’homme, s’il ne possède pas le langage – organe social de communication – il possède ses codes qui sont aussi un langage comportemental dans un monde qui s’appréhende. C’est au nom de cette différence qu’un véritable statut de l’animal s’impose aujourd’hui, parce qu’il est notre semblable dans la chaîne de l’évolution ; autre et semblable, il peut nous réconcilier avec le sens du sacré que nous avons perdu car le langage ne résout pas tout, pas plus que le système juridico-social dans lequel nous vivons, créé pour les hommes, pour une société d’hommes. Aussi est-il peu lucide de tenter de lui appliquer notre système sociétal et d’évoquer la « personne animale ». Il nous faut inventer autre chose. Nous proposons quelques pistes. À l’heure où la biodiversité est en péril et où nous perdons de plus en plus nos liens avec la nature, l’animal nous rappelle nos origines. Il participe aussi de la vie et à ce titre est respectable. L’humanité ne peut que se grandir en reconnaissant des devoirs envers ce compagnon de l’évolution dont Darwin a fait un frère. Cet ouvrage fait aussi le point juridique sur la condition animale et sur les propositions de révision du code civil proposées par le rapport Antoine.

«Et l’homme créa l’animal »
Eric Baratay – Odile Jacob – 2003

Il y a eu la vache  » folle  » tremblante et flageolante.
Et les gigantesques tas de carcasses, embrasés pour éradiquer la fièvre aphteuse. Il y a désormais les bêtes clonées, bientôt produites à la chaîne comme des boîtes de conserve. Ces faits ont frappé l’opinion. Par leurs conséquences humaines, mais aussi parce qu’ils révèlent combien les animaux sont devenus dépendants des hommes. Comment en est-on arrivé là ? Comment est-on passé de la domestication des premières espèces sauvages au dressage des pitt-bulls, devenus les meilleurs amis des délinquants pour attaquer ou combattre ? Que faut-il faire des ours des Pyrénées, des loups des Alpes, des palombes du Sud-Ouest pour lesquels s’affrontent chasseurs et écologistes ? Bref, faut-il avoir peur de cette mainmise croissante de l’homme sur l’animal ?

«Un vétérinaire en colère, essai sur la condition animale »
Charles Danten – Vlb- 1999

En Amérique du Nord et en Europe, nous sommes de plus en plus nombreux à partager notre quotidien avec un animal de compagnie. En France, par exemple, 36 % des foyers possèdent un chien, ce qui représente près de 10 millions d’animaux. Toutefois, bien peu savent que ce phénomène a engendré un commerce très lucratif qui fait son profit de nos bonnes intentions. En effet, compagnies pharmaceutiques, fabricants d’aliments, élevages industriels, cliniques vétérinaires et d’autres sont au coeur d’une exploitation subtilement perverse. Un vétérinaire ose lever le voile sur les réalités gênantes qui se cachent derrière notre amour des bêtes. Cet essai constitue un véritable dossier noir des rapports que notre civilisation entretient avec les animaux.

«Si les lions pouvaient parler, essais sur la condition animale »
Sous la direction de Boris Cyrulnik – Qarto Gallimard – 1998

La nature des relations que l’Homme entretient avec l’Animal obéit à une loi inexorable : nul ne saurait aborder le monde des animaux sans y projeter son propre univers mental, soucieux, par là, de marquer strictement la frontière entre humanité et animalité.
Comment représenter le monde dans lequel vivent les animaux, quand il nous est très largement inconnu ? Pour en rendre compte, nous l’avons cerné en multipliant les approches et en mettant à profit toutes les compétences. Le vétérinaire, le mathématicien, le neurobiologiste, le psychanalyste, l’éthologue, l’historien, l’archéologue, l’anthropologue, le philosophe et le psychiatre apportent chacun leur contribution à l’édifice.
Le choix des auteurs et l’organisation des textes répondent à cette volonté d’interdisciplinarité, soit par des contributions originales qui donnent le dernier état du savoir, soit par des extraits empruntés à de multiples sources d’Aristote à Zola, de Darwin à Lévi-Strauss, de Freud à Jean-Paul II, de Genet à Yourcenar…

«Protection de l’animal »
Florence Burgat – Que sais-je ? PUF – 1997

L’essor actuel de la protection animale s’inscrit, socialement et politiquement, dans le cadre des mouvements de protection des « groupes vulnérables », selon l’expression de l’Unesco, ainsi que dans le cadre des perspectives écologiques au sens large. Si le caractère fondamentalement disponible de l’animal, et l’absence de toute dimension transgressive de sa mise à mort sont patentes dans les pratiques, elles ne vont pas de soi pour l’éthique…

«Défense des animaux, l’exemple de Fernad Méry, vétérinaire humaniste »
Francis Lescure – ouest Editions – 1995

Fernand Méry, initiateur du combat qui donnera à la protection animale une base juridique efficace, fut, sa vie durant, animé par deux passions : soulager l’animal qui souffre, et valoriser une profession qu’il jugeait sous-estimée.
Clinicien habile, orateur né, conférencier disert, organisateur efficace, homme de communication, Méry joua sur tous les registres pour défendre «ses amies les bêtes». Journaliste et écrivain, il usa fort habilement des medias, et de ses relations, pour promouvoir son action.
Francis Lescure retrace le parcours victorieux de ce vétérinaire humaniste. À travers le récit des espoirs, des difficultés, et des succès qui ont jalonné l’itinéraire de Fernand Méry, l’auteur rend hommage à celui qui, s’agissant des animaux, avait pour devise: «Les connaître pour les comprendre, les comprendre pour les aimer, les aimer pour les défendre.»

«Coups de sang »
Cavanna – Ed.Pierre Belfond – 1991 – Réédition Ed. J’ai Lu

Coups de sang, coups de rage, coups de gueule. Tout ce que Cavanna ne peut extérioriser depuis que n’existe plus Charlie-Hebdo l’étouffé et le fait bouillir. Il fallait que ça sorte, et voilà, cela donne Coups de sang. Ses grands thèmes d’indignation : la corrida, la chasse, la vivisection, la pollution, la publicité envahissante, le sport-magouille, la réussite par le fric, les fausses sciences. C’est un réquisitoire enragé et documenté sur une humanité moutonnière qui court égoistement, stupidement, à sa perte.

«Des hommes et des bêtes »
Revue Terrain – 1988

De la création d’une race chevaline à l’alimentation carnée, en passant par les combats de coq ou les « mémères à chats » du Père-Lachaise, sont ici réunies une série d’analyses sur l’importance et la signification de pratiques liées au monde animal, en milieu rural comme en milieu urbain.

«Et Dieu créa les animaux »
Allain Bougrain-Dubourg et Marcel Clébant – Robert Laffont – 1986

« Que serait l’homme sans l’animal ? Un handicapé qui n’aurait probablement pas survécu longtemps sur notre planète – les multiples histoires qui ponctuent cet ouvrage en font la démonstration », écrit Brigitte Bardot dès les premières lignes de sa préface à ce livre. C’est une longue, belle et parfois cruelle histoire qui unit l’homme et l’animal. Cette histoire, Allain Bougrain-Dubourg et Marcel Clébant ont entrepris de nous la raconter, en remontant à nos origines. C’est toute la condition -enfer ou paradis- des animaux qui est ici évoquée, illustrée par mille récits insolites, tendres ou brutaux, qui nous montrent ce que nous autres hommes avons fait, au cours des siècles de « nos amis les bêtes »…

« L’énergie de mon combat, c’est la Révolte ! J’aurais préféré l’Espoir ! L’ouvrage d’Allain Bougrain-Dubourg et de Marcel Clébant contribuera à montrer le chemin qui reste à parcourir. » Brigitte Bardot

«L’enfer des animaux »
Gilbert Picard, préface de Brigitte Bardot – Ed.le caroussel – 1986

Un milliard d’animaux sont tués en France chaque année.
Le Français prédateur ? Eh oui… Il égorge 860 millions de bêtes pour se nourrir. Il tire 60 millions de lapins et autre gibier. Il sacrifie 7 millions de chiens, singes, etc. pour les expérience de laboratoires.
Si on ne freine pas ce massacre aberrant, c’est tout l’équilibre de la vie qui sera compromis.
Etrange paradoxe ! Les Français par ailleurs dépensent 30 milliards de francs pour leur animaux domestiques !
Après l’enfer des secte, et la France envoûtée, Gilbert Picard s’attaque cette fois à un phénomène de société plus proche de nous encore. Et sans doute plus crucial.
Sans aucune sensiblerie mais sans complaisance, il nous entraîne dans l’enfer des animaux. Un livre document et un grand reportagesur les abattoirs, les laboratoires où l’on pratique la vivisection, les élevages concentrationnaires en batteries.
Il nous fait découvrir les agissements des trafiquants d’animaux. Il nous dévoile les coulisses des corridas, des cirques, des zoos, et même des réserves dites naturelles. C’est aussi un plaidoyer pour nos amis les bêtes.
Comme le dit l’auteur : « Les animaux n’ont que leur regard pour se faire comprendre. Cessons de détourner les yeux… »

«Les bêtes aussi ont le droit de vivre »
Pierre Ferran – Edition France -Empire – 1977

Aujourd’hui les bêtes vivent et meurent de plus en plus mal : une alimentation qui les force, des logements qui les martyrisent, les élevages en batterie pour les veaux, les porcs, la volaille, la clôture électrique, le barbelé…

Passionné, vibrant, persuasif, Peirre Ferran, s’est toujours battu contre ceux qui exploitent les bêtes sans les aimer. Il s’est fait le défenseur intransigeant des bêtes d’abattoir, des bêtes à fourrure, des animaux de cirque, etc. Parce que, pour lui, Les bêtes aussi ont le droit de vivre, de vivre et de mourir normalement.

Ouvrages sur le rapport homme-animal

« Des animaux et des bêtes »
Bebb, Ed. les points sur les i, bande dessinée – mars 2013

« Ils m’ont attaché à un arbre et ils sont partis ! Ils ne reviennent pas et ça m’inquiète beaucoup, c’est ma famille ! Ils leur est arrivé quelque chose, c’est O-BLI-GE !! Alors je me suis détaché et je suis parti à leur recherche, à leur secours ! Mais j’ai rencontré d’autres humains qui m’ont mis en cage, qui me font faire des choses que je ne comprends pas ! Puis j’ai rencontré toutes sortes d’animaux qui eux aussi ont rencontré des hommes qui leur font faire des choses qui n’ont aucun sens, qui font mal, qui nous rendent triste et malheureux. Ma famille me manque, eux étaient gentil, ils me nourrissaient, me donnaient de la tendresse et jouaient avec moi ! Où sont-il ? Le manque de respect, la cruauté dont nous faisons preuve envers ces animaux à qui nous devons tout m’a toujours révolté. La bd humoristique est un moyen beaucoup plus « doux » pour informer les gens sur ce que subissent les animaux par rapport aux vidéos ou photos terribles qui peuvent en rebuter bon nombre car certain d’entre nous, les humains, sont des êtres sensibles. Commander >>

« Le point de vue de l’animal, une autre version de l’histoire »
Éric Baratay – Ed. Le seuil – 2012

L’histoire, celle bâtie par les hommes, est toujours racontée comme une aventure qui ne concerne qu’eux. Pourtant, les animaux ont participé et participent encore abondamment à de grands événements ou à de lents phénomènes. Leurs manières de vivre, de sentir, de réagir ne sont jamais étudiées pour elles-mêmes, comme s’il n’y avait d’histoire intéressante que celle de l’homme. Comme s’il existait en nous une difficulté à s’intéresser aux vivants que nous enrôlons, mais que nous traitons comme des objets, indignes de participer à la marche de l’histoire. L’histoire vécue par les animaux est néanmoins, elle aussi, épique, contrastée, souvent violente, parfois apaisée, quelquefois comique. Elle est faite de chair et de sang, de sensations et d’émotions, de douleur et de plaisir, de violences subies et de connivences partagées. Elle n’est pas sans répercussion sur la vie des hommes, à tel point que ce sont leurs interactions, leurs destins croisés qu’il faut désormais prendre en compte. Elle est donc loin d’être anecdotique et secondaire. Il faut se défaire d’une vision anthropocentrée pour adopter le point de vue de l’animal, et fournir ainsi une autre vision de l’histoire, qui ne manquera pas d’intéresser notre monde inquiet de la condition faite aux animaux.

« Enfants et animaux des liens en partage »
Karine Lou Matignon – Ed. de la Martinière – Septembre 2012

Sauvage ou domestiqué, quelles que soient les espèces, les époques et les cultures, l’animal a toujours tenu une place importante dans la vie des enfants. Ce sont ces liens qu’explore l’ouvrage Enfants et animaux. Karine Lou Matignon se penche ici sur le rôle et la place que tient l’animal auprès de l’enfant à chaque étape de sa vie et de son développement individuel et social.
Cet ouvrage très documenté et abondamment illustré s’appuie sur des témoignages d’écrivains, de scientifiques, de pédopsychiatres et d’éthologues reconnus. Il étudie cet univers en montrant l’interdépendance, les dimensions psychologiques, sociologiques et ethnologiques de ces liens et confronte ces différents points de vue. Au-delà de la relation de complicité qui peut se nouer entre l’enfant et l’animal, l’ouvrage analyse aussi comment les bêtes deviennent des moteurs dans l’éducation et l’apprentissage, comment ils peuplent l’imaginaire et quelle est leur place dans différentes civilisations. D’autres aspects de ces rapports fascinants sont également abordés comme le rôle de l’animal à l’hôpital ou dans la résolution de traumatismes. Autant d’exemples riches et variés qui donnent une vision large d’un univers encore méconnu et font de cet ouvrage un repère important.

« La cause animale 1820-1980 essai de sociologie historique »
Christophe Traïni – ed. PUF – février 2011

Histoire sociale des mouvements de protection animale, en France et en Grande-Bretagne. Analyse les sources théoriques de la défense de la cause animale, les justifications du recours à la violence, la dimension religieuse et sociale des engagements militants, etc.

« L’homme, l’animal et la machine »
Georges Chapouthier et Frédéric Kaplan, CNRS Edition, février 2011

Les animaux ont-ils une conscience ? Les machines peuvent-elles se montrer intelligentes ? Chaque nouvelle découverte des biologistes, chaque progrès technologique nous invite à reconsidérer le propre de l’homme.
Ce livre, fruit de la collaboration entre Georges Chapouthier, biologiste et philosophe de la biologie, et Frédéric Kaplan, ingénieur spécialiste de l’intelligence artificielle et des interfaces homme-machine, fait le point sur les multiples manières dont les animaux et les machines peuvent être comparés aux êtres humains. Après un panorama synthétique des capacités des animaux et des machines à apprendre, développer une conscience, ressentir douleur ou émotion, construire une culture ou une morale, les auteurs détaillent ce qui nous lie à nos alter-egos biologiques ou artificiels : attachement, sexualité, droit, hybridation. Au-delà, ils explorent des traits qui semblent spécifiquement humains – l’imaginaire, l’âme ou le sens du temps – mais pour combien de temps encore…
Une exploration stimulante au coeur des mystères de la nature humaine, qui propose une redéfinition de l’homme dans son rapport à l’animal et à la machine.

« L’animal est l’avenir de l’homme »
Dominique Lestel, Edition Fayard, 2010

La vie partagée avec l’animal constitue un enjeu politique, philosophique et éthique majeur de notre temps. Pour Dominique Lestel, cette question métabolise quelques-unes des caractéristiques les plus pathologiques de la civilisation occidentale, qui s’expriment en particulier à travers la thèse de l’animal-machine ou le mépris dont font encore trop souvent l’objet les défenseurs des animaux.
Dans cet essai enlevé et engagé, l’auteur affirme au contraire que le souci des animaux fait partie intégrante de notre humanité. Il montre dans quelle mesure l’animal est pour nous un interlocuteur à part entière, et parfois un partenaire, auprès duquel nous avons contracté une dette infinie. Analysant notamment les problèmes posés par l’expérimentation animale – dont il révèle toute la complexité –, il plaide pour le développement d’une bioéthique de la réciprocité : si nous pouvons prendre beaucoup à l’animal, nous devons aussi lui donner beaucoup.
Ce livre de philosophie pratique est destiné à donner des munitions à tous ceux qui persistent à défendre la cause animale, mais aussi à tous ceux qui souhaitent penser l’humain au-delà de l’idée d’une barrière hygiénique qui le préserverait d’une contamination suspecte par les autres animaux.

« Humanité, animalités, quelles frontières ? »
Sous la direction de Jean-Claude Nouet et Georges Chapouthier – Connaissances et Savoirs – 2006

Rassemblées dans cet ouvrage, les contributions originales de vingt-et-un biologistes, médecins, vétérinaires, philosophes et juristes, montrent combien se sont estompées aujourd’hui les frontières scientifiques, philosophiques, juridiques, pathologiques, prétendument infranchissables, que le cartésianisme avait voulu voir ou ériger entre l’humanité et l’animalité.
La récente et rapide évolution des connaissances dans les diverses branches spécialisées des sciences biologiques et médicales, aboutit au constat qu’il n’existe finalement entre l’homme et les autres espèces animales que de simples différences de degré dans la présence de caractéristiques, de maladies, d’aptitudes comportementales ou de capacités mentales communes, ébauchées chez certaines espèces et plus développées chez d’autres.
L’ancienne notion de frontière cède la place à la notion de gradient. La question des frontières entre l’humanité et l’animalité se trouve ainsi reposée sous un angle complètement nouveau. Après les levées des barrières conceptuelles, scientifiques et philosophiques qui séparaient depuis des siècles l’homme des animaux, voici que s’entrouvrent à leur tour les barrières de l’Ethique et du Droit que l’on croyait définitivement fermées.
Le respect des animaux se lie au respect des hommes entre eux. Une nouvelle appréhension juridique de l’animalité est sur le point de naître. De vieilles certitudes vacillent. Ne sommes-nous pas finalement au seuil d’une importante (r) évolution dans l’histoire des rapports entre l’espèce humaine et les autres espèces animales ? Orientera-t-elle les choix à venir de la Société des hommes, devenue pleinement responsable non seulement de son propre devenir, heureux ou malheureux, mais aussi de celui de tous les autres animaux de la planète, de leur survie, de leur bien-être ou de leur mal-être, qu’ils soient sauvages ou domestiqués ?

« Et s’il n’y avait plus d’animaux »
Jean-Luc Renck – Editions de l’Hèbe – 2004

L’animal habite tous les mondes humains, depuis toujours, et il a engagé les hommes dans des relations innombrables, souvent contradictoires. Que ce soit en chair et en os ou sous forme de récits, de réprésentations, l’animal est omniprésent dans notre vie matérielle et spirituelle.
Alors pourquoi, fréquemment éprouvons-nous une gêne à admettre cette omniprésence comme un apport fondamental à notre humanité, pourquoi la minimisons-nous ? Et pourquoi déclassons-nous comme pathologies ou faiblesses bon nombre de rapport avec la bête ?

« Sans les animaux, le monde ne serait pas humain »
Karine Lou Matignon, préface de Boris Cyrulnik, Albin Michel, 2003

De notre ancêtre chasseur au scientifique d’aujourd’hui en passant par le chamane qui établit une relation magique avec le maître-esprit des animaux, communiquer avec les bêtes est un vieux rêve de l’humanité. Mais existe-t-il un langage commun à l’homme et à l’animal ? Dans quelle mesure le chant des oiseaux peut-il nous aider à mieux comprendre le monde ?
À travers leurs propres expériences, des chercheurs, des artistes, des aventuriers tentent dans cet ouvrage de redéfinir la place de l’homme dans le monde en franchissant ce fossé qui nous a séparés de l’animal. Ils nous invitent, avec l’auteur à découvrir les mille manières dont on peut « communiquer » avec les bêtes et nous montrent comment il est possible, grâce à leur enseignement, de mieux comprendre notre propre condition.
Et si le fait de retrouver cette sensibilité et cette curiosité d’enfant à l’égard de l’animal, loin de nous détourner de l’humain, nous en rapprochait ?

« Qu’est ce que l’humain ? »
Pascal Picq, Michel Serres, Jean-Didier Vincent – Le Pommier – 2003

Qu’est-ce que l’humain? ou comment deux savants assez philosophes et un philosophe assez savant reviennent sur la distinction classique entre nature et culture.
Notre tradition culturelle posait une barrière quasiment étanche entre l’animal et l’humain. Nous savons aujourd’hui que nous partageons avec nos cousins les plus récents l’immense majorité de notre matériel génétique. Alors qu’est-ce qui spécifie l’humain?
Trois réponses venues de trois disciplines: la neurobiologie, en un va et vient entre sciences cognitives et biologie du système nerveux, la paléoanthropologie, à la charnière de la théorie de l’évolution et de la préhistoire, et la philosophie.

« L’étrange existence de l’animal »
Pierre-Yves Bourdil – Le Relié – 2001

Nous ne saurions pas grand chose de l’animal si nous le mettions pas en scène. Comme nous, il vit, souffre, se reproduit et meurt, mais quand nous l’interrogeons, il ne répond pas. Alors nous l’étudions au microscope, nous le transformons en star de cinéma, en monstre de cirque, ou même en dieu résigné dont nous devenons l’esclave. À travers lui, c’est l’animal en nous que nous questionnons, d’où son étrange existence si liée à la nôtre. Il nous sert de norme gratifiante, d’alibi doux à caresser. Par contraste, il donne du sens à notre vie.

« Le troisième chimpanzé – essai sur l’évolution et l’avenir de l’animal humain »
Jared Diamond – Gallimard – 2000

La chose est désormais connue de tous : l’homme, partageant plus de 98 % de ses gènes avec le chimpanzé pygmée et le chimpanzé commun, représente, dans le monde animal, le troisième chimpanzé. On en mesure habituellement peu les implications. Le langage, l’art, la technique et l’agriculture – qui distinguent ce chimpanzé – sont le fruit d’une évolution non pas seulement anatomique, mais également comportementale : le cycle vital de l’homme se particularise par le faible nombre de petits par portée, les soins parentaux bien au-delà du sevrage, la vie en couple, l’espérance de vie, la ménopause.
Autant de traits qui soulèvent le problème de l’éventuelle présence de précurseurs dans le monde animal, et du stade auquel le troisième chimpanzé fit le saut quantique en matière de réussite évolutive, avec l’acquisition de l’aptitude au langage, il y a moins de cent mille ans.
Alors l’animal humain déploie tous ses traits particuliers – à commencer par son aptitude unique à détruire massivement son genre, et sa capacité à détruire les écosystèmes, à ruiner la base même de sa propre alimentation. Génocide et holocauste écologique posent désormais la question cruciale de l’extinction de l’espèce humaine, à l’instar de milliards d’autres espèces disparues au cours de l’histoire de l’évolution. Telle est l’ampleur de la perspective que Jared Diamond ouvre, avec une éblouissante culture scientifique, géographique et historique, dans cet ouvrage sans égal.

« L’Homme, le singe et l’oiseau »
Remy Chauvin – Odile Jacob -2000

Un chimpanzé à qui l’on demande de trier des photos représentant des hommes, des chimpanzés et d’autres animaux, fait deux piles, l’une pour les hommes et les singes, l’autre pour tous les autres animaux… Un perroquet comprenant qu’un homme veut apprendre des mots de sa langue à un autre perroquet, s’efforce de les prononcer lentement et distinctement pour aider le projet humain… Les anthropoïdes et les hommes évitent le contact visuel dans les situations d’agression et le recherchent quand ils se réconcilient… Les oiseaux offrent des fleurs aux oiselles qu’ils convoitent… Ce livre essaie de nous raconter où en est l’homme dans tout cela. Il est plus proche que prévu du singe mais également de l’oiseau grâce au langage articulé.

« La plus belle histoire des animaux »
Pascal Picq, Jean-Pierre Digard, Boris Cyrulnik, Karine Lou Matignon – Seuil – 2000

Que savons-nous vraiment des animaux Comment sont-ils apparus ? Pourquoi la nageoire, l’aile, la patte, et l’œuf, ce merveilleux produit de la sexualité ? Pourquoi certaines espèces se sont-elles laissé apprivoiser, domestiquer ? Que saisissent-ils du monde ? Pouvons-nous communiquer avec eux ? Comprendre leurs pensées ? Et pourquoi mangeons-nous les uns et aimons-nous les autres ? L’histoire des animaux, c’est aussi la nôtre : celle de nos rapports mouvementés avec la nature, avec notre passé. Insectes, poissons, oiseaux, mammifères et bien sûr chevaux, chats, chiens et autres familiers, ils défilent dans ce récit conté avec passion par trois des plus grands spécialistes. Une histoire de famille, en somme, dont ils révèlent les secrets.

« La politique du chimpanzé »
Frans de Waal, préface Desmond Morris – Le Rocher – 1995

Prise de pouvoir, luttes d’influence, bluff, intimidation, opportunisme, manipulation, règlements de compte…, il n’est rien, ou presque, de ce qui se trame dans les antichambres du pouvoir de l’univers humain qu’on ne puisse trouver en germe dans la vie sociale d’une colonie de chimpanzés. Telle est la révélation majeure de l’éthologiste hollandais.

« Histoire et Animal » (2 Vol.)
Collectif Presses de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse, 1989

En mai 1987 la communauté scientifique de Toulouse sous l’impulsion de l’Association « Homme, Animal et Société » présidée par la Professeur Alain Couret, entouré d’Alain Gallo, Frédéric Ogé, organisait une semaine de colloques sur des thèmes aussi divers que Biologie et Animal, Droit et Animal, Histoire et Animal.
Les principales communications présentées au cours de cette semaine « Homme, Animal et Société » sont rassemblées et présentées dans des volumes publiés par les Presses de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse.
Le Tome III « Histoire et Animal » publié en 1989 comprends 2 volumes : le premier s’intitule « Des Sociétés et des Animaux » et le second « Des Animaux et des Hommes ».

« La peur et les animaux, de la légende à la réalité »
Jean-Jacques Barloy – Balland – 1982

Depuis la préhistoire, l’homme règne sur toutes choses, dicte ses lois et décide de l’avenir du monde qu’il soit végétal ou animal.
Or, cet être tout puissant dont le cerveau contrôle les éléments les plus sophistiqués éprouve, trop souvent une peur démesurée au contact ou simplement à la vue d’espèces vivantes qu’il a cependant réduites à sa merci.
L’auteur ne s’intersse pas tellement ici aux animaux parfois dangereux (fauves, requins ou autres crocodiles) ni aux animaux familiers (cahts, cheins, vaches ou chevaux) dont la compagnie attendrit les uns terrorise les autres pour des raisons purement subjectives…

« Le singe nu »
Desmond Morris – Librairie Générale Française – 1976

Familiarisés comme nous le sommes maintenant avec l’idée que l’homme descend du singe, nous avons coutume de considérer ce parent comme un ancêtre très lointain distancé depuis belle lurette sur la route de l’évolution des espèces par la variété dite « Homo sapiens ». Le zoologiste Destriond Morris bouleverse allégrement cette notion rassurante pour notre vanité. Non, déclare-t-il, nous ne sommes pas une espèce nouvelle née du processus de l’évolution, nous sommes toujours des singes. Et il le démontre. Eliminant les sociétés primitives encore existantes comme étant « des ratés de l’évolution », il observe le singe nu moderne, arboricole sorti des forêts et devenu carnivore, sous l’angle de la sexualité, de l’éducation, de la combativité et de la recherche du confort (où il assimile hardiment la quête des peux chez les primates aux menus propos mondains dans un effet scientifico-contique irrésistible). Pour élaborer cette thèse originale, il lui a suffi d’étudier le comportement humain dans la même optique que celui des animaux – et en utilisant le même vocabulaire. Le résultat est extraordinaire de précision scientifique. de logique… et d’humour.

« Des bêtes et des hommes »
J. Allen Boone – Editions Dangles – 1973

Le monde a de plus en plus besoin d’hommes qui comprennent ce que la nature et les animaux en particulier, essaient de nous dire. Beaucoup de personne savent maintenant que les animaux connaissent perçoivent une foule de choses qui nous échappent parce que trop souvent, nous nous limitons – par esprit rationnaliste et par un fâcheux et fallacieux sentiment de supériorité – à notre seul intellect.
Anne de Noailles a dit que les bêtes sont de « fraternels et sages compagnons » mais elles ne seront pour nous de véritables amies que lorsque nous feront l’effort nécessaire pour les comprendre, les considérant comme des « intelligences » à part entière, balayant nos idées préconçues et étriquées et surtout notre concept de supériorité. Il faut que nous établissions le dialogue avec elles, en toute bonne foi, l’esprit ouvert et le coeur accueillant; alors seulement elles nous répondront et nous ferons faire d’étonnantes découvertes, comme le fit faire à l’auteur de ce livre, ce merveilleux chien-acteur d’Hollywood nommé « Coeur-Vaillant ».

« Traité des animaux »
Condillac – Vrin – (ed 2004) – 1755

 » Il serait peu curieux de savoir ce que sont les bêtes, si ce n’était pas un moyen de connaître mieux ce que nous sommes. C’est dans ce point de vue qu’il est permis de faire des conjectures sur un pareil sujet. S’il n’existait point d’animaux, dit Monsieur de Buffon, la nature de l’homme serait encore plus incompréhensible. Cependant, il ne faut pas s’imaginer qu’en nous comparant avec eux, nous puissions jamais comprendre la nature de notre être: nous n’en pouvons découvrir que les facultés, et la voie de comparaison peut être un artifice pour les soumettre à nos observations  » Condillac

Ouvrages de réflexion philosophique sur notre rapport à l’animal

« Les animaux aussi ont des droits »
Boris Cyrulnik, Elisabeth de Fontenay, Peter Singer – Ed. Seuil – mai 2013

Ils souffrent comme nous. Comme nous aussi, ils jouissent du bien-être. Mieux que nous parfois, ils s?imposent par la ruse et l?intelligence. Comment continuer à les traiter comme des « choses » dont on se contenterait de condamner l?abus ? Mais faut-il pour autant leur accorder des droits, et si oui lesquels ? Et qui veillera à leur application ? Pour répondre à ces questions et à tant d?autres, Boris Cyrulnik l?éthologue, Élisabeth de Fontenay la philosophe, Peter Singer le bioéthicien croisent leurs regards et confrontent leurs savoirs sur la question animale.Trois sensibilités, trois parcours, trois formes d?engagement : la voie est tracée, au-delà des divergences et des contradictions, et en partie grâce à elles, pour que le législateur s?attelle à la rédaction du contrat qu?il nous faut maintenant passer sans délai avec nos frères en animalité, au nom de la dignité humaine.Boris Cyrulnik est éthologue et neuropsychiatre.Élisabeth de Fontenay est philosophe.Peter Singer, fondateur du Mouvement de libération animale, enseigne la bioéthique.Karine Lou Matignon est journaliste et écrivain.David Rosane est ornithologue.

« Les droits des animaux »
Tom Regan – Ed.Hermann – mars 2013

Les animaux ont des droits. C’est la thèse que défend Tom Regan dans cette oeuvre fondatrice, contribution majeure et influente à la réflexion morale contemporaine.
Loin d’être sans pensée, comme l’affirmait Descartes, les animaux que nous mangeons, chassons ou livrons aux expériences scientifiques sont conscients du monde. Leur esprit est empreint de croyances et de désirs, de souvenirs et d’attentes. Ce sont, à ce titre, des êtres dotés d’une valeur morale propre, indépendamment de l’utilité qu’ils peuvent avoir pour nous. Ce n’est pas simplement par compassion pour leur souffrance, mais par égard pour cette valeur que nous devons les traiter avec respect.
La théorie de Regan est la formulation philosophique la plus élaborée et la plus radicale d’une éthique des droits des animaux. Elle pose une exigence de cohérence : si nous refusons l’exploitation des hommes, il nous faut également dénoncer l’exploitation des animaux non humains. L’abolition de l’élevage, de la chasse et de l’expérimentation est requise par la justice.

« Anthologie d’éthique animale »
Jean-Baptise Jeanjène Vilmer, Presses Universitaires de France – PUF, septembre 2011

La conduite des hommes à l’égard des animaux fait depuis toujours l’objet d’une évaluation morale par ceux d’entre nous que la souffrance indigne. La philosophie officielle en occident, qui justifie l’exploitation des bêtes pour manger, travailler, expérimenter, nous divertir et nous tenir compagnie, n’a jamais fait l’unanimité. L’éthique animale est l’étude de la responsabilité morale des hommes à l’égard des animaux et cette anthologie est son histoire. Une contre-histoire des animaux, dans laquelle Pythagore, Vinci, Cyrano de Bergerac, Rousseau, Voltaire, Sade, Schopenhauer, Lamartine, Darwin, Wagner, Hugo, Tolstoï, Zola, Gandhi, Russell, Colette, Claudel, Yourcenar, Singer, Levi-Strauss, Derrida, Houellebecq, Onfray et beaucoup d’autres prennent position sur les droits des animaux, les devoirs de l’homme à leur égard, le végétarisme, la chasse, l’expérimentation, la corrida, les zoos et d’autres questions théoriques et pratiques. Réunissant 180 auteurs, plus de 40 traductions et plusieurs textes inédits, ce livre de référence est la première et la seule anthologie francophone sur le statut moral des animaux.

« L’éthique animal »
Jean-Baptise Jeanjène Vilmer, Que sais-je ? n°3902, PUF, janvier 2011

Les animaux ont-ils des droits ? Avons-nous des devoirs envers eux ? Si oui, lesquels ? Si non, pourquoi ? Et quelles en sont les conséquences pratiques ? L’exploitation des animaux pour produire de la nourriture et des vêtements, contribuer à la recherche scientifique, nous divertir et nous tenir compagnie est-elle justifiée ? L’éthique animale s’intéresse à l’ensemble de ces questions. Elle ne propose pas une simple compilation de règles idéales sur ce qu’il est « moral » ou non de faire aux animaux, mais invite à penser notre rapport au monde animal. Elle est le lieu d’un débat, souvent extrêmement polémique, dans lequel s’affrontent de nombreuses positions. Ce livre en propose le premier panorama synthétique.

« Réflexions sur la condition faite aux animaux »
Françoise Armangaud – Ed.Kim – janvier 2011

Conviction du caractère central, encore de nos jours, de la notion de sacrifice, pour archaïque voire désuète qu’elle puisse paraître à un esprit occidental – mais au sein même de l’Occident n’est-elle pas vivace dans les pratiques des monothéismes juif et musulman ? N’est-elle pas également centrale, au moins métaphoriquement et théologiquement, dans le christianisme ? Or ce sont les animaux qui en font les frais.
Est-ce juste ? Non ! Il convient d’autant plus de s’interroger sur l’éventuelle permanence d’un sacrificiel hors rituel, à la fois sourd, obscur et plat, dénué de toute opérativité positive, celui de l’abattage industriel et de la nourriture carnée, banalement et excessivement consommée aujourd’hui, voire revendiquée comme si la protéine animale faisait partie des Droits de l’homme. Conviction que la  » question  » des animaux n’est pas un  » à côté  » ou un  » en dehors  » de l’humain, mais lui est consubstantielle.
Ce n’est donc pas non plus un  » hors politique « , et ce, à bien des titres. Rôle  » fondateur  » (dit-on) des sacrifices dans les cités antiques ou dans les sociétés sans écriture. Pratiques perverses et mortifères à court terme comme à long terme dans les économies modernes. Il faut poser le défi : quelle société voulons-nous pour vivre en paix et en équité non seulement entre humains mais entre  » animaux humains  » et  » animaux non-humains  » ? Conviction quant au rôle des artistes et des poètes pour franchir les barrières érigées par des philosophies étriquées, réductionnistes, arrogantes et cyniques (au sens trivial du terme), entre humain et animal, et pour nous donner quelque chose aussi bien de la familiarité que de l’énigme.
Elisabeth de Fontenay n’a-t-elle pas affirmé :  » Il faut des artistes, virtuoses de la confusion, pour accorder aux animaux une compassion qui élargisse le coeur au point de faire vaciller le propre de l’homme « . Conviction que les animaux sont nos semblables et nos frères. Si la reconnaissance du visage animal, de la parole animale, de la dignité animale, rencontre l’argument de l’anthropomorphisme, elle en triomphe haut la patte.
La simple justice requiert pour les animaux leurs droits à vivre libres sur leurs indispensables territoires, à n’être ni chassés, ni pourchassés, ni capturés ni mangés ni appropriés ni exploités de quelque manière que ce soit. Telles sont les principales inspirations de cet ouvrage aux tonalités souvent malheureuses (d’indignation) et parfois heureuses (de jubilation), diverses comme le sont nos relations avec les animaux.

« Qui sont les animaux ? »
Sous la direction de Jean Birnbaum, Ed. Folio Essais inedit – 2010

La pensée occidentale a longtemps défini l’animal par ce qui lui manque : la raison, la pudeur, le rire… Aujourd’hui, notre imaginaire reste dominé par la conception cartésienne de «l’animal-machine», incapable d’accéder au langage, dépourvu de subjectivité, donc privé de tout droit.
Or l’actualité vient régulièrement nous rappeler l’étrange proximité qui nous lie aux animaux : crise de la «vache folle», grippes «aviaire» ou «porcine»… Surtout, les avancées de la recherche remettent en question la frontière entre l’Homme et l’Animal. Ainsi, les travaux des paléoanthropologues ou des éthologues soumettent la foi humaniste dans le «propre de l’Homme» à rude épreuve. Mais, alors, comment relativiser l’exception humaine sans sombrer dans la confusion entre tous les vivants ? Comment l’Homme peut-il prendre ses responsabilités envers l’Animal, voire reconnaître avec lui une communauté de destin, sans se comporter lui-même comme une bête

« La communauté des êtres de nature, essai d’écologie philosophique »
Hicham-Stéphane Afeissa – Ed.MF – Collection Dehors – 2010

À trop vouloir en faire le discours écologique ne risque-t-il pas d’exaspérer, d’éveiller la méfiance et de décourager toutes les bonnes volontés  ? S’il y a un sens à vouloir préserver la planète pour les générations futures et à prendre soin de ne pas épuiser les ressources non-renouvelables, n’est-il pas tout simplement grotesque de parler de «  devoirs  » envers la nature, du «  respect  » qu’il lui serait dû, et à élaborer une «  éthique environnementale  », comme si les problèmes environnementaux constituaient une nouvelle sorte de problèmes de moralité  ? L’objectif de ce livre est de prouver que cette approche des problèmes – qui s’est développée en Amérique du Nord depuis plus d’une trentaine d’années – n’a non seulement rien d’absurde, mais qu’elle dispose de moyens théoriques raffinés permettant de comprendre les enjeux de la crise écologique à laquelle nous sommes confrontés en s’interrogeant sur ses causes profondes.
L’auteur entreprend tout d’abord de réfuter les lectures de mauvaise foi qui ont vu dans l’éthique environnementale l’émergence d’un «  nouvel ordre écologique  » menaçant les valeurs humanistes traditionnelles, puis de défendre l’idée selon laquelle une communauté morale réunissant les êtres humains et les êtres de nature (tels que les animaux, mais aussi d’autres entités du monde naturel) peut exister sur le fondement des «  intérêts  » qu’ils partagent, et enfin de montrer que la considération morale que l’ensemble de ces êtres exige doit se décliner selon une pluralité de critères qui n’impliquent en rien de confondre les devoirs que nous avons envers un être humain avec ceux que nous avons envers les autres êtres de nature.

« Philosophie animale, différence, responsabilité et communauté »
Textes réunis par H.-S.Afeissa et J.-B. Jeangène Vilmer – Vrin – 2010

En quel sens pouvons-nous dire que les animaux nous regardent ? Sans doute n’ont-ils jamais manqué de retenir toute notre attention ; sans doute n’ont-ils plus à se plaindre de nos jours, du moins pour certains d’entre eux, de ne pas obtenir de notre part certains égards. Mais il semble que le regard des animaux ait longtemps été rendu incapable de se réfléchir dans le miroir que nous leur tendions parce que nos manières de penser et de vivre les constituaient comme des êtres muets et aveugles, servant essentiellement à définir l’homme et à le conforter dans ses privilèges. Ce volume entreprend de donner accès à quelques-uns des travaux accomplis ces dernières années en philosophie et en éthique animale ayant le plus contribué à promouvoir de nouvelles manières d’interroger la différence supposée entre les êtres humains et les animaux, ainsi que la responsabilité morale qui nous incombe dans le cadre des communautés que formons avec eux.
Avec des textes de J. Berger, M. Calarco, J. Baird Callicott, G. Francione, P. Guénancia, M. Midgley, M. Nussbaum, C. Palmer, T. Regan, P. Singer.

« La raison des plus forts, la conscience déniée aux animaux »
Sous la direction de Pierre Jouventin, David Chauvet et Enrique Utria – Radicaux Libres – 2010

Les avancées de la science contredisent radicalement la conception cartésienne de « l’animal-machine »
ou le statut actuel de « res nullius » ou de « bien meuble ». Mais tandis que les preuves d’une continuité
cognitive entre l’humain et l’animal s’accumulent, le sens commun continue de tenir les animaux pour des êtres sans conscience. Il est vrai que ce négationnisme sert de nombreux intérêts économiques, agricoles ou même ludiques. Sommes-nous prêts à élargir aux animaux notre considération ? Tel était le sujet du colloque organisé le 14 novembre 2009 à l’université Paris V René Descartes, à l’initiative des associations Droits des Animaux et Tribune animal (Science-Po Paris) auquel cet ouvrage fait suite. Il regroupe le point de vue d’universitaires et d’antispécistes français et étrangers : Marc Bekoff, Yves Bonnardel, David Chauvet, Fabienne Delfour, Elisabeth Hardouin-Fugier, Pierre Jouventin, Olivier Le Bot, Irene Pepperberg, Estiva Reus, Maxime Sheets-Johnstone, Jean-Claude Wolf.

« Animaux et philosophes »
Lucien Malson – Ed du Layeur – 2009

La perception des animaux par l’homme s’est trouvée profondément modifiée à la fin du siècle dernier par les travaux des paléontologues, anthropologues et surtout éthologues. scrutateurs du comportement des bêtes dans leur milieu naturel. L’opposition entre l’être animal et l’être humain s’est nuancée. Les anciens critères distinctifs furent souvent subvertis et ceux qui ont le mieux résisté n’ont pas échappé aux révisions et aux reformulations. Une telle évolution des idées et les discussions qu’elle risque parfois de faire naître nous renvoient à l’histoire des rapports qu’à pu entretenir l’homme avec l’animal et à l’examen des arguments que les philosophes parmi les représentants inévitables de la pensée réfléchie. ont diversement apportés au cours des siècles. L’auteur. Lucien Maison, s’attache ici à retrouver les grands classiques et à commenter leurs propos. en un moment où la connaissance renouvelée des espèces et le problème de leur survie méritent l’attention de chacun de nous. De Thalès à Lévi-Strauss, la question des êtres vivants et sensibles est reparcourue pour aboutir à cette conviction, désormais dominante. que l’animal n’est pas un simple objet et ne peut jamais être traité comme tel.

« La mentaphobie tue les animaux »
David Chauvet, Ed Droit des Animaux – 2008

Cet essai traite de la stratégie d’exclusion consistant à denier aux animaux toute conscience, à les réduire à l' »instinct », pour justifier les traitements qui leur sont infligés. Une telle indigence se présentait de manière diffuse tant qu’elle n’était pas nommée, ce qui est désormais le cas. La mentaphobie tue les animaux, essai très documenté, est suivi d’une version révisée et annotée de La volonté des animaux, épuisé dans sa précédente édition.

« Ethique animale »
Jean-Baptiste Vilmer – Presses Universitaires de France – 2008

Les animaux ont-ils des droits ? Avons-nous des devoirs envers eux ? Dans quelle mesure peut-on les tuer pour se nourrir, se divertir, faire de la recherche, enseigner, faire la guerre ? En quoi l’élevage industriel est-il problématique ? Quels sont les enjeux éthiques des animaux transgéniques ? Voici quelques unes des questions soulevées par l’évolution des rapports entre l’homme et l’animal. L’éthique animale est l’étude du statut moral des animaux, c’est-à-dire de la responsabilité des hommes à leur égard. Cette discipline, d’origine anglo-saxonne, se développe en France et est présentée dans une perspective interdisciplinaire alliant théorie et pratique. L’auteur s’adresse autant aux étudiants qu’aux professionnels de la protection animale et, de par un style clair et pédagogique, au grand public.
Notre avis : « Que le titre de ce livre ne fasse pas peur à ceux qui n’ont pas la fibre philosophique : avec ses chapitres et ses paragraphes clairement découpés et son style simple, il est facile à lire. Sans abus de chiffre ni de terme scientifiques, il dresse un état très complet des différents aspects de la condition animale. Et, qualité rare, sans partie pris agressifs, ni sentimentalisme : les faits parlent d’eux-mêmes, et le lecteur reste toujours libre de son jugement. Les « professionnels » de la défense animale trouveront là un solide matériel de références et ceux qui souhaitent préciser leurs connaissances apprendront l’essenteil de ce qu’il faut savoir. Un cadeau intelligent à se faire à soi-même et à offrir. »

« Un éternel Treblinka »
Charles Patterson – Calmann-Lévy – 2008

La souffrance des animaux, leur sensibilité d’êtres vivants, est un des plus vieux tabous de l’homme. Dans ce livre iconoclaste – que certains considéreront même comme scandaleux –, mais courageux et novateur, l’historien américain Charles Patterson s’intéresse au douloureux rapport entre l’homme et l’animal depuis la création du monde.
Il soutient la thèse selon laquelle l’oppression des animaux sert de modèle à toute forme d’oppression, et la « bestialisation » de l’opprimé est une étape obligée sur le chemin de son anéantissement. Après avoir décrit l’adoption du travail à la chaîne dans les abattoirs de Chicago, il note que Henry Ford s’en inspira pour la fabrication de ses automobiles. Ce dernier, antisémite virulent et gros contributeur au parti nazi dans les années 30, fut même remercié par Hitler dans Mein Kampf. Quelques années plus tard, on devait retrouver cette organisation du « travail » dans les camps d’extermination nazis, où des méthodes étrangement similaires furent mises en œuvre pour tétaniser les victimes, leur faire perdre leurs repères et découper en tâches simples et répétitives le meurtre de masse de façon à banaliser le geste des assassins.
Un tel rapprochement est lui-même tabou, étant entendu une fois pour toutes que la Shoah est unique. Pourtant, l’auteur yiddish et prix Nobel de littérature Isaac Bashevis Singer (qui a écrit, dans une nouvelle dont le titre de ce livre est tiré, « pour ces créatures, tous les humains sont des nazis ») fut le premier à oser la comparaison entre le sort réservé aux animaux d’élevage et celui que les hommes ont fait subir à leurs semblables pendant la Shoah.
S’inspirant de son combat, Patterson dénonce la façon dont l’homme s’est imposé comme « l’espèce des seigneurs », s’arrogeant le droit d’exterminer ou de réduire à l’esclavage les autres espèces, et conclut son essai par un hommage aux défenseurs de la cause animale, y compris Isaac Bashevis Singer lui-même.
« Le livre de Charles Patterson pèsera lourd pour redresser les torts terribles que les hommes, au fil de l’histoire, ont infligés aux animaux. Je vous incite vivement à le lire et à réfléchir à son important message. » Jane Goodall, primatologue
« Le défi moral posé par Un éternel Treblinka en fait un livre indispensable pour celui qui cherche à explorer la leçon universelle de la Shoah. » Maariv, journal israélien

« Sans offenser le genre humain, réflexions sur la cause animale »
Elisabeth de Fontenay – Albin Michel – 2008

Dix ans après avoir arpenté, dans Le Silence des bêtes, les diverses traditions occidentales qui, des Présocratiques à Jacques Derrida, ont abordé l’énigme de l’animalité, Élisabeth de Fontenay s’expose au risque et à l’urgence des questions politiques qui s’imposent à nous aujourd’hui. L’homme se rend-il coupable d’un crime lorsqu’il tue ou fait souffrir une bête ? Faut-il reconnaître des droits aux animaux ?
Cette approche philosophique qui s’essaie à travers sept perspectives différentes atteste, on ne s’en étonnera pas, un refus constant de dissocier le parti des bêtes et celui de l’exception humaine.

« Primates et philosophes »
Frans de Waal – Editions du Pommier – 2008

Une longue tradition philosophique et scientifique situe l’origine de la moralité humaine non dans l’évolution mais dans la culture : nous serions moraux par choix et non pas nature. Bien plus, la moralité serait une fine écorce recouvrant une nature par ailleurs mauvaise.  » C’est l’animal en nous « , entendons-nous souvent quand notre comportement a laissé à désirer… Fort d’une vie de recherches sur le comportement des primates, Frans de Waal bat en brêche cette triste vision du monde naturel. S’appuyant à la fois sur Darwin, ses propres observations et certaines découvertes récentes, il explique comment nous sommes issus de l’évolution d’une longue lignée d’animaux qui s’occupent des plus faibles et établissent entre eux des liens de coopération fondés sur des transactions réciproques. Sa réflexion va bien au-delà de l’opposition simpliste entre nature et culture et illustre l’alliance novatrice de la philosophie et de la biologie au service de l’éthique. Composé de leçons données à l’université de Princeton, l’ouvrage comporte également les réactions de trois philosophes et d’un spécialiste de la psychologie évolutionniste, et la réponse de De Waal, qui clarifie ainsi ce qui différencie les hommes des autres animaux.

« Droits des animaux, théories d’un mouvement »
Enrique Utria, préfacé par Armand Farrachi – Droits des Animaux -2007

On mesure le progrès moral d’une civilisation – disait Gandhi – à sa façon de traiter les animaux. Aujourd’hui, force est de constater que les traitements que nous infligeons aux animaux relèvent de la barbarie la plus totale. Il aura fallu des crises comme la vache folle ou la grippe aviaire pour que l’opinion publique s’aperçoive du sort réservé aux animaux, réduits au rang de vulgaires marchandises pour notre consommation. Parallèlement, nous réalisons, entre autres grâce à l’éthologie cognitive (Donald Griffin) que la conscience, les émotions, l’intelligence, ne sont pas le « propre de l’Homme », ce qui aggrave encore davantage notre responsabilité.
La question de notre rapport aux animaux, déjà abordée par les philosophes de l’antiquité, trouve un nouvel écho grâce à certains théoriciens et philosophes contemporains des droits, qui estiment qu’il est nécessaire et urgent de reconnaitre des droits fondamentaux aux animaux. Qui sont ces penseurs ? Quelles sont leurs théories ? De quelle manière celles-ci s’articulent-elles les unes aux autres ? Ce livre apporte les clés nécessaires à la compréhension de l’enjeu éthique que représentent les droits des animaux, grande question du 21ème siècle.

« Quand un animal te regarde »
Elysabeth de Fontenay – Gallimard Jeunesse – 2006

Quand il arrive qu’un animal me regarde, je me trouble parce que je ne sais pas du tout ce qui se passe dans sa tête. Et même, au fond, j’en viens à me demander comment il est possible que tant de bêtes existent sur la terre, dans l’air et dans l’eau : les unes si proches, les autres si différentes des hommes. Seuls les peintres, peut-être, ont su transmettre ce mystère.
Une autre question me tourmente : qui nous a donné le droit de disposer des animaux comme de choses ? Ils éprouvent des émotions, ils ressentent du bien-être et de la douleur, ils n’ignorent pas l’angoisse. Cette sensibilité nous crée des devoirs envers eux, car un être humain digne de ce nom doit veiller sur plus faible que soi.

« Liberté et inquiétude de la vie animale »
Florence Burgat – Ed.Kimé – 2006

La question de l’animal occupe une place singulière dans la philosophie occidentale moderne.
L’animal y est certes présent, mais à un titre bien particulier. Il désigne l’être privé de tous les attributs qui sont censés caractériser l’humain : l’âme, la raison, la conscience, le langage, le monde. Cette approche privative a notamment conduit à une lecture mécaniste de la vie animale. S’opposant à cette conception, les approches phénoménologiques ont ruiné les fondements philosophiques du mécanisme, mais aussi du vitalisme.
C’est en effet en partant de l’animal comme  » corporéité animée « , et en considérant son comportement comme la manifestation de la vie en lui – d’une vie qui n’est ni l’arrière-plan ni la cause des phénomènes vitaux – qu’un tout autre regard s’est mis en place. La reconnaissance de la liberté et de l’inquiétude, du fait du mouvement spontané, de la perception et de l’émotion, distingue la vie animale de la vie végétale, et permet d’y voir l’émergence d’une condition existentielle.

« Un animal, un philosophe »
Robert Maggiori – Julliard – 2005

On ne sait pas si l’animal a une âme. Il n’est pas sûr non plus – comme le disait une amie à propos de son chat – qu’à le regarder au fond des yeux on puisse voir les sources du Nil. Mais, dans ce que l’homme dit de la bête, il y a toujours quelque reflet de ce qui se cache en son âme.’ R. M. Le chat de Derrida, le lion de Nietzsche, l’orang-outan de Rousseau, l’éléphant de Kant, la pie de Descartes, le poulet d’Aristote… En lisant les philosophes, on apprend bien des choses sur les animaux, curieuses et cocasses parfois, et plus encore sur les hommes, sur leurs désirs et leurs délires, leurs aversions et leurs passions ! A l’occasion d’une série de chroniques de Libération, au cours de l’été 2004, Robert Maggiori s’est interrogé sur le rapport entre le philosophe et l’animal, réel ou symbolique, et a mis en scène, avec humour et érudition, quelques moments de cette étrange aventure – pour nous inviter à une merveilleuse excursion à travers l’histoire de la pensée.

« Psychologie du crime de l’exploitation animale »
Philippe Laporte – 2004

L’urbanisme moderne exporte les abattoirs vers la périphérie des villes pour éloigner des regards les crimes traditionnellement commis envers les animaux. Le métier de bourreau a toujours été un métier méprisé, comme si la société avait honte de ce qu’elle fait. Mais pour cesser de commettre ce crime collectif nous devrions reconnaître qu’il en est un. Ce qui augmenterait encore notre sentiment de culpabilité, c’est pourquoi nous le faisons rarement. Défenseur de la cause animale, l’auteur, après avoir pratiqué un militantisme accusateur, en appelle aujourd’hui à une nouvelle façon de militer moins culpabilisante et plus au fait des facteurs psychologiques

« Le projet Grands Singes, l’égalité au-delà de l’humanité »
Sous la direction de Paola Cavalieri et Peter Singer – One Voice – 2003

Le Projet Grands singes est un projet révolutionnaire : étendre les droits fondamentaux de la personne humaine au-delà de notre espèce, pour en faire bénéficier les chimpanzés, les gorilles et les orangs-outans. Pourquoi un tel projet ? De la tribu à la nation et de la « race » à l’espèce humaine tout entière, en passant par l’émancipation des esclaves et par l’émancipation de la femme, la sphère de l’égalité morale s’est élargie au cours de notre Histoire. Selon les auteurs de ce livre, il est temps de franchir une nouvelle étape dans ce processus et de cesser de tracer inconsciemment, selon un critère d’espèce, les mêms barrières mentales que celles que certains traçaient naguère selon un critère de tribu, de race ou de nation.
Cette édifiante série de 31 essais, rédigés par de célèbres spécialistes de diverses disciplines – éthologues, biologistes, philosophes, etc. – remet en question bien des idées reçues. Expériences vécues, observations scientifiques, argumentations juridiques, raisonnements philosophiques et considérations d’éthique, c’est un tour d’horizon complet de la question des droits des grands singes qui nous est proposé ici.

« Luc Ferry ou le rétablissement de l’ordre »
E. Hardouin Fugier, E.Reus, D.Olivier – Tahin Party – 2002

Luc Ferry est le plus médiatique porte-parole de l’humanisme  » à la française « , dont il s’est fait une spécialité.
Qu’en est-il des thèses qu’il défend ? De ses méthodes argumentatives ? Le présent ouvrage, qui explore quelques questions philosophiques et rétablit quelques faits historiques, n’est guère tendre avec l’individu. Mais ne nous y trompons pas : derrière le personnage, ce sont bel et bien certains préjugés de notre temps qui sont mis en cause.

« Espèces et éthique »
Yves Bonnardel, David Olivier, James Rachels et Estiva Reus – Tahin Party – 2001

Depuis la formulation par Darwin de la théorie de l’évolution, on ne peut plus tenir pour scientifique la conception du monde selon Aristote ou la Genèse.Pourtant, notre éthique continue de reposer sur une approche mystique de la nature et une sacralisation de l’humanité.
Nous considérons toujours les animaux non humains comme des moyens pour nos fins, et nous les sacrifions par millions pour servir nos intérêts. Les termes de ce paradoxe constituent le sujet des textes rassemblés dans cet ouvrage. Quelle évolution peut-on espérer ?

« Le zoo des philosophes, de la bestialisation à l’exclusion »
Armelle Le Bras Chopard – Plon – 2000

L’objet de ce livre est de montrer comment le débat sur les différences entre l’homme et l’animal (1ère partie) et les caractères anthropomorphisés attribués à certaines espèces animales (2ème partie) ont pour but de renvoyer à l’animalité, présentée sous la forme péjorative de la bestialité, à des distinctions sexuelles raciales, ethniques, religieuses ou sociales (3ème partie).
En Occident, auquel nous nous cantonnerons, le discours religieux, philosophique, scientifique…n’a en effet rien de neutre. Le constat des différences entre l’homme et l’animal sert à prouver la supériorité de l’homme sur la bête et à justifier la domination de l’un, le sujet, sur l’autre, réduit à l’état d’objet. L’intention est claire dans les thèses dualistes qui posent une coupure radicale entre les essences humaine et animale et trouvent leur expression culminante dans la théorie de l’animal-machine de Descartes. Mais elle transpire aussi dans les thèses monistes qui, si elles affirment une continuité entre les deux ordres (continuité des espèces dans l’Antiquité, transformisme de Lamark puis évolutionnisme de Darwin…) et rejettent le principe d’une différence de nature, établissent une différence de degrés et posent l’homme au sommet de la hiérarchie. Si la controverse a de tout temps été très vive sur cette question de la nature de l’animal parce qu’elle renvoie à celle de la nature de l’homme, elle est ranimée ces dernières années, en particulier par les écologistes et les défenseurs des droits des animaux qui dénoncent cette façon anthropocentriste de définir l’animal par rapport au référent humain et ce droit à la domination qui en découle pour l’homme.
Le propos ne consiste pas ici à prendre partie dans ce débat qui suscite aujourd’hui une abondante littérature visant à réhabiliter l’animal, mais à comprendre comment le discours sur l’animal, s’il sert d’abord à légitimer les rapports jugés iniques entre l’homme et l’animal, n’est en fait qu’un détour pour introduire des discriminations à l’intérieur de l’humanité.
Notre avis : Un livre majeur, qui démontre avec brio le lien profond qui existe entre exploitation animale et exploitation humaine.

« Des hommes et des bêtes »
Alain Finkielkraut et Elisabeth De Fontenay – Répliques Ed.du Tricorne – 2000

L’humanisme a-t-il eu raison de séparer radicalement l’humanité de l’animalité ? La maîtrise du vivant laisse-t-elle l’homme seul avec lui-même ? En abandonnant ses pratiques sacrificielles d’animaux, le christianisme a-t-il rendu possible l’émergence d’une mort industrielle ? Le regard animal peut-il nous apprendre quelque chose sur nous-mêmes ? Les deux intervenants s’interrogent sur ces questions d’une troublante actualité en cette période de débats éthiques et politiques sur le clonage, l’expérimentation animale et la maladie de la vache folle.

« La dignité de l’animal, quel statut pour les animaux à l’heure des technosciences ? »
Denis Müller et Hugues Poltier – Labor et Fides – 2000

A bien des égards, comme le philosophe Emmanuel Kant l’avait déjà signalé, la manière dont nous traitons les animaux nous renvoie en miroir notre propre attitude envers nos compagnons humains. La maladie de la vache folle n’est-elle pas le résultat d’une rationalité industrielle déraisonnable et, par là même, le révélateur des dérives de la rationalité instrumentale et des menaces qui pèsent sur l’éthique ? Les perspectives ouvertes par le génie génétique et par les xénotransplantations n’annoncent-elles pas une fuite en avant dans les illusions d’une technoscience sans conscience et sans précaution ? Comment trouver un équilibre entre les intérêts des patients, les finalités de la médecine, le respect de l’animal et les réalités de l’économie ou de la politique ? Pour promouvoir une éthique à la hauteur de ces questions, faut-il abandonner tout anthropocentrisme, adopter une philosophie centrée sur la vie et le vivant (biocentrisme) prenant uniquement en compte le critère de la souffrance humaine et animale (pathocentrisme) ? Fruit d’un colloque interdisciplinaire tenu à Lausanne en mai 1999, cet ouvrage donne la parole à des chercheurs d’horizons très variés : des spécialistes de la zoologie, de l’étude du comportement animal, de la douleur animale et humaine et de l’anthropologie culturelle, des juristes, des médecins, des philosophes et des théologiens.

« Les ennemis de la Terre »
Armand Farrachi – Exils Editeurs – 1999

« Le seul moteur de notre civilisation productiviste est la destruction. Destruction des hommes, des peuples, des milieux naturels, destruction même de cette économie qui, emportée par son élan criminel s’autodétruit et ne trouve à se survivre qu’en se détruisant ailleurs ».
Le constat d’Armand Farrachi est clair : malgré les déclarations d’intention, malgré les efforts des écologistes, la planète est en danger. Ses ennemis cherchent un profit immédiat à empoisonner l’air, les sols et l’eau, à abattre les arbres et les animaux. Ils trouvent en outre un intérêt à détruire la réalité pour lui substituer un réel artificiel, éventuellement virtuel, qu’ils contrôleraient entièrement.
Qui sont les ennemis de la Terre ? Les producteurs qui se livrent au pillage de la nature. Les chasseurs, pour qui la mort du non-humain est un loisir. Les consommateurs, prêts à brader leur liberté et leur responsabilité contre la promesse d’un bien-être trompeur. Les idéologues qui justifient la violence contre le vivant par les concepts commodes de « progrès » et d' »humanisme »…
Cet essai polémique permet de prendre la mesure d’une agression généralisée. Sous forme de réponses, aux critiques, il invite aussi à relever le défi de la liberté et à établir de nouvelles relations entre la planète et les hommes. La défense de la nature n’est-elle pas le plus sûr moyen de penser et de garantir la liberté individuelle ?

« Le silence des bêtes, la philosophie à l’épreuve de l’animalité »
Elisabeth de Fontenay – Fayard – 1998

L’Antiquité fut en quelque sorte un âge d’or pour les bêtes. Car si les hommes offraient des animaux en sacrifice à Dieu, aux dieux, ils s’accordaient sur leur statut d’êtres animés et avaient pour elles de la considération. Certes, bien des questions demeuraient ouvertes, et les philosophes de ce temps ne manquèrent pas de s’entredéchirer en tentant d’y répondre. Les animaux pensent-ils ? Sont-ils doués de raison ? Ont-ils la même sensibilité que nous ? Faut-il s’interdire de les manger ? Mais pourquoi donc restent-ils silencieux ?
Depuis que Dieu s’est fait homme, que le Christ s’est offert en sacrifice tel un agneau, c’est-à-dire depuis l’ère chrétienne, la condition de l’animal a radicalement changé. Désormais les philosophes se préoccupent surtout de verrouiller le propre de l’homme et de ressasser les traits qui le différencient des autres vivants, lesquels sont considérés comme des êtres négligeables : tenus pour des machines (Descartes) et à l’occasion comparés à des pommes de terre (Kant).
Des hommes d’esprit et de coeur font bien sûr exception, au XVIIIe siècle surtout. A leur suite, Michelet dénoncera prophétiquement l’injustice faite aux animaux et annoncera que c’est compromettre la démocratie que de les persécuter.
Au XXe siècle, une certaine littérature vient renforcer de nouveaux courants philosophiques pour rappeler que la manière dont nous regardons les bêtes n’est pas sans rapport avec la façon dont sont traités quelques-uns d’entre nous, ceux que l’on déshumanise par le racisme, ceux qui, du fait de l’infirmité, de la maladie, de la vieillesse, du trouble mental, ne sont pas conformes à l’idéal dominant de la conscience de soi.Ce livre expose avec clarté la façon dont les diverses traditions philosophiques occidentales, des Présocratiques à Derrida, ont abordé l’énigme de l’animalité, révélant par là même le regard que chacune d’elle porte sur l’humanité. C’est pourquoi on peut le lire aussi comme une autre histoire de la philosophie.

« Les droits de l’animal aujourd’hui »
Textes réunis par Georges Chapouthier et Jean-Claude Nouët – Arléa-Corlet – 1997

C’est autour du thème des “ droits de l’animal “ que se regroupent aujourd’hui ceux qui s’intéressent au respect des animaux comme ceux qui se font une certaine idée de la morale et de l’homme. Mais sait-on que des écrivains éminents comme Marguerite Yourcenar ou Thierry Maulnier, des scientifiques, célèbres comme Alfred Kastler, Théodore Monod ou Etienne Wolff se sont penchés sur cette question ? Le présent ouvrage propose, en une vingtaine de contributions, les réflexions les plus intéressantes des auteurs qui, de nos jours, ont analysé les droits de l’animal en regard des grands problèmes de société comme la chasse, l’élevage industriel, la corrida, les jardins zoologiques ou l’expérimentation animale. Il s’adresse donc à tous les publics.

« Questions d’éthique pratique »
Peter Singer – Bayard – 1997

L’égalité est-elle un principe intangible ? Faut-il respecter la vie à tout prix ? Pourquoi faut-il se préoccuper de l’environnement ? Quelles doivent être nos responsabilités vis-à-vis des plus pauvres ? Que penser de l’avortement et de l’euthanasie ? Quelle attitude devons-nous adopter à l’égard des animaux ? La fin justifie-t-elle les moyens ? Bref, quels peuvent être les fondements d’une véritable  » éthique pratique  » ? Peter Singer aborde les dilemmes moraux, petits ou grands, de cette fin de siècle et propose une méthode pragmatique et rationnelle pour faire face aux situations concrètes. Aussi original que clair, aussi percutant que subtil, Questions d’éthique pratique a été traduit dans le monde entier et a suscité de vives polémiques avant de devenir un classique de la philosophie morale.

« Le philosophe et ses animaux, du statut éthique de l’animal »
Jean-Yves Goffi – Editions Jacqueline Chambon – 1994

Les sociétés technologiquement avancées ont instauré des rapports inédits, souvent violents (élevage industriel, expérimentation animale, extinction des espèces sauvages) entre les hommes et les animaux. Le but de ce livre est de clarifier le débat contemporain ainsi suscité autour « des droits de l’animal », en poursuivant un triple objectif : exposer les arguments des philosophes qui prônent la libération animale, la défense animale, et la défense des « intérêts » des animaux. Montrer ensuite le prolongement de ces analyses à des questions dites d’ »éthique de l’environnement ».

« La libération animale »
Peter Singer, Grasset, 1993

Quelle doit être notre attitude « morale » envers les animaux ? Faut-il leur reconnaître des droits ? Le « spécisme » – C’est-à-dire la haine d’une espèce pour une autre – peut-ilêtre dénoncé au même titre que le racisme ? Telles sont entre autres, les questions que pose Peter Singer dans cet ouvrage qui a déjà suscité une controverse passionnée aux Etats-Unis et dans l’ensemble du monde anglo-saxon.
Mais par -delà les résonance affectives d’une telle controverse – surtout dans un pays qui comme la France, compte 35 millions d’animaux domestiques – cet ouvrage ne manquera pas, dans la patrie de Descartes, de soulever de véritables problèmes philosophiques. En effet, c’est en philosophe que Peter Singer défend, avec une clarté sans faille, la thèse selon laquelle « nos amis les bêtes » possèdent, sur le plan moral, une valeur aussi éminente que celle des êtres humains.
Que ce soit pour y puiser des arguments en faveur de cette thèse, ou pour les réfuter, tous ceux qui s’intéressent aujourd’hui au statut du vivant se doivent donc de lire ce livre désormais classique.
Notre avis : Un livre qui conduit inévitablement à nous poser des questions fondamentales quant à notre rapport avec l’animal. Un livre dont on ne sort pas indemne.

« Les droits de l’animal »
Georges Chapouthier – Que sais-je ? PUF – 1992

Les droits de l’animal s’entendent principalement comme des droits moraux. Les questions qu’ils soulèvent s’inscrivent dans le cadre de controverses passionnées qui traversent le monde occidental, et touchent aux animaux de compagnie, à la chasse, aux combats d’animaux, à l’alimentation carnée, à l’expérimentation animale, voire à l’écologie politique et à la place de l’homme dans le monde.

« Droit et Animal » (Tome II)
Collectif Presses de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse, 1988

En mai 1987 la communauté scientifique de Toulouse sous l’impulsion de l’Association « Homme, Animal et Société » présidée par la Professeur Alain Couret, entouré d’Alain Gallo, Frédéric Ogé, organisait une semaine de colloques sur des thèmes aussi divers que Biologie et Animal, Droit et Animal, Histoire et Animal.
Les principales communications présentées au cours de cette semaine « Homme, Animal et Société » sont rassemblées et présentées dans des volumes publiés par les Presses de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse.

Ouvrages éthiques, spirituels ou religieux sur l’animal

« Défense bouddhiste des droits et de la vie des animaux »
Michel Banassat – Ed You Feng- 2012

Michel Banassat est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le bouddhisme: Une Introduction à l’Etude du Bouddhisme, un ouvrage consacré à Avalokiteshvara, le Bodhisattva de la Grande Compassion, et un Traité Bouddhiste de la Grande Compassion. Il a également écrit le best-seller concernant le Chinatown parisien du 13e arrondissement. Fervent défenseur des droits de l’homme et des droits des animaux, ces droits étant indissociables les uns des autres, étant donné que tous les êtres vivent en interdépendance, Michel Banassat nous dévoile aujourd’hui son ouvrage consacré à la Défense Bouddhiste des Droits et de la Vie des Animaux. Cet ouvrage est destiné non seulement aux bouddhistes, mais également aux non bouddhistes aimant les animaux et participant activement à leur défense et à leur protection : afin que les premiers militent, au nom de leurs convictions religieuses plus que profondes et intimes, en faveur de la condition animale, et que les seconds prennent connaissance, en dehors de toute considération religieuse, de la position bouddhiste par rapport à cette condition animale.

« La magie des animaux, aimons ces bêtes qui nous rendent humain »
Guy Gilbert – Philippe Rey – 2010

Pour le père Guy Gilbert, les animaux sont une passion d’enfance. Depuis 1974, à la Bergerie de Faucon qu’il a créée dans les Alpes-Maritimes, si Guy Gilbert aime tant les bêtes, c’est parce que, à leur contact, les jeunes brisés qui lui sont confiés ont reconquis leur dignité d’êtres humains. Il est juste que, par ce livre, il leur rende hommage, avec humour et émotion.
Spirituel et pratique, ce texte donne de précieux conseils d’éducation. Il développe le lien mystérieux que les animaux peuvent tisser au sein d’une famille, parle également de l’intelligence et des sentiments des animaux, de leur dévouement auprès des personnes âgées, des blessés, des naufragés, des malades, des mourants même…
Pour Guy Gilbert, les hommes, les animaux et les plantes font partie d’un tout merveilleux. « Mon Dieu, que faisons-nous de l’équilibre de la Terre ? » s’alarme-t-il avec les mots de celui pour qui veiller sur la nature, c’est aussi veiller sur la création de Dieu.

« Et si l’aventure humaine devait échouer »
Théodore Monod – Grasset – 2000

« Et si l’aventure humaine devait échouer… Supposition absurde ? Pensez donc ! L’homme n’occupe-t-il pas le sommet de l’évolution biologique ? N’est-il pas le seul animal dont la tanière s’éclaire la nuit ? Le seul aussi qui soit capable d’avoir une histoire et de l’écrire ? L’antique Serpent nous l’avait promis : Vous serez comme des Dieux… Et la puissance, certes, nous l’avons eue, au moins matérielle. Nous, les rois orgueilleux de la création. Nous les maîtres d’une terre bordée de nuit… Mais si l’homme n’a pas la sagesse de respecter la vie, le monde ne risque-t-il de continuer sans lui ? » T.M.
Notre avis : un livre de référence plein de sagesse, de lucidité, et non dénué d’humour. A lire !

« Révérence à la Vie »
Théodore Monod – Conversation avec Jean-Philippe de Tonnac – Grasset – 2000

La Terre est un jardin bordé de nuit. Tels des aveugles nous avançons, mais sûrs de nous, fiers, cruels, consommateurs, assoiffés de profit. Modernes ? Que restera-t-il à nos enfants de cette oasis si humaine ? Seront-ils seulement là pour contempler nos méfaits ? Verront-ils, comme nous, les fleurs, le désert, le ciel aux mille étoiles, la vie menacée, la guerre ? Théodore Monod – qui avait seize ans quand les cloches de France sonnèrent la paix en 1918 – nous offre une méditation lucide et pleine d’espoir. Il se bat aujourd’hui comme il l’a toujours fait. Et nous dit : ne mourons pas résignés devant nos ordinateurs. Dans le silence. Dans nos lits. Battons-nous. Cherchons le beau, le vrai. Ayons enfin le courage des larmes. Et révérons la vie.

« L’animal, l’homme, la vie »
Yvan Beck – Les eperonniers – 1998

«Nous devons nous donner ce temps indispensable pour réintégrer en nous l’éternité dont nous sommes porteurs».Tandis que les philosophes épuisent les détours de la conscience individuelle, que les romanciers explorent les contours de la légende per-sonnelle, Yvan Beck, lui, nous invite au retour vers soi, au départ d’une réflexion sur la rupture entre l’économie et le vivant.
En huit chapitres traitant de dossiers aussi divers que l’animal de compagnie, la normalisation des pièges, le foie gras, la production animale, la démographie humaine et la mal consommation et les nouveaux paradigmes de la science, l’auteur nous transmet un message de sagesse pour nous aider à comprendre le lien qui unit toute chose.
De page en page se tisse alors une nouvelle vision du monde où se rétablissent les connexions du tout et de la partie. Où s’estompe l’illusion de la séparation. La reconstruction. Le livre est dédié à tout ce qui est.

« L’Eglise et l’animal ( France, XVIIè – XXè siècle) »
Eric Baratay – Cerf – 1996

Le pape Jean-Paul II appelait récemment au respect des animaux. Or la prise en compte de la nature et notamment du monde animal est un phénomène récent. Le discours de l’Eglise catholique permet de retracer cette évolution des mentalités et des comportements, et d’en construire une histoire. Il s’avère que la transformation des sensibilités, depuis un XVIIème siècle encore empreint des conceptions médiévales, fut marquée par de brusques évolutions, des glissements insensibles, des permanences et des reflux. On peut en effet discerner quatre manières successives d’appréhender l’animal. D’abord considéré comme proche de l’homme et missionnaire de Dieu (1600 – 1670), ensuite ravalé au rang de machine, puis rejeté hors du domaine religieux (1670 – 1830), il est en partie réhabilité (1830 – 1940) avant de faire l’objet d’approches contradictoires (1940 – 1990). Derrière ces pulsations se dessinent deux tendances profondes. La première, qui court depuis la fin du XVIIème siècle, désacralise l’animal et contribue à la rupture entre l’homme et la nature. La seconde, du XIXème siècle à nos jours, se caractérise au contraire par une valorisation croissante de cette nature et du monde animal. Cette histoire permet une lecture nouvelle des phénomènes religieux (la Réforme catholique du XVIIème siècle représente la contribution cléricale au mouvement naissant de libération vis-à-vis des contingences naturelles), tout en révélant les évolutions des sensibilités à propos de la relation à Dieu, de la place de l’homme dans la création et de sa compréhension des autres. Voici un ouvrage novateur, et d’une grande actualité.

« Les animaux ont-ils une âme ? »
Gary Kowalski – Editions Jouvence – 1993

Les animaux jouent-ils? Rêvent-ils? Ont-ils le sens de la mort? Du bien et du mal? De la création artistique? Connaissent-ils l’amour? Ont-ils connaissance d’eux-mêmes? Voilà bien les caractéristiques si humaines de toute vie spirituelle. Mais sommes-nous les seuls sur terre à avoir une vie intérieure et spirituelle intense? Certes, personne ne peut prouver que les animaux ont une âme. Mais en ouvrant notre cœur aux autres créatures, à leurs joies et à leurs peines, nous découvrons qu’elles ont le pouvoir de nous toucher et de nous transformer. Il y a en eux une intériorité qui éveille ce qu’il y a de plus profond en nous. Accorder aux animaux le droit à une démarche spirituelle, c’est donner une nouvelle dimension à notre perception de la planète Terre : plus d’amour, de respect, de compassion, mais aussi de joie et d’harmonie. Voici un livre écrit avec cœur et passion. Ces anecdotes attachantes et inoubliables vous feront voir avec des yeux nouveaux et émerveillés les animaux qui vous entourent.

« De l’immortalité des animaux »
Eugen Drewermann – Cerf – 1992

Dans le christianisme, comme dans le judaïsme, chaque être humain a une valeur infinie parce qu’il possède une âme immortelle et qu’il dépasse donc les limites que lui assignent la nature (la mort corporelle) et la société (l’injustice). Mais cette valeur infinie de l’être humain, scellée par la résurrection, ne se dit-elle pas au détriment des animaux ? Ceux-ci, dépourvus d’immortalité individuelle, n’ont pas de fin en soi et sont ravalés au rang de simples moyens : élevage industriel intensif pour la nourriture, expérimentations diverses pour la science médicale ou pour les produits cosmétiques, mauvais traitements divers… Réfléchir sur le sort injuste réservé aux animaux, c’est reconsidérer la place – éminente, mais éphémère – de l’homme au sein de la nature, prendre conscience de notre environnement et de notre solidarité avec toute la création et redécouvrir le « souffle divin » éternel qui donne vie à tous les êtres.

« Les animaux nos humbles frères »
Jean Gaillard – Le Sarment Fayard – 1986

« Peut-on bénir les chien ? » « retrouverons-nous nos amis après la mort ? »  » la vivisection est-elle un péché ? » « l’amour qui unit le chien à son maître a-t-il une valeur pour Dieu ? »
Les amis des bêtes ont le sentiment d’être oubliés par l’Eglise. il est vrai que sa parole est devenue rare sur ce sujet. Pourtant, jamais les animaux domestiques n’ont été aussi nombreux. En vérité cet enseignement existe. Les animaux sont cités dans les premiers versets de la Genèse, avant l’homme.
Ce livre, très documenté, passionnera tous les amis des bêtes et ouvrira à tous des horizons très neufs, tout en restant dans le plein respect de la tradition la plus ancienne.

« L’animal, l’homme et Dieu »
Michel Damien – Cerf – 1978

Les animaux ont été oubliés par l’Eglise. Pourquoi la religion d’amour fondée par le Christ a-t-elle méprisé les bêtes ? Ce refus de la nature a eu des conséquences catastrophiques en forgeant des mentalités inadaptées aux problèmes de notre temps. Nous détruisons la nature et ne savons comment assurer la survie des générations futures. Pourtant, la Bible tout entière livre un enseignement précis et révolutionnaire qui n’a jamais été accueilli comme il le mérite, malgré François d’Assise. Une écologie biblique existe, qui restait à dégager des textes sacrés. Elle proclame la valeur des animaux et des plantes plus qu’aucun défenseur de la nature ne l’a jamais fait. Elle pose ouvertement le problème de la survie de nos compagnons dans l’au-delà, et y répond. C’est une vision nouvelle de la place de l’homme sur la planète qui apparaît, de ses responsabilités, et de sa véritable recherche du Christ. Le chrétien ne peut plus regarder la nature et adhérer á la Révélation biblique sans se redéfinir. Le non chrétien ne peut plus porter sur le contenu de la foi le même jugement qu’autrefois. Personne ne restera indifférent á cette recherche de l’absolu en compagnie des créatures les plus humbles.

« Un prêtre se penche sur les animaux »
Jean Gautier – Flammarion – 1965

Spécialisé dans l’histoire de la spiritualité, il publia plusieurs ouvrages qui se répandirent dans le monde savant. Mais ce qui contribua à faire connaître du grand public français et étranger fut son libre plein de poésie, de tendresse et d’humour, intitulé « un prêtre et son chien », l’un des best-sellers de 1957, traduit en plusieurs langues.
Ce volume reçut son complément quelques années plus tard dans un autre récit : « un prêtre se penche sur les animaux », où l’abbé Gautier, après avoir raconté l’histoire de son second chien et de quelques bêtes familières, essaya de résoudre, à la lumière de la Bible et de la théologie, des problèmes comme ceux de l’orgine des animaux, de leurs souffrances, de l’exstence de leur âme sensitive, de leus instincts, de leur survis hypothétique. Il consacra un important chapitre au devoir des chrétiens envers toutes les créatures vivantes.

Ouvrages sur la sensibilité et la souffrance d’un point de vue scientifique

« L’animal est-il un philosophe ? Poussins kantiens et bonobos aristotéliciens »
Yves Christen, Ed. Odile Jacob, mars 2013

« Déconstruire l’idée que l’animal serait sans intelligence, sans conscience, sans langage, etc., n’est qu’une étape vers une entreprise plus essentielle : la reconnaissance de la richesse des mondes animaux, dans leur diversité, sans céder à la tentation de les hiérarchiser. Tel est l’esprit qui m’anime dans cet ouvrage. Parce que les animaux, humains ou non humains, ne sont pas les jouets passifs du monde qui les entoure et qu’ils en sont au contraire les créateurs actifs, parce qu’ils sont porteurs d’une vision du monde, je les considère comme des philosophes. Ils ne se contentent pas de percevoir passivement leur environnement, ils l’élaborent, ils l’anticipent. Ils donnent du sens aux choses ».

« Petite histoire des grands singes »
Chris Herzfeld – Seuil- avril 2012

De l’Antiquité à nos jours, de la découverte du gorille à celle des cultures des chimpanzés, cette fascinante histoire des relations entre hommes et grands singes dévoile les comportements surprenants des bonobos, chimpanzés, gorilles et orangs-outans et leur proximité avec notre espèce.

La croyance commune en la singularité de l’homme et sa séparation radicale d’avec les autres primates ne traduirait-elle pas en fait notre angoisse d’une régression vers la bestialité ? D’où vient cette notion d’une différence de nature et quels arguments scientifiques l’ont successivement alimentée ? Comment les grands singes ont-ils été constitués en objets de savoir et d’expérimentation, prétextes à discours sur les races et sur les femmes ? Et comment s’affirment-ils aujourd’hui en partenaires et semblables pour les humains ?

« L’animal est-il une personne ? »
Yves Christen – Ed. Flammarion – Avril 2009

Longtemps nous avons considéré les animaux comme ceux que la nature avait privés des qualités que nous, les humains, possédons : l’aptitude à raisonner, apprendre, communiquer, s’adapter, décoder, transmettre, enseigner, progresser… Les travaux scientifiques ont pulvérisé cette idée reçue, et depuis la dernière décennie, ils nous surprennent encore plus. Qui sont vraiment les animaux ? On les savait joueurs, blagueurs, rieurs, féroces parfois ; on les découvre tricheurs, menteurs, trompeurs, mais aussi aimants, mélancoliques ou encore émotifs, stratèges, sensibles aux intentions d’autrui, capables de respecter une morale ou d’élaborer une culture. La très grande ingéniosité des tests et l’extraordinaire diversité des observations scientifiques (éthologie, génétique, psychologie, zoologie, primatologie, neurosciences) nous révèlent les facettes de l’intelligence et de l’identité animales, et prouvent l’absurdité qu’il y a à réduire les compétences de la bête à la seule force de son instinct. Car en dépit des caractéristiques qui fondent l’homogénéité de son espèce, chaque animal est un individu à part entière, un être social unique, complexe, et par là même un sujet de droit. Des singes aux léopards, des éléphants aux antilopes, des baleines aux dauphins, l’auteur nous propose une approche de l’altérité qui apporte beaucoup au débat sur l’exploitation et la manipulation animales. Un plaidoyer fort documenté en faveur de la personne animale.

« Homme et animal : de la douleur à la cruauté »
Sous la direction de Thierry Auffret Van Der Kemp et Jean-Claude Nouët – L’Harmattan, 2008

Lors de l’exposition  » Bêtes et Hommes  » à la Grande Halle de la Villette en octobre 2007, la Fondation Ligue française des droits de l’animal a organisé un colloque sur le thème  » Homme et animal : de la douleur à la cruauté « .
D’éminents spécialistes des sciences biologiques et des sciences humaines ont accepté d’y apporter leur savoir dans les domaines divers de la neurobiologie, de l’éthologie, de la sociologie, de la philosophie, de l’histoire et du droit. Ils ont apporté leurs réponses à des questions essentielles concernant la douleur des animaux, et les réactions de l’homme à son égard. Du point de vue du neurobiologiste, tous les animaux peuvent-ils éprouver la douleur physique et la souffrance psychique ? Comment, selon l’éthologue, peut-on reconnaître et interpréter les signes extérieurs de la souffrance des animaux ? Comment l’homme perçoit la souffrance d’autrui ? Sous l’angle de la médecine pédopsychiatrique, un enfant cruel envers un animal devient-il un adulte cruel envers l’homme ? Comment, au regard des philosophes comme des artistes plasticiens au cours des trois derniers siècles et jusqu’à aujourd’hui, la douleur et la souffrance subies par les animaux ont-elles été prises en compte par les hommes ? Selon la sociologie, des pratiques culturelles ou professionnelles sont-elles capables, en écrasant la sensibilité d’enfants ou d’adultes pour la souffrance des animaux, d’engendrer des séquelles psychologiques ? Comment le droit a-t-il pris, ou prendra-t-il en compte la douleur des animaux et la cruauté envers eux ? L’ouvrage, réalisé par la Fondation Ligue française des droits de l’animal, présente les interventions et les débats ; il est accessible à tous les publics.

« Les animaux souffrent-ils ? »
Philippe Devienne – Le Pommier – 2008

Les animaux souffrent-ils ? Pourquoi cette question, qui suscita de houleux débats au XVIIe siècle, mérite-t-elle à nouveau d’être posée ? Nous sommes à peu près tous convaincus qu’un chien souffre… mais une mouche a-t-elle mal ? Science et philosophie ont-elles définitivement clos le sujet de la douleur animale ? Et si la réponse était à chercher hors de leurs sentiers battus ?

« Emotions animales »
Karine Lou Matignon – Ed. du Chêne – 2005

Connaissons-nous réellement les animaux ? Peut-être ne soupçonnons-nous pas à quel point ils sont proches de nous ? Comme nous le démontre Karine Lou Matignon, passionnée par l’étude des comportements animaliers, ce sont des êtres sensibles, dotés d’une conscience, d’une intelligence, d’un langage, et surtout d’émotions. Tout comme les hommes, ils sont capables de ressentir et de manifester tout un panel d’états affectifs, qui va de la souffrance au plaisir, en passant par la peur, le bonheur, la jalousie, la tristesse, etc. Bien évidemment, la capacité d’éprouver des émotions est variable selon les espèces, mais, dans tous les cas, il serait réducteur de croire que les comportements des animaux ne sont que conditionnements et réflexes. C’est ainsi, dans un jeu de miroir où chacun de nous se reconnaîtra, par le biais d’histoires bouleversantes, d’anecdotes, et de réflexions personnelles, accompagnées de fantastiques photographies, que nous est racontée la très riche et intense vie des animaux.

« Les animaux pensent-ils ? »
Joëlle Proust – Bayard – 2003

Comment procéder pour savoir comment un animal voit le monde ? Comment savoir s’il pense, et de quoi sont faits ses états de conscience ? Comment éviter de simplifier, quand le terme unique d' »animal » recouvre tant d’organismes adaptés à tant de milieux différents, pourvus d’organismes sensoriels exotiques, les uns vivant solitairement, les autres socialement ?  » Peut-on dire des animaux non pourvus de langage qu’ils pensent ? Contre les partisans du mystère, qui trouvent la question insoluble, Joëlle Proust montre que la question est non seulement légitime et en principe soluble, mais doit impérativement être posée pour éclairer notre jugement sur les droits des animaux. »

« Les origines animales de la culture »
Dominique Lestel – Flammarion – 2001

L’éthologie contemporaine a opéré une révolution majeure dont on n’a pas encore pris la mesure. Les représentations classiques de l’animal ne sont plus tenables : l’opposition entre nature et culture ne suffit plus à rendre compte de la différence qui sépare l’homme de l’animal. Une véritable ethnologie est désormais nécessaire pour comprendre de nombreuses sociétés animales comme celles des chimpanzés, des éléphants ou de certains mammifères marins. Réexaminant les notions d’outils, de communication, de rationalité, Dominique Lestel montre que les comportements culturels ne constituent pas une rupture propre à l’humain, mais qu’ils émergent progressivement dans l’histoire du vivant. Il suggère par ailleurs que certains animaux doivent être considérés comme d’authentiques sujets dotés d’une histoire, d’une conscience de soi et de représentations complexes. Autant dire que le statut de l’humain doit être repensé de façon radicale : c’est là une des questions majeures du XXIe siècle

« Les poules préfèrent les cages, quand la science et l’industrie nous font croire n’importe quoi »
Armand Farrachi – Albin Michel – 2000

Il y a quelques années, une étude scientifique sur le comportement des poules élevées en batterie concluait qu’elles n’étaient pas gênées par leur cage mais s’y trouvaient, au contraire, plus en sécurité qu’ailleurs. De là à dire que les poules préfèrent les cages, il n’y a qu’un pas. Pourquoi ne pas dire alors que les veaux préfèrent être enchaînés dans l’obscurité, les otaries exhibées dans des cirques et les Indiens parqués dans des réserves ? Nous-mêmes, ne sommes-nous pas de plus en plus amenés à définir notre  » bien-être  » en fonction d’une économie qui n’hésite plus à soumettre l’homme aux impératifs de l’industrie ? Sans éthique ni morale, l’entreprise totalitaire est déjà à l’oeuvre sous diverses formes : génie génétique, pouvoir technologique, pollution et destruction de la nature, manipulation des consciences… Nous sommes dès à présent menacés par une nouvelle forme d’oppression, en attendant peut-être l’élimination progressive de tout ce qui est vivant… donc gênant. Armand Farrachi, l’auteur des Ennemis de la Terre, nous dit pourquoi et comment dans un texte particulièrement corrosif et critique. Car heureusement, il nous reste encore le droit – ou le devoir – d’en rire.

« Les animaux psychologie et comportement »
Alain Gallo – Milan – 1999

La série évolutive qui va des êtres unicellulaires aux grands singes constitue l’ascendance de l’homme. Les résultats des expériences menées en laboratoire sur la psychologie des animaux et l’analyse de leur comportement dans leur milieu naturel sont souvent inattendus. Ils enrichissent notre connaissance des mécanismes de l’évolution des espèces et de l’apparition de l’humanité. L’exploration fascinante du monde animal ne doit-elle pas nous conduire, par référence, à mieux comprendre nos propres comportements ? Tels sont les thèmes abordés dans cet ouvrage.

« Eloge de la bête »
Natalie Angier (Prix Pulitzer), Préface Boris Cyrulnik – Arléa- 1998

« Dans sa présentation d’Eloge de la Bête, Boris CYRULNIK rapporte cette « sensation étrange de retrouver dans le texte d’une jeune Américaine de trente-cinq ans quelques-unes des idées qu’on a soi-même élaborées depuis trente ans ! On a eu tant de mal à comprendre une donnée biologique, on a tant cherché, tant hésité, et puis voilà qu’on lit en une seule phrase, simple, claire et souvent drôle, le résultat de plusieurs années de réflexion. »
Natalie ANGIER nous entraîne ici dans une expédition ébouriffante vers la vie qui grouille à nos pieds. On y découvre des merveilles d’évolution qui ont pour noms : cafards, araignées, hyènes, et des parasites qui éclairent le grand mystère de la sexualité. « Eloge de la Bête » est un hymne à tout ce qui vit, à toutes les créatures belles ou laides, grandes, petites et même minuscules.
L’auteur nous dévoile la stratégie grandiose des orchidées, les mauvaises manières des dauphins, la paresse des fournis ou l’importance sexuelle de la symétrie. Mais cette pourfendeuse d’idées reçues possède surtout le rare talent de faire partager sa passion au lecteur en lui permettant d’approcher, à travers ses récits ludiques, les mécanismes fondamentaux de la vie. »

« Le dépit du gorille amoureux »
Marie-Claude Bomsel – JC Lattès – 1998

Qu’est-ce qui distingue l’homme de l’animal dans son comportement amoureux ? Professeur au Muséum, Marie-Claude Bomsel suit depuis des années, à la ménagerie du Jardin des Plantes et au cours de ses voyages, les moeurs affectives du monde sauvage.L’homme n’est pas l’espèce la plus généreuse en matière de cadeaux : araignées et volatiles pratiquent en effet l’offrande prénuptiale. Les baisers sont une volupté commune aux singes, aux morses et même aux escargots ; on rencontre l’homosexualité chez les perroquets, les primates ou les herbivores ; le goût des postures extravagantes n’est pas l’apanage du genre humain, les chimpanzés nains, ou bonobos, se révèlent fort imaginatifs. Dans le domaine de la fidélité, la classe des oiseaux domine incontestablement. Le lion est le maître de l’énergie amoureuse et le gorille reste bien mélancolique pré et post-coïtum..

« Quand les éléphants pleurent, la vie émotionnelle des animaux »
Jeffrey Moussaieff Masson, Susan Mc Carthy – Albin michel, 1997 – coll.J’ai Lu – 2001

Peur, joie, tendresse, colère… Qui n’a un jour constaté chez son animal favori la manifestation d’une émotion ou d’un sentiment ? Cet ouvrage montre toute la richesse de la vie émotionnelle des animaux et pose la question du comportement de l’homme à leur égard.
Il propose également des portraits inoubliables, comme cet éléphant héroïque qui sauve un bébé rhinocéros, ou encore ce gorille mélomane qui ne veut pas manquer Pavarotti à la télévision.
Déjà considéré sur le plan international comme le livre clé sur la condition animale, Quand les éléphants pleurent devrait radicalement bouleverser nos consciences. Car dans un monde où se pratiquent sans remords les tortures et autres aberrations qui nous ont menés à la vache folle, il devient vital de rappeler que le mot u animal N remonte au latin anima, c’est-à-dire « l’âme ».
Notre avis : un livre émouvant qui fait tomber toutes les propos de Descartes, selon lequel l’animal est une machine. Un livre à se procurer.

« Biologie et Animal » (Tome I) 
Collectif Presses de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse, 1988

En mai 1987 la communauté scientifique de Toulouse sous l’impulsion de l’Association « Homme, Animal et Société » présidée par la Professeur Alain Couret, entouré d’Alain Gallo, Frédéric Ogé, organisait une semaine de colloques sur des thèmes aussi divers que Biologie et Animal, Droit et Animal, Histoire et Animal.
Les principales communications présentées au cours de cette semaine « Homme, Animal et Société » sont rassemblées et présentées dans des volumes publiés par les Presses de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse.

« La pensée animale »
Donald R.Griffin – Denoêl – 1988

Collection Présence de la science . Etre un animal , qu’est-ce que cela veut dire ? Singes , dauphins , corbeaux , poissons-lunes , abeilles , fourmis : à quoi pensent-ils tous ? Cet ouvrage est un pas décisif vers une meilleure compréhension de ces milliards d’êtres qui sont nos compagnons sur la terre

« La souffrance animale ou l’étude objective du bien-être animal »
Marian Stamp Dawkins, traduit et adapté par Robert Dantzer – Editions du point vétérinaire – 1983

Souffrent-ils, ces milliers d’animaux que nous utilisons pour notre bien-être ou pour notre plaisir ? Bien sûr, il ne suffit pas, pour le savoir, de les regarder vivre et d’essayer de se mettre à leur place. La façon de traiter les animaux, qu’ils soient sauvages, captifs, d’élevage, de laboratoire ou simplement des animaux familiers, est l’objet de controverses passionnées.
Marian Dawkins, qui étudie depuis plusieurs années le comportement animal à l’Université d’Oxford, pense que l’étude scientifique de la souffrance est en mesure d’apporter une contribution majeure aux débats sur la protection animale ; elle nous expose dans son livre, de façon claire et documentée, les différentes méthodes objectives, complémentaires, qui peuvent servir à l’appréciation du bien-être ou de de la souffrance des animaux avec lesquels nous vivons.
Un livre qui s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux animaux ou ont à débattre de la manière de les traiter… un guide précieux pour toute réflexion sur la protection animale. ettre à leur place.
La façon de traiter les animaux, qu’ils soient sauvages, captifs, d’élevage

« Mémoire de singe et parole d’homme »
Boris Cyrulnik – Hachette / Pluriel – 1983

L’observation du comportement des animaux, de la manière dont ils manifestent leurs souffrances psychiques, pose d’étonnantes questions et nous oblige à remettre en cause nos plus belles certitudes, L’homme possède pour s’exprimer bien d’autre moyens que la parole, son histoire s’articule à sa biologie, son équipement génétique participe à ses constructions sociales. Tandis que le zoologue montre que le singe figé dans son isolement recommence à vivre depuis qu’on lui a offert un leurre sur lequel il fixe son affection, que la paralysie hystérique du chien a disparu depuis que ses maîtres le caressent, le psychologue tente d’établir un lien avec l’enfant abandonné qui se laisse mourir de faim parce qu’il n’a rencontré personne à aimer. Dans ce livre très vivant, plein d’anecdotes, écrit dans un langage simple et drôle, Boris Cyrulnik montre que l’éthologie constitue un trésor à hypothèses et un modèle pour la recherche.

« L’animal dans la vie de l’enfant »
Sous la direction de Michel Soulé – les éditions ESF – 1980

Le contraste est manifeste, entre les rôles multiples de l’animal dans la vie de tous les jours des enfants à tous les âges et le peu de place qu’il tient dans les écrits théoriques ou les récits de cures. Si, depuis « Le petit Hans »,il figure au panthéon des objets symboliques phobogènes, en revanche il reste à étudier bien d’autres de ses utilités. Il intervient dans les récits imaginaires qu’on raconte ou qu’on lit à l’enfant. Il donne forme à l’objet transitionnel, puis devient le jouet confident, dont le matériau n’est pas indifférent.
L’animal vivant est tôuché, imité, il aide au développement moteur. Pré-modèle d’identification, il joue au gré des besoins, le rôle d’enfant ou celui de parent.
L’observation des singularités de l’anatomie, de la physiologie, de la sexualité, de la vie instinctuelle, de la maladie; de la disparition et de la mort se font grâce à lui. Compagnon, support de projection, interlocuteur, alter ego, et désormais rééducateur, il rend la vie avec les adultes tolérable.
Les rôles si divers que tiennent les animaux dans un vaste domaine souvent ignoré de la vie de l’enfant sont étudiés dans ce livre, grâce à plusieurs modes d’approche, tous passionnants. Michel Soulé

« Trois essais sur le comportement animal et humain »
Konrad Lorenz – Seuil/Points – 1974

Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. Tout en rendant compte de ses observations précises des comportements animaux, Lorenz fixe dans ces textes les méthodes de l’éthologie et donne à celle-ci son premier contenu de science positive. Il en expose les principales acquisitions, soulignant la continuité des sociétés animales et humaines et, sans se départir de sa rigueur scientifique, montrant les prolongements philosophiques de ses études sur l’instinct.

Ouvrages sur l’expérimentation animale, la recherche, la vivisection

« Animaux cobayes & victimes humaines »
Hélène Sarraseca – Danglès – 2006

Si la vivisection pouvait être l’un des rares moyens de faire progresser les connaissances il y a cent ans, il est temps aujourd’hui d’utiliser toutes les techniques dont nous disposons pour explorer le corps humain dans son état normal ou pathologique et de tirer des leçons des échecs auxquels l’expérimentation animale nous a conduits. Il est temps d’entendre les chercheurs qui s’opposent, pour des raisons strictement scientifiques, à l’utilisation des animaux dans la recherche biomédicale. Pour construire une nouvelle biologie, une nouvelle attitude envers les animaux et envers les humains, il est moins nécessaires de juger les acteurs du passé que de prendre conscience des possibilités actuelles et des raisons de nos échecs sanitaires. C’est à quoi ce livre espère contribuer. L’auteur développe trois thème principaux : l’expérimentation animale, définition et chiffres ; l’expérimentation animale dans la loi et dans les faits ; les principales utilisations des animaux.

« L’animal, objet d’expériences, entre l’éthique et la santé publique »
Karine Lou Matignon – Carrière – 1998

Depuis la fin des années 70, la lutte s’intensifie entre les partisans et les opposants de l’expérimentation animale.
Les termes du débat ont cependant évolué. Aujourd’hui, d’éminents scientifiques rejettent le modèle animal, qu’ils considèrent comme un handicap pour l’avenir de la recherche et un danger pour la santé publique. Qui sont donc ces rebelles qui font figure d’hérétiques dans les milieux de la science médicale ? Quelles sont les méthodes dites alternatives qu’ils proposent de développer ? A l’inverse, en abandonnant complétement l’étude sur l’organisme animal, ne risque-t-on pas d’ignorer certaines étapes décisives et indispensables ? Les deux camps disposent d’arguments puissants.
Comment y voir plus clair ? Au terme de deux ans et demi d’enquête auprès du laboratoire de recherche, de comités de défense de l’expérimentation animale, d’entreprises ayant recours à cette méthode ou y ayant renoncé, d’associations de défense des animaux, de centres d’élevage, du milieu estudiantin, Karine Lou Matignon montre comment la question de l’expérimentation animale soulève un grand nombre de problèmes, ignorés de la plupart d’entre nous, touchant à la connaissance, à la santé, à l’économie, à l’éthique et au respect du vivant.
Ce livre original, accessible au grand public, propose une vision synthétique et nouvelle du problème, à la fois humaine et raisonnable, qui permet de dépasser une approche manichéenne et passionnelle de cette question.

« Holocauste »
Milly Schär-Manzoli – ATRA – 1991

Ce livre n’hésite pas à vous conduire dans des laboratoires de vivisection, il vous montre ce qui se pratique sur les animaux soumis aux expériences. Censure et clandestinité tombent, la vérité atroce est dévoilée par les vivisecteurs mêmes, qui ont écrit et signés 150 documents concernant leur recherches.
C’est l’actualité en matière de vivisection, pour la première fois dans un livre choquant et bouleversant. Que se passe-t-il dans les laboratoires ? A quelles expériences sont soumis les animaux ? Les pratiques, le trafic, les élevages, les lois qui réglementent la vivisection, quelques aspects du lobby sont révélés. un cri de douleur que tous doivent connaître et faire connaître, car se taire signifie être complice.

« L’impératrice nue »
Hans Ruesch – Ed.Nenki

Ce nouvel écrit de Hans RUESCH est la suite logique de son livre sensationnel « Expérimentation animale – Honte et échecs de la médecine ». Il expose comment, avec l’aide des agences de presse et par la vénalité des mass-médias, le public a subi un lavage de cerveau le poussant à mettre « soins médicaux » et « santé » sur un même pied d’égalité, alors qu’en réalité il s’agit précisément du contraire : la médecine moderne est devenue à présent la source primordiale des maladies.
C’est ainsi qu’en un an, 1,5 million d’Américains ont dû être hospitalisés par suite de l’administration de médicaments qui auraient dû les « guérir » d’une chose ou d’une autre.
L’expérimentation animale, immanquablement trompeuse, est évidemment l’alibi forgé par la Puissance Médicale pour extorquer de fabuleuses subventions pour une fausse recherche et pour protéger les fabricants de médicaments contre les poursuites en justice chaque fois que les suites néfastes de l’un de leurs produits ne peuvent plus être cachées.
Le présent livre fournit les preuves de ce qui est avancé et, de plus, expose au grand jour des faits que nombre d’individus puissants voudraient voir enterrés à tout jamais.

« J’accuse ! »
Milly Schär Manzoli – ATA – 1982

Saviez-vous que les analgésiques, les hormones synthétiques et les antibiotiques provoquent le cancer ? Que les psychopharmaceutiques mènent à la folie, que la plupart des maladies qui aflignet l’humanité ne sont que le résultat de traitements médicaux ? Saviez-vous que des dizaines de millions de personnes meurent chaque année pour avoit été soumises à des thérapies ordonnées par des spécialistes, que des phocomélies, des cardiopathies enfantines et des agranulocytoses peuvent être provoquées par les médicaments ?
« J’accuse ! » , l’industrie pharmacologique est la grande accusée. Et avec elle, la méthode employés pour découvrir et tester leur médicaments l’expérimentation sur les animaux, dont l’échec scientifique a été sanctionné par des médécins et des chercheurs…

« La vivisection »
Emile potelle – Editions de la Coalition Mondiale pour l’Abolition de la Vivisection – 1980

Sait-on toute l’horreur des expériences de vivisection ? Sait-on que l’on cuit vifs des animaux au four, qu’on leur brûle les yeux et la peau aux produits chimiques, qu’on les perfore au laser, qu’on leur détruit le cerveau à l’acide, et tout le corps aux radiations, qu’on leur écrase les pattes au marteau et quon comme sur eux mille autres crimes… !
Seveso !… Love Canal !… Des populations entières frappées par la terrible dioxine… les yeux s’ouvrent !… La même firme qui teste la dioxine sur les animaux, a fait la guerre aux Vietnamiens en produisant les défoliants, et maintenant subsidie les polices politiques et les camps de torture en Amérique Latine !… On découvre que l’expérimentation sur l’animal, utilisée comme preuve, est en fait à l’origine de la prolifération des toxiques et de la pollution mondiale, tout comme elle est à l’origine de la thalidomide, du stiboestrol et de cent autres substances produisant chez l’homme malformations, accidents héréditaires et cancers congénitaix… La vivisection, c’est la guerre déclarée à la vie, à travers l’animal…

« Honte et échec de la médecine, (précédemment publié sous le nom « Ces bêtes qu’on torture inutilement ») »
Hans Ruesch – Ed.Pierre Marcel Favre – première édition 1980

Bien sûr, nous connaissons l’opinion générale : « la vivisection est parfois cruelle, mais elle sauve des vies. A choisir entre un chat et un enfant, de choisis l’enfant. » Mais s’il s’agissait d’une monstrueuse tromperie, due à la coalition d’une industrie pharmaceutique toute puissante et d’une certaine médecine qui a tournée le dos à Hippocrate, l’antivivisectionniste de la première heure ?
Ce livre est accablant pour la recherche actuelle : il fait une démonstration éclairante des contre – vérités danslesquelles baigne notre société.

Ouvrages sur les animaux captifs et de « divertissement » : zoos, cirques, corrida

« Wattana, un orangoutan à Paris »
Chris Herzfeld, Ed. Manuel Payot, 2012

A travers l’histoire de Wattana, femelle orang-outan élevée par les hommes et arrivée à l’âge de trois ans à la ménagerie du Jardin des Plantes, le primatologue dévoile la vie de ces grands singes qui vivent dans les parcs zoologiques mais que les visiteurs ne connaissent pas. Les primates ont des capacités incroyables d’adaptation et s’approprient les habitudes des humains.

« Corrida Basta ! »
Christian Laborde – Robert Laffont – 2009

80% des Français se déclarent contre les corridas, et Christian Laborde est le premier d’entre eux. « Corrida, basta ! » est un pamphlet anticorrida radical et littéraire, porté par une plume insolente, irrespectueuse mais aussi poétique et ironique. Convoquant pêle-mêle Gandhi, Zola, saint François d’Assise, Hugo, le Pape, des imams ou le Dalaï-Lama, l’auteur de « L’Os de Dionysos » (censuré pour « lubricité et paganisme » avant de devenir un best-seller) n’hésite pas à s’attaquer aux amateurs et aux politiques partisans de la corrida. S’appuyant sur les écrits de psychologues et d’ethnologues, il démontre la nocivité d’un tel spectacle pour le mental des jeunes comme pour celui des adultes. Tel un chirurgien, il en décrit l’incroyable cruauté avant de louer la beauté et la bravoure des taureaux et des chevaux. Voici un procureur qui traduit sa fureur dans une langue superbe et avec une émotion qui égale son talent.

« Histoire de la corrida en Europe du XVIIIe au XXIe siècle »
Elisabeth Hardouin-Fugier – Connaissance et Savoirs – 2005

Jusqu’au XXe siècle, le sujet était « interdit à ceux qui n’en ont point de charge et ne sont de la profession ». En conséquence, les amoureux espagnols et français de la corrida, les aficionados, ont rempli des bibliothèques entières de leurs textes, descriptions à vocation littéraire ou touristique, fictions érotiques ou héroïques, toujours du point de vue de l’homme, jamais de celui du taureau. Cette époque est close. L’Histoire avec un grand H, celle des mentalités, des pratiques ludiques et culturelles, les études picturales, littéraires, juridiques, médiatiques passent au crible de l’ardente curiosité de l’auteur.
Elle exploite tous les documents et références relatifs à la corrida, de Canetti à Coluche, de Goya aux publicités, en passant par M. Leiris, G. Bataille, Hemingway et Montherlant, ainsi que les actuels grands traités sur la violence et la victimologie. L’auteur suit les politiques sur les gradins, les électeurs dans les sondages, les aficionados dans leurs déclarations, les « empêcheurs de torturer en rond » aux arènes et aux conseils municipaux. Si on les interroge, tout et tous parlent, les taureaux aussi.

« Zoos, histoire des jardins zoologiques en Occident (XVIè – XXè siècle) »
Eric Baratay et Eisabeth Hardouin Fugier – Ed.La découverte – 1998

L’animal sauvage n’a jamais cessé de fasciner les hommes. Afin de nourrir leur passion pour les collections, ils inventèrent les zoos, ces lieux uniques où s’exprime leur désir de dominer la nature pour mieux la connaître. Dans cet ouvrage passionnant et documenté, Eric Baratay et Elisabeth Hardouin-Fugier retracent l’histoire des ménageries et jardins zoologiques en Occident. Ils montrent ainsi comment, à partir du XVIe siècle, les aristocrates de l’âge baroque mettent en scène quantité de bêtes exotiques dans leurs ménageries. Enfermés, au service d’un pouvoir soucieux de se montrer, les animaux suscitent aussi la passion des naturalistes et éveillent la curiosité du peuple. Au XIXe siècle, l’urbanisation et la colonisation favorisent la multiplication des jardins zoologiques où les animaux, importés par milliers, sont dressés à jouer le rôle de fauves vaincus, de bétail domestiqué ou de gentils compagnons devant un public toujours plus nombreux. Aujourd’hui, le zoo ne va plus de soi : interpellé par la disparition de la faune sauvage, il se doit d’offrir à un public nostalgique le mirage d’une nature préservée et à ses détracteurs l’illusion d’un sauvetage des espèces en perdition. Fourmillant d’anecdotes, l’ouvrage d’Éric Baratay et Elisabeth Hardouin-Fugier nous fait pénétrer dans les coulisses de cette institution méconnue. Mais son ambition est aussi d’offrir au lecteur une contribution inédite à l’histoire politique, culturelle, sociale et esthétique de l’Occident.

« La mort donnée en spectacle ou petit manuel à l’usage des anti-corrida »
Claire Starozinski – 1998

Simone de Beauvoir expliquait l’offre de la prostitution féminine par la demande expresse qu’en font ses clients. De la même manière, il suffirait que le spectacle de la mort cesse d’alimenter le sadisme inavoué des amateurs de corridas pour que la torture légale des taureaux soit supprimée. Derrière les mots de «tradition», de «spectacle», d’«art» se cache aussi, malsaine et millénaire, la passion inavouable de la mort. Les spectateurs qui applaudissaient autrefois le massacre des gladiateurs sont les mêmes qui jouissent, aujourd’hui, de la mise à mort du taureau. Le goût du cadavre, de la souffrance et du sang n’a pas vieilli. Simplement, derrière les ors, la lumière, la fanfare et de fallacieux prétextes, s’exprime une passion morbide. Celui ou celle qui n’oserait pas tordre le cou à un poulet, se repaît de l’agonie d’un splendide animal. Les condamnés de la place de Grève n’étaient-ils pas déjà l’objet d’une curiosité morbide ? Et si les exécutions publiques ont été interdites par l’État, c’est bien parce qu’elles provoquaient des élans malsains auprès d’un public friand de meurtre… Car enfin, de quel droit l’être humain peut-il, au nom de son seul plaisir, torturer un autre être vivant, sous prétexte que ce dernier est plus faible ou moins intelligent ? Je me sens complice, toute cruauté me révolte, et c’est cette révolte-là que je veux porter dans le discours anti-corrida.

« La corrida »
Eric Baratay et Elisabeth Hardouin – Fugier – PUF Que sais-je ? – 1995

Des origines de la corrida aux techniques et stratégie du spectacle au XXème, cet ouvrage dresse un panorama de ce « divertissement » et de la polémique qui l’entoure.

« La Mafia Tauromaniaque, Pamphlet »
Alain Perret – Les écrits sauvages – 1993

« Ce livre que vous avez dans les mains est un outil. Ne vous laissez plus embobiner par les discours esthétisants des aficionados. Tous les arguments essentiels sont dans ce livre. C’est un livre de combat, documenté, précis, une mine d’informations indispensables pour réussir un jour à convaincre tout le monde de délaisser ces coutumes qui consistent à se réjouir d’une douleur. » (Philippe Val)

« J’ai enfin pu me faire lire le texte de votre livre. Vous le qualifiez quelque part de « pamphlet » et ce mot me sembleparfaitementa déquat. Votre style se veut en effet vant tout vivant, pittoresque et parfois humoristique : les calembours n’y manquent pas.
Un pamphlet se présente tout seul sans avoir à recourir à une autorité extérieure : à vrai dire, préface t-on un croi ou une explosion ? » (Professeur Théodore Monod, Membre de l’Institut)

« Zoo, si les bêtes parlaient, si le public savait »
Louise Beaudin, vétérinaire – Ed. Michel Quintin – 1986

Zoo, c’est…
– Roméo et Juliette, les orangs-outans amoureux
– Zira, une petite gorille arrachée à sa forêt natale pour courtiser les visiteurs
– un bébé wapiti mort de faim après une longue agonie parce que l’auge était trop haute
– deux cerfs européens morts de soif parce que les conduites étaient gelées.

Voilà quelques faits parmi d’autres, innombrables, dont a été témoin Louise Beaudin, alors vétérinaire au zoo de Granby, et qu’elle nous livre ici en un récit bouleversant.
Avec elle nous serrons les poings devant un autre gâchis occasionné par les calculs et la négligence. Avec elle aussi, nous sourions, attendris devant Noiraud le gibbon, s’adonnant à la haute voltige avec sa fille Vanissa et saluant son auditoire comme une vedette devant Wowo le chimapnzé qui montre son « bobo » d’un air pitoyable, devant les petits tigres s’étirant contre le ventre de leur mère, dodus, repus…
Ce livre nous faite passer par toutes les émotions. Jamis plus nous ne pour être indifférents au sort des animaux en captivité. Suffira-t-il à amorcer une réflexion agissante ?

« Film : Zoos, l’enfer du décor »
Pablo Knudsen

Zoos, l’enfer du décor est un documentaire, qui explore la question de l’enfermement animal au sein des espaces zoologiques. Le film interroge la position à adopter vis-à-vis de cette forme d’exploitation animale, qui est de plus en plus contestée. En attribuant une place de choix au dialogue, et par la présence de nombreux intervenants : historiens, philosophe, éthologue, assistant zoologique, militants, etc., le film fait naître une réflexion pertinente, et développe ainsi plusieurs problématiques directement liées à la question de l’enfermement animal.
À commander sur le site de L214.

Ouvrages sur l’élevage, le transport d’animaux et les abattoirs

« Ces bêtes qu’on abat, journal d’un enquêteur dans les abattoirs français (1993 -2008) »
Jean-Luc Daub, L’Harmattan – 2009

La viande coûte cher aux animaux. Engraissés dans des bâtiments obscurs dont ils ne sortent que pour être abattus, privés de toute relation avec leurs congénères, entravés, parfois au point de ne pouvoir bouger, ces animaux sont tués à la chaîne dans l’indifférence la plus absolue. Les enquêtes effectuées par Jean-Luc Daub dans les abattoirs français durant une quinzaine d’années lèvent le voile sur le malheur de milliards d’animaux. La force de ce témoignage tient dans la description, d’une précision extrême, des opérations d’abattage qui font inexorablement passer les bêtes de vie à trépas, dans ces lieux dont la législation dit qu’« aucun animal ne doit ressortir vivant ».

« Mauvaises nouvelles de la chair »
Marie Rouanet – Albim Michel – 2008

Qui d’autre que Marie Rouanet pourrait raconter avec grâce le fonctionnement des élevages en batterie, le mode de reproduction intensif des moutons, porcs, poulets, vaches et autres cochons… ? Inséminations artificielles, gavages en tous genres n’auront plus de secrets pour le lecteur à qui elle n’épargne rien, pas même les horreurs de l’abattoir où « la mort donnée en série a des airs de massacre ». Ce n’est pas tant la mort de l’animal que déplore Marie Rouanet mais l’élevage industriel, dont elle montre avec crudité, toute la cruauté. Si elle reconnaît des îlots sauvegardés, comme l’élevage de brebis pour le roquefort, elle s’insurge contre « la chair que nous consommons, génétiquement contrôlée, encasernée, scientifiquement élevée, nourrie, désaisonnalisée ». Un livre polémique et virulant (d’autant plus fort qu’il est écrit brillamment) pour dénoncer la malbouffe.

« La mort n’est pas notre métier »
Jocelyne Porcher – L’aube intervention – 2003

La mort n’est pas notre métier est un livre sur les éleveurs, les animaux d’élevage et le monde de la campagne. Dès la première ligne, on plonge au coeur de ce monde étrange, aujourd’hui si méconnu : Piggy est un verrat souffleur idéal. Sa fonction est de stimuler les chaleurs des truies… Certes, mais nous apprenons aussitôt que Piggy est une machine à piles et comprenons que cet essai, au-delà de son immense savoir sur la vraie vie des campagnes, va nous amener à une réflexion sur ce que nous avons fait de l’animal et, au fond, sur ce que nous faisons du vivant – avec nos animaux d’élevage, mais aussi avec nous-mêmes. Jocelyne Porcher est une chercheuse scientifique passionnée par l’élevage ; elle a rencontré de très nombreux éleveurs – elle les cite abondamment -, elle les a écoutés, vus travailler, s’interroger, vivre. Ses éleveurs travaillent pour la vie de leurs bêtes, mais pour la nôtre aussi, puisqu’ils nous nourrissent. Mais, paradoxalement et de plus en plus, ils sont envahis par la mort, le mal-être d’un élevage sans cesse plus intensif, traversé par des crises terribles comme celles de la vache folle ou de la tremblante du mouton. Alors, ils veulent nous rappeler que la mort n’est pas leur métier. Que les conditions de production qui leur sont imposées ont bouleversé la vie des bêtes et leur métier d’éleveur, le bien-être de l’animal et la noblesse du métier d’éleveur étant inséparables. Nous l’avons peut-être trop oublié. Un livre riche, écrit comme un récit, nourri d’informations et d’observations précises, et en même temps un livre qui oblige à réfléchir sur la vie – la leur, la nôtre. (Jean Viard)

« Les animaux d’élevage ont-ils droit au bien-être ? »
Florence Burgat, Robert Dantzer – INRA – 2001

Les quantités de viande, de lait et d’œufs produites se sont accrues de façon spectaculaire au cours des cinquante dernières années.
L’élevage traditionnel a cédé le pas à de grandes usines spécialisées, engendrant une profonde mutation des conditions de vie des animaux : environnement artificiel caractérisé par l’enfermement, l’augmentation de la taille du troupeau, la réduction de la surface au sol et la rupture précoce des liens sociaux. Simultanément, l’alimentation des animaux a été uniformisée et adaptée aux besoins de production.
De nombreuses manipulations, éventuellement associées à des transports, viennent ponctuer l’existence d’animaux qui, en dehors de ces épisodes, sont, pour la plupart d’entre eux, maintenus en claustration jusqu’à l’abattage. La course à la productivité et la sélection génétique sur la base des performances zootechniques n’ont cependant pas altéré ce qui caractérise avant tout l’animal, à savoir d’être vivant et sensible.
Comment dès lors escamoter la question de la légitimité des traitements auxquels il est soumis en élevage industriel ? Cet ouvrage collectif met au jour les conceptions de l’animal qui sous-tendent un tel système et interroge la nature des recherches conduites au titre du bien-être animal. Aux côtés des aspects factuels, il apporte un éclairage sur les principales questions juridiques, éthiques et philosophiques qui entourent le statut des animaux.

« Le mangeur et l’animal, mutation de l’élevage et de la consommation »
Dirigé par Monique Paillat – autrement / mutations n°172 – 1997

Comment, dans le contexte actuel, mieux comprendre les aspects de l’élevage, son évolution spectaculaire et complexe, et ses conséquences sur la consommation contemporaine ? La question essentielle et désormais incontournable doit être posée : comment évoluera le principe de l’intensivité dans une société où les modes alimentaires sont en pleine mutation, et où le consommateur ne peut plus être ignoré ?
Les réalités de l’économie, les considérations sur l’animal, les mutations des modes alimentaires et les contradictions du consommateur sont autant de sujets traités à travers l’exemple du veau. Recoupant, voire opposant une série de points de vue, cet ouvrage, fruit d’une réflexion de professionnels, entend répondre aux angoisses du mangeur moderne.
Maurice Aymard, Gérard Barbin, Florence Burgat, Julien Coléou, Robert Dantzer, Claude Fischler, Jean-Luc Mayaud, Colette Méchin, Jean-Pierre Poulain.

« Comportement et bien-être animal »
Coordinateurs M.Picard, R.H. Porter et J.P. Signoret – INRA Editions, 1994

La préoccupation éthique du bien-être de l’animal d’élevage est le fait d’une société urbaine qui s’interroge sur des techniques qu’elle ne côtoie plus. De la naissance à l’abattage, l’adaptation comportementale des animaux domestiques aux conditions de leur environnement a fait récememnt l’objet de nombreuses recherches, dont les résultats sont en partie présentés dans ce livre.
Certains modes d’élevage (truies attachées, poules en cage) sont ici réanalysés du point de vue de l’animal . Il y a inconfort voire stress lorsque l’animal ne peut pas s’adapter à son environnement et non du fait d’un système d’élevage en particulier.
Pour un bien-être animal raisonné, cet ouvrage propose des bases techniques et scientifiques aux producteurs et consommateurs, aux protectionnistes, législateurs et chercheurs.

« Le grand massacre »
Alfred Kastler (Prix Nobel), Michel Damien, Jean-claude Nouet – Fayard – 1981

Un monde hallucinant : l’élevage intensif.
Il est urgent que le Français qui mange chaque année 107 kg de viande soit informé de la nature des produits qu’il consomme…
Au mépris de notre santé, mais pour le plus grand bénéfice des trusts agro-alimentaires qui organisent ce marché de la viande, cet élevage concentrationnaire est en train de se développer dans le plus grand secret…
Cette enquête, menée aussi bien dans les « usines à viande » qu’auprès des responsables, veut alerter l’opinion publique.
Il faut que cesse ce grand massacre, l’une des expressions les plus hideuses de notre société…

Ouvrages sur la consommation de viande et le véganisme

« Le cri de la carotte »
Sandrine Delorme, Aventure gauloise d’une végétarienne, le pont sur les i, mars, 2013

Un baiser langoureux mais que j’ai bien du mal à apprécier à sa juste valeur, un dernier encouragement de la part de mon preux chevalier, et m’y voici. Jolly Scooter repart dans le flot des bêtes motorisées, tandis que je rejoins le groupe de celles et ceux qui brandissent des photos géantes de bêtes gigantesquement torturées. Les photos. Au début, je faisais tout pour éviter que mon regard ne les croise.
Maintenant, j’y suis habituée. Ou plutôt, je fais comme si. Je me concentre sur l’Autre, celui auquel n’importe quelle photo ne suffira peut-être jamais. L’Autre. Celui qui déjà m’assène : « C’est débile, votre truc ! » – Que voulez-vous dire ? – C’est débile ! Faut bien manger ! Et les légumes aussi, ils souffrent !

« No steak »
Aymeric Caron – Ed.Fayard – janvier 2013

Bientôt, nous ne mangerons plus de viande. Nous cesserons définitivement de tuer des êtres vivants – 60 milliards d’animaux chaque année – pour nous en nourrir. Épuisement des sols, utilisation abusive des ressources en eau, pollution des nappes phréatiques, réchauffement climatique, manque de surfaces agricoles : ce rythme est intenable. Et il le sera d’autant plus lorsque nous serons 9 ou 10 milliards en 2050, et peut-être 15 milliards en 2100. Nous allons donc cesser de manger de la viande parce que notre planète nous l’ordonne, mais pas seulement pour cette raison. Le passage à un régime végétarien va faire partie d’une nouvelle phase de notre évolution. La science nous prouve un peu plus chaque jour que, contrairement à ce que nous avons longtemps prétendu, les animaux sont des êtres qui souffrent, ressentent des émotions et ont une vie sociale. Et c’est là que la philosophie prend le relais. Depuis une trentaine d’années, l’éthique animale nous invite à reconsidérer totalement nos devoirs moraux vis-à-vis des autres animaux, auxquels nous sommes tenus d’accorder des droits. Mais, pourrait-on répliquer, ne faisons-nous pas partie d’un système alimentaire où il est normal de manger et d’être mangé ? Non. Nous ne faisons partie d’aucun système, si ce n’est celui que nous mettons en place grâce à ce que la Nature nous a offert en cadeau et dont nous nous servons parfois à mauvais escient : la conscience. Plus se réduit la frontière entre l’homme et les autres espèces, plus se rapproche l’heure où la viande aura disparu.

« Faut-il manger les animaux »
Jonathan Safran Foer- Ed. de l’Olivier- janvier 2011

Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête.
Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d’une ferme où l’on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l’abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d’une civilisation qui respectait encore l’animal. Choquant, drôle, inattendu, ce livre d’un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe

« Bidoche »
Fabrice Nicolino – Ed. Les liens qui libèrent – 2009

Je crois savoir ce que manger veut dire. Mais je dois ajouter que, chemin faisant, j’ai changé d’avis et de goût. Derrière une côte de boeuf, j’ai fini par voir un boeuf. Derrière un gigot, un agneau. Derrière un jambon, un cochon… On peut parler d’un choc, immense et lent. L’histoire que je vais vous raconter est une formidable aventure aux conséquences inouïes. Où rien n’était inévitable. Comment des animaux sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils chaque jour, en notre nom, de nouvelles méthodes pour  » fabriquer  » de la  » matière  » à partir d’êtres vivants et sensibles ? Pourquoi leurs laboratoires sont-ils aussi anonymes que secrets ? Pourquoi l’industrie de la bidoche est-elle dotée d’une puissance qui cloue le bec de ses rares critiques ? A la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l’élevage industriel ? Pour quelle raison folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d’antibiotiques et d’hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver la famine et dans des proportions étonnantes la si grave crise climatique ? Qui est responsable ? Et y a-t-il des coupables ? La réponse n’a rien d’évident, mais elle existe, dans les deux cas. Ce livre vous convie à une plongée dont vous ne sortirez pas indemne. A la condition de le lire pour de vrai, vous ferez ensuite partie d’une tribu en expansion, mais qui demeure on ne peut plus minoritaire. La tribu de ceux qui savent.

« Nous sommes ce que nous mangeons »
Janes Goodall, Gary McAvoy et Gail Hudson – Acte Sud – 2008

Les ressources naturelles à la base de l’alimentation de l’homme et des animaux sont gravement menacées : déforestation, surexploitation des sols, élevage intensif, pollution des océans. C’est en constatant que ces problèmes sont liés au mode de vie adopté par les grands pays industrialisés que la grande primatologue Jane Goodall a commencé à s’intéresser de près à la nourriture des hommes – une nourriture de plus en plus dénaturée. Face à de tels enjeux, le Dr Jane Goodall propose des réponses immédiates, accessibles à tous. La grande dame des chimpanzés fait ainsi bénéficier le lecteur de ses expériences de scientifique et de fondatrice de l’Institut Jane Goodall, qui inscrit son action dans une démarche globale de protection de la biodiversité, d’aide à la gestion durable et équitable des ressources. Au-delà d’une synthèse des grandes questions alimentaires d’aujourd’hui, ce livre engagé propose des éléments concrets aux consommateurs qui veulent se réapproprier la liberté de bien se nourrir.

« Tous végétariens demain… »
Lucy et Sofy – Ibis rouge éditions, 2002

Chacun d’entre nous est différent mais…
Chacun d’entre nous désire être plus généreux, plus intelligent et surtout plus heureux ! Il y a plusieurs chemins pour y arriver, je ne prétends pas tous les connaître, je vous propose simplement de suivre celui que j’ai trouvé.
Ce chemin est facile, il n’y a pas d’exercices rigoureux à pratiquer, il y a juste à faire la prise de conscience de l’interrelation avec tout ce qui existe. Nous savons que le corps et l’esprit d’un être humain sont reliés entre eux, et la science, la vraie, le reconnaît maintenant. D’autre part lorsque l’on a commencé le chemin, on arrive très vite à comprendre que le respect de soi passe par celui de la vie, donc de la planète donc? de ses habitants, quels qu’ils soient !

« Se nourrir sans faire souffrir, la planète, le tiers-monde, les animaux et nous »
John Robbins – Stanké partage – 2001

Il faut le lire avant qu’il ne soit trop tard.
Trop tard pour votre propre santé et trop tard pour notre environnement. Mais attention : pour le lire, il faut avoir le cœur bien accroché, car il lève le voile sur des vérités stupéfiantes concernant les aliments que vous mettez tous les jours dans votre assiette. Vous serez sûrement outré d’apprendre dans quelles conditions effroyables et de plus en plus déplorables sont élevés les animaux dont vous vous nourrissez.
Vous apprendrez comment on utilise à outrance toutes sortes de produits chimiques : hormones, pesticides, antibiotiques (3 500 différentes sortes de médicaments vétérinaires), pour maintenir en vie bœufs, veaux, vaches, cochons et poulets qui composent vos menus. Vous apprendrez enfin comment, sans le savoir, vous absorbez à votre tour tous ces produits chimiques. Se nourrir sans faire souffrir est un dossier solide, informé, argumenté et féroce, une enquête d’une rigueur absolue.
Un livre qui dénonce les souffrances, la destruction et les maladies érigées par nos mauvaises habitudes alimentaires. Un livre qui bouleverse, certes, mais qui apporte aussi des solutions pour éviter cardiopathies, cancers, ostéoporose, diabète et autres fléaux de notre époque. Après le veau et le poulet aux hormones, le poulet à la dioxine et le nitrate dans l’eau ; après la vache folle (dès 1923, un pédagogue avait déjà prévu ce qui allait arriver si on nourrissait les vaches avec de la viande) ; Après la fièvre aphteuse, la tremblante du mouton, le porc fourré aux antibiotiques et le poisson au mercure, on nous annonce le clonage des espèces.
Bon appétit ! Publié sous le titre Diet for a New America, ce livre a créé une véritable révolution aux Etats-Unis. Après l’avoir lu, vous ne pourrez plus jamais plaider l’innocence et il vous sera impossible de ne pas changer votre façon de vous nourrir.

« L’animal dans les pratiques de consommation »
Florence Burgat – Que sais-je ? PUF – 1995

Florence Burgat retrace les processus techniques par lesquels les animaux dits « de boucherie » sont préparés et transformés. Sans en négliger les aspects économiques, elle analyse également les représentations sociales qui affectent l’alimentation carnée, jusqu’à la présentation d’un produit de plus en plus éloigné de son processus d’engendrement.

Ouvrages sur l’animal en danger, l’extinction des espèces, la chasse

« Plainte contre la France »
Collectif Ours, Stephan Carbonnaux – Imho Editions – Mars 2010

L’extinction des espèces animales n’est pas une fatalité. Cette mauvaise cause a des partisans, des artisans. Un exemple, : la disparition de l’ours des Pyrénées. La France a bien signé les traités internationaux mais n’a rien fait pour protéger efficacement cet animal menacé, qui gêne de nombteux intérêts. Diverses associations de protection de la faune sauvage portent maintenant plainte contre la France devant l’Europe. Il n’y a pas de raison que ces documents accablants restent confidentiels, cantonnés aux circuits administratifs. On trouvera ici, dans ce dossier simplement abrégé pour être agréablement lisible, un argumentaire complet : chronique de l’extinction de l’ours, causes, méthodes, nom des coupables et des complices et ce qu’il faudrait concrètement faire pour sauver le plus grand carnassier d’Europe. Ce dossier est complété par un essai de Stéphan Carbonnaux, qui suit ce dossier depuis 16 ans, et qui apporte un complément affectif, personnel et documenté sur ce sujet : une élégie sur la tristesse des forêts sans ours.

« Pour en finir avec la chasse »
Gérard Charollois, éd. IMHO (radicaux libres), février 2009

Les chasseurs français, organisés par un dispositif de 1941, ont élevé dans la République une véritable Bastille murée dans ses traditions. Ils verrouillent l’appareil d’État, jouissent de soutiens au Parlement, contrôlent les organismes de gestion de la faune, disposent d’un parti politique, d’un organisme de lobbying. Ils ont ainsi constitué une véritable cynégécratie et entendent régner sans partage dans le seul but de détruire pour le plaisir des animaux qui n’appartiennent à personne. Cette intransigeance, qui développe une radicalité contraire, permet-elle d’entrevoir l’abolition de toute forme de chasse en Europe ? Ce réquisitoire contre les scandales de la chasse à la française est aussi un plaidoyer pour la réconciliation de l’homme et de la nature.

« Tristes Afriques, chasse et massacre en forêt africaine »
Isabelle et Jean-François Lagrot – Le cherche Midi – 2005

Isabelle et Jean-François Lagrot sont tous deux vétérinaires. Après s’être rendus aux quatre coins du monde au chevet d’espèces animales rares et menacées de disparition, ils s’intéressent désormais au trafic animal. Ils enquêtent sur le terrain où ils partent en famille comme ils l’ont toujours fait. Ce livre est le récit de leur périple dans les entrailles de l’Afrique centrale sur les traces des braconniers.
C’est au Cameroun, dans la forêt équatoriale du Bassin du Congo, qu’ils découvrent le trafic de la « viande de brousse ». Cette chasse commerciale de grande ampleur vide les forêts de tous ses habitants, du gorille à l’éléphant en passant par les nombreuses antilopes. Au fil des rencontres et à force de ténacité, ils entrent en contact avec les chasseurs clandestins dont ils partagent la vie, essayant de comprendre leurs motivations. Ils assistent au massacre du géant, abattu pour son ivoire et sa viande.
Ce livre explique les enjeux actuels de la conservation dans les forêts pluviales africaines. Les aventures familiales qui le jalonnent rendant compte de la difficulté d’un tel voyage. Quant à leurs enfants Julie et Félix, ils découvrent avec curiosité l’univers passionnant de la forêt. Sous la canopée, pour leur plus grand bonheur, se cache une vie palpitante.

« Vers l’ultime extinction ? La biodiversité en danger »
Philippe J.Dubois, préface de Nicolas Hulot – Ed. de la Martinière – 2004

Jamais depuis quelques années, les médias n’ont autant parlé de diversité biologique – ou biodiversité. Notre planète possède une richesse animale et végétale extraordinaire. À ce jour, 1,75 million d’espèces ont été décrites, mais certaines estimations laissent à penser que ce chiffre pourrait atteindre 14 millions. Pourtant, selon certains chercheurs, entre 5 000 et 10 000 espèces, et peut-être bien plus, disparaissent chaque année de la surface de la terre. Pour d’autres, c’est une espèce qui est rayée de la planète toutes les… 20 minutes. Et chaque heure, c’est l’équivalent en surface de sept terrains de football qui est déboisé sur la Terre. Après une très longue période de stabilité, la Terre est rentrée soudainement dans une phase brutale et inconnue de bouleversements que ce soit d’ordre climatique ou dans la composition du vivant. Vers l’ultime extinction ? est le premier ouvrage en langue française à faire le point sur les connaissances actuelles de cette ‘‘révolution biodiversitaire’‘ et à poser ouvertement ces questions primordiales pour l’espèce humaine, à l’aube du XXIe siècle.

« Atlas des espèces en danger »
Richard Mackay – Autrement / Atlas/Monde – 2002

Pourquoi le combat pour la conservation de la biodiversité est-il capital ? Parce que le réchauffement de la planète, les changements climatiques, la destruction des habitats mettent en danger les écosystèmes et les espèces animales et végétales. Le déclin des espèces représente non seulement une perte esthétique, mais aussi la disparition de données génétiques irremplaçables. Aujourd’hui, quelles sont les régions les plus vulnérables dans le monde ? Quelles espèces se trouvent menacées ou en voie de disparition ? Quelles solutions sont mises en œuvre pour préserver la planète ?
À travers un état des lieux inédit de la biodiversité, l’Atlas des espèces en danger, illustré de cartes, de schémas et de photographies fait le point sur le combat écologique et nous invite à réfléchir à la Terre de demain. Ce bilan chiffré, visuel, accessible à tous constitue un outil de travail irremplaçable. Chargé de l’environnement à l’Université de Cambridge (Grande Bretagne), Richard Mackay s’est spécialisé dans les problèmes écologiques et le développement raisonné. Il a publié des études sur la Réserve naturelle de l’île Aride, aux Seychelles, et sur d’autres questions de protection de la nature, tout en servant de conseiller à l’environnement auprès de grandes entreprises.

« Des éléphants, des hommes et de l’ivoire »
Gérard Sounia – L’Olifant – 2000

L’éléphant est l’animal sauvage qui, avec l’ours, fascine, intrigue et passionne le plus l’être humain. Il a peu à peu détrôné le panda dans la symbolique et la mobilisation en faveur de la protection de la nature à travers le monde. Depuis une dizaine d’années, l’éléphant, d’Afrique principalement, sa conservation et le commerce de l’ivoire (matière qui a fait beaucoup pour sa gloire, mais aussi pour son malheur) sont devenus un enjeu planétaire, tant au niveau des conventions et des négociations internationales qu’au niveau financier et commercial. Au lendemain de la XIe conférence de la CITES qui s’est déroulée en avril 2000 à Nairobi au Kenya et qui marque un arrêt – mais pour combien de temps ? – de la dérive commerciale, ce livre se veut être à la fois un témoignage, une analyse et un bilan sur ce dossier délicat. Après une invitation à découvrir cet animal mythique dans la première partie, ce livre brosse les relations qui ont existé de tout temps entre les hommes et les éléphants, dans lesquelles l’ivoire joue un rôle déterminant. La troisième partie fait le point sur la situation et le statut de l’éléphant d’Afrique d’aujourd’hui et retrace les grandes étapes de la lutte pour la protection de l’éléphant et l’interdiction du commerce de l’ivoire.

« Le grand massacre »
François Ramade – Hachette – 1999

Parmi les millions d’espèces vivantes, végétales ou animales qui peuplent la surface des continents et l’océan mondial, une grande majorité nous est encore totalement inconnue.
Et pourtant cette richesse encore inexploitée est aujourd’hui extrêmement menacée. Depuis le début de l’ère industrielle en effet, les conséquences sur l’environnement du formidable développement scientifique et économique, conjuguées à une redoutable explosion démographique, sont à l’origine d’une extinction accélérée des espèces. Les raisons en sont multiples : coupe effrénée des forêts, culture des terres fragiles, introduction d’espèces végétales ou animales d’origine lointaine au détriment d’espèces autochtones, extermination de populations végétales ou animales (chasse, pêche, etc.
). La biodiversité est cependant une ressource essentielle pour l’avenir de l’humanité et son développement durable. Comment est-elle menacée aujourd’hui, qu’est-ce qui justifie sa conservation, comment préserver la nature, autant de questions auxquelles François Ramade apporte des réponses précises.

« Des animaux et des hommes »
Desmond Morris – Calmann-Lévy – 1992

La croissance de l’espèce humaine nuit à l’équilibre de la planète. L’homme a fait de l’animal son serviteur, voire son esclave, oubliant ainsi le contrat qui le lie aux autres espèces. Desmond Morris nous met ici en garde; le destin de l’humanité dépend inextricablement de celui des  » autres animaux  »
L’auteur montre comment, au cours de l’histoire, l’homme a constamment violé les règles du contrat animal, tuant par plaisir, désir de gloire ou profit, humiliant les animaux captifs. Comment empiétant sur le territoire des autres espèces, il menace aujourd’hui leur existence même.
Il faut que l’être humain apprenne enfin à respecter les termes du contrat à partager la planète en bonne intelligence avec les animaux. Faute de quoi il suivra le sort des dinosaures : il deviendra fossile.

« Ces bêtes mal aimées »
Robert Descombes – Ouest France – 1981

Ce livre s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à une véritable harmonie de la nature. Grâce aux nombreuses observations originales de Robert Descombes, il permet de comprendre la notion récente mais extrêmeent importante d' »équilibre biologique », et arguments à l’appui, il constitue un plaidoyer passionné en faveur de quelques « bêtes mal aimées » de notre environnement. Ces animaux primitivement livrés à la malédiction populaire et accusée de tous les maux furent ensuite légalement déclarés « nuisibles », pour être enfin qualifiés de « prédateurs » et sous ces divers prétextes impitoyablement pourchassés. Certains comme le loup ou le lynx ont été exterminés de nos régions dans un passé relativement récent. ..

« Relâchez-les vivants »
Erwin Meier – Edit. Zoo la Garenne – 1977

Cet ouvrage n’est selon l’auteur, « qu’un bref condensé de onze années de tentatives fructueuses ou dramatiques, de remise en circuit naturel de quelques représentants de notre faune ».
En fait Erwin Meier dresse une liste des victimes innocentes de notre civilisation destructrice, qui semble ne pas comprendre qu’en faisant disparître chevreuils, crapauds, hérissons, oiseaux, etc…, elle se dirige à grand pas vers un monde artificiel dans lequel on ne rencontrera plus que des robots et des rats.
Alors Erwin Meier se révolte. Il pose la question : « Que faire ? » La réponse surgit aussitôt : « Essayer d’éviter la disparition de notre faune ». Pour cela : recevoir, soigner si possible et relâcher des animaux sauvages trouvés blessés…

« Contre la chasse »
Madeleine Lefrançois – Vivre / Stock – 1977

« La chasse est morte », c’est à la fois une constatation et un souhait. Une constatation parce que les grandes chasses par lesquelles l’homme (ou son ancêtre) jouait un rôle efficace dans l’équilibre de la nature sont mortes il y a 8000 ans. Un souhait, car la forme de loisir qu’elles ont engendrée est devenue un privilège insupportable. Le chasseur français au XXème siècle est génant parce q’uil stérilise une faune et une flore dont nous entendons tous jouir, parce que nous ne voulons plus accepter qu’une minorité se réfère à un passé autoritaire pour imposer sa puissance et exalter une forme primaire d’agressivité…

Musique et chansons autour de l’animal

Marc Vanhove

Auteur, compositeur et interprète, Marc Vanhove est aussi un musicien engagé dans la cause animale, et généreux : les droits de deux de ses chansons sont ainsi reversés à des associations de défense des animaux. Découvrez-les sur Youtube et suivez-le sur Facebook !

Tribunal animal

Depuis le 1er octobre 2004, les défenseurs des animaux (et de la bonne musique !) ont enfin un album de chansons (en français siouplait) à faire tourner sur les platines : TRIBUNAL ANIMAL Un album embêtant !

Ça se moque : « Avec son merveilleux cerveau, il s’démarqua très vite des animaux » (Les Extrémistes)

Ça passe la porte du labo : « Le sang coule à flot dans le puits de science, la science coule à pic dans le flot de sang » (La Laborantine) Chat pense aux petits : « On n’peut pas me mettre en troupeau, ni faire de moi un jambonneau » (Caresse un Chat)

Ça trashe : « Je ne pourrai plus vous aimer, vous qui méprisez l’Animal, et les dépouilles que vous humez, finissent d’alourdir votre âme » (Le Jour se lève)

Ça endosse la Robe :  » Vous qui tirez sur les animaux, qui les torturez dans les labos, vous, tueurs professionnels d’abattoirs, sectes taurines ou autres attardés de l’histoire, et vous, poseurs de filets insensés, négationnistes pathétiques de la souffrance animale, vous êtes les ennemis de la vie, les fossoyeurs de la Terre » (Réquisitoire)

Ça passe à table : « C’est ainsi que les hommes vous aiment, chers tendres et doux agneaux, ils vous reçoivent en leurs demeures, palais gustatifs et sanglants » (Le Convoi)

Ça dévoile la nouvelle Marseillaise : « Je suis le Roi de la Création, j’attends ma sanglante ration » (L’Hymne) Et ça chante même en english : « You suffer, I suffer for you, I don’t want you to suffer because of me » (Equality)

Allez, y’a plus qu’à leur rendre visite, un seul point de rendez-vous : www.tribunal-animal.com

Veganesh

Un album de slam bio vegan qui parle de l’animal et de ce qu’on lui fait subir…

A voir et découvrir et goûter sur veganesh.com

Chansons en vrac

  • Drôle d’animal (Calogero) – une chanson sur la folie de l’homme face à l’animal, sur l’animalité de l’homme ou « l »humanité » de l’animal ?
  • Rouge sang (Renaud) – souffrance de l’homme, souffrance de l’animal, Comme une étrange ressemblance Même douleur, même peine
  • Le zoo de Vincennes (Bénabar) – un tableau sans concession du zoo où les animaux s’emmerdent …
  • Pardon (Alain Souchon) – des excuses à la terre et aux animaux que l’on « embête »…
  • La corrida (Francis Cabrel) – l’arène, le torero, la douleur vue par le taureau est-ce que ce monde est sérieux ?
  • Berger d’artiste (Herbert Pagani) – deux solitudes, une rencontre dans un refuge , une complicité…
  • Ils battent la campagne (Zora-Jeanne, artiste, violoniste, auteur-compositeur)
  • Les toros (Jacques Brel) Les toros s’ennuient le dimanche – Quand il s’agit de courir pour nous
  • Simba. Le groupe Pas d’soucis est un petit groupe local de La Plagne en Savoie. Leurs chansons sont plutôt à ranger dans la catégorie chansons à textes, elles passent de la colère à l’humour, en traitant du quotidien, ou de la politique en général. La musique est accoustique, avec uniquement piano, guitares, basses et quelques percussions.
    Cette chanson parle de Simba un félin condamné à tourner dans sa cage.