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Le cirque Anthony Zavatta (direction Kerwich)

CANÉJAN 33. Le patron d'un cirque s'en était pris à deux agents des services
vétérinaires venus le contrôler - Un clown armé d'un singe

Fabrice Kerwich et son avocat Me Christian Blazy.
À la scène, Fabrice Kerwich est clown. Hier, à la barre du tribunal correctionnel de
Bordeaux, ce patron de cirque à l'enseigne Zavatta avait laissé de côté son nez
rouge et ses grandes chaussures. En chemise à rayures, il comparaissait pour des
violences n'ayant pas entraîné d'incapacité totale de travail et des menaces sur
deux personnes chargées d'une mission de service public, en l'occurrence deux agents
des services vétérinaires de la Gironde.

Un singe dans les jambes
Le 30 septembre 2008, le cirque de la famille Kerwich venait de s'installer à
Canéjan-La House lorsque les fonctionnaires se sont présentés pour un contrôle
inopiné. Une titulaire et un vacataire. La femme a fait plusieurs observations qui
ont inquiété le patron du cirque : un cheval attaché par le cou, la cage des lions
trop petite, celle du singe aussi. Fabrice Kerwich, 55 ans, reconnaît qu'il a « pété
les plombs », qu'il a eu peur que le spectacle du soir ne puisse pas avoir lieu. «
La représentante des services vétérinaires ne faisait que dire " niet, niet niet "
», a souligné l'avocat de la défense, Me Christian Blazy, plaidant une relaxe
partielle. Le propriétaire du chapiteau a donc ouvert la cage du petit singe et a
lâché l'animal dans les jambes de la femme fonctionnaire qui a eu très peur. Il a
proféré des menaces. Il a fait sortir le chameau de son enclos. Il est aussi allé
chercher un fusil dans sa caravane. Le prévenu soutient qu'il n'a pas visé les deux
agents, qu'il n'a pas pointé le fusil en leur direction et qu'il avait simplement
l'intention d'abattre les fauves, puisqu'ils étaient trop à l'étroit. Hier l'avocate
des services vétérinaire, Me Sylvie Bourdens, a demandé en vain une requalification
des faits en tenant compte des arrêts de travail.

Six mois avec sursis
Le représentant du parquet, Christian Vennetier, a requis quatre mois de prison avec
sursis à l'encontre de Fabrice Kerwich. Le prévenu, qui avait déjà eu affaire à la
justice, a été condamné finalement à six mois de prison avec sursis et mise à
l'épreuve, avec obligation d'indemniser les deux parties civiles. L'arme est
confisquée.

(Source Sud-Ouest)