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Directives pour la garde et le dressage d'animaux sauvages dans les cirques

Les carnivores

Le texte ci-dessous contient les exigences minimales spécifiques aux espèces pour des conditions de captivité « en accord avec les besoins de chaque animal ». Les espèces dont la captivité doit être classée comme cruauté envers les animaux ou comme étant en désaccord avec les besoins de l’animal sont marquées du signe x. Dans tout les cas et sans tenir compte des considérations relatives à la protection animale, la captivité des animaux dans les cirques d’espèces animales sauvages en voie de disparition doit être rejetée car ces animaux sont ainsi forcément privés des programmes internationaux pour l’élevage et la garde des animaux. Les espèces citées dans l’annexe I de la Convention sur le Commerce International des Espèces en voie de disparition de la Faune et de la Flore (CITES) sont par conséquent marquées du signe (x).

Aucune liste d’exigences minimales n’a été établie pour les espèces dont la captivité dans les cirques doit être rejetée comme inacceptable de façon catégorique (c’est à dire, pas même pendant la période de transition).

Tout animal en captivité dans un cirque a le droit de disposer d’enclos intérieurs et extérieurs convenables en accord avec les besoins de son espèce !

De l’eau de boisson fraîche et propre doit toujours être à disposition.

Pour plus d’informations, voir la Partie Spécifique 1) Vue générale sur la captivité des animaux sauvages.

Les fauves

La captivité des fauves dans les cirques doit avant tout être rejetée pour des raisons de protection des espèces !

Les espèces en voie de disparition comprennent notamment les jaguars, les léopards et les tigres. Cependant, la captivité de la plupart des fauves dans ce type d’établissement est également une source de nombreuses questions du point de vue de la protection animale, du fait du besoin de mouvement habituellement énorme de ces animaux et de leur style de vie souvent solitaire

Il faut ici mentionner que les stéréotypies et donc les troubles du comportement surviennent chez tous les fauves si les animaux ne peuvent satisfaire leur besoin instinctif de mouvement ou les besoins relatifs à leur espèce, soit par manque d’espace, soit par manque d’objets adaptés pour satisfaire ces besoins. De même, la tension psychologique, l’irritation ou la surexcitation (causées par exemple par les visiteurs ou d’autres animaux) causent de graves troubles du comportement.

Etant donné que ces animaux – ainsi qu’il est démontré ci dessous – doivent disposer exclusivement d’enclos intérieurs et extérieurs d’une taille convenable (comprenant des arbres pour grimper et aiguiser leurs griffes, des buissons, des endroits pour se cacher, comme par exemple des grottes, sans oublier un point d’eau), il apparaît quasiment impossible de satisfaire ces besoins lors des constants voyages qui sont une des caractéristiques des cirques. En outre, il convient de se rappeler que les animaux doivent également pouvoir utiliser l’espace de manière intensive et en trois dimensions. Dans ce contexte, il est fort douteux que les exigences de sécurité minimales, lesquelles doivent également être remplies, puissent l’être.

Les spécifications et les exigences minimales citées ci dessous ne devraient donc en aucun cas être mal interprétées comme une justification ou une suggestion de captivité des fauves dans les cirques.

Les jaguars (Panthera onca) (x)

Caractéristiques biologiques

Les jaguars vivent le jour et au crépuscule, mais sont également actifs la nuit. Leur habitat est constitué par les forêts, la brousse, les forêts de rivière dans les prairies tropicales, les fourrés de roseaux et les pampas de hautes herbes non broussailleuses.

Les jaguars vivent exclusivement à proximité de l’eau, dans des régions arides et ensoleillées. Ce sont des solitaires qui ne quittent que rarement leur habitat habituel pour rôder. Les mâles et les femelles ne vivent ensemble que pour de courtes périodes pendant la saison des amours.

Ces fauves carnivores sont d’excellents nageurs et grimpeurs.

Comportement social

Les jaguars sont essentiellement des solitaires, qui ne se rencontrent que pendant la période des amours. En général, le mâle quitte la femelle avant que les petits ne soient élevés, laissant ainsi cette tâche à sa partenaire. Les femelles et leurs petits restent ensemble pendant plus d’un an ; après 18 mois ou 2 ans, les jaguars, qui ne sont pas encore complètement développés, mais qui sont matures sexuellement, quittent leur mère.

Comportement agressif

Les jaguars sont des animaux territorialement organisés ; les combats entre individus sont particulièrement fréquents lors de la période de rut. Les territoires sont défendus – notamment des congénères mâles – non seulement lors de la période de rut, mais tout au long de l’année. Seules les femelles ont le droit d’annexer le territoire d’un mâle.

La hiérarchie

Les mâles haut placés dans la hiérarchie défendent leur territoire des animaux plus faibles du même sexe.

Distance individuelle

Le maintien d’une distance individuelle est observable en dehors de la période de rut, pendant l’élevage des petits. Cependant, des relations durables de plus d’un an entre des mâles et des femelles ont été observées, dans de très rares cas. Il se produit bien des contacts physiques dans ces relations.

Comportement de jeu

Les petits jouent entre eux et avec leur mère. En grandissant, ils préfèrent jouer à chasser et à se battre.

Comportement antagoniste

Il peut arriver que les combats se terminent par des blessures si l’animal inférieur ne peut fuir à temps.

Comportement de défense

Dans leur milieu naturel, les jaguars fuient les ennemis supérieurs. S’ils sont acculés, ils se défendent avec véhémence en utilisant leurs dents et leurs griffes. Les jaguars adultes vivant dans leur habitat naturel n’ont pas d’ennemis naturels, sauf des congénères plus forts et les humains.

Comportement sexuel

La maturité sexuelle a lieu à l’âge de 2 ans ½ ou de 3 ans ; le cycle dure de 45 à 55 jours.

Pendant la période de rut, les jaguars grognent et feulent souvent, et sot particulièrement agressifs. Pendant cette phase, le mâle et la femelle restent ensemble et ils s’accouplent fréquemment. C’est en général la femelle qui prend l’initiative. Après avoir un peu léché sa partenaire, le mâle monte sur la femelle accroupie. Les couples restent ensemble pendant un an maximum. Lors de la période de rut, il peut arriver que des combats éclatent, souvent mortels. En général, le mâle quitte la femelle avant que les petits ne soient élevés.


Comportement maternel

La période de gestation est de 93 à 110 jours. En général, la femelle se retire dans un abri sombre et sec pour mettre bas. Les 3 ou 4 petits, qui naissent aveugles, ouvrent leurs yeux après 15 jours. Apparemment, il y a impression par la mère. Cependant, les petits restent à peu près 2 mois dans la grotte dans laquelle ils sont nés; ce n’est que par la suite que la mère les emmène lors de ses incursions à l’extérieur.

Les jeunes jaguars ne commencent à manger de la nourriture solide qu’entre leur 45ème et leur 50ème jour.

Comportement alimentaire

Les jaguars préfèrent s’approcher furtivement de leur proie afin d’atteindre une distance de saut, puis ils l’agrippent toutes griffes dehors et la tuent instantanément.

Composition de la nourriture

Les jaguars chassent aussi de grandes proies. Parmi d’autres animaux, ces fauves chassent des "cochons d’eau", des pécaris, des tapirs, des cervidés, des animaux plus petits, même des poissons, des serpents, des amphibiens, ainsi que des animaux domestiques.

Les jaguars sont aussi des adeptes de la technique de chasse à l’approche ; ils grimpent aux arbres desquels ils sautent pour déchiqueter leur proie. La période quotidienne d’alimentation et le rituel de préparation de la nourriture des jaguars peuvent prendre différentes formes. On a rapporté que ces animaux buvaient d’abord le sang de leur proie puis mangeaient 7 à 8 kg de viande en une fois. Alors que certains jaguars ne reviennent pas manger les restes de la proie, d’autres restent plusieurs jours dans les parages jusqu’à ce que la viande soit entièrement consommée. On a établi que les jaguars étaient capables de traîner même des animaux aussi lourds que le tapir ou le cerf sur des distances remarquables.

Abreuvement :

Les jaguars vivent dans des régions riches en eau et consomment de l’eau régulièrement.

Comportement locomoteur

Les jaguars sont habiles à se déplacer d’un endroit à l’autre – ils courent, trottent, galopent, sautent, nagent et grimpent . Les jaguars se reposent dans des endroit très divers, comme par exemple des clairières ombragées, des grottes, des branches en saillie d’accès facile, ou même dans l’eau. On a souvent observé des jaguars entièrement immergés dans l’eau, seule leur tête dépassant, qui tentaient ainsi de se protéger des moustiques et de la chaleur humide de la jungle. Ils restent dans l’eau pendant des heures.

Comportement de confort :

Il correspond à celui des autres fauves, c’est à dire que la toilette et l’hygiène sont analogues à celles des chats domestiques. On observe une hygiène sociale pendant la saison des amours, dont les mouvements évoquent le plaisir et le confort : le fait de s’étirer, de bailler, de se rouler par terre et de rugir.

Comportement territorial :

Selon la densité des proies potentielles dans une région donnée, la taille du territoire des jaguars peut varier ; ces territoires peuvent aussi être étendus lors de la saison des pluies et des inondations. Le territoire est marqué par des griffures sur les arbres. Les jaguars mâles défendent leur territoire des autres mâles, alors que les femelles ont le droit d’annexer le territoire des mâles. Les jaguars sont très mobiles à l’intérieur de leur territoire, surtout pendant la saison des pluies.

Résumé :

A cause de leurs caractéristiques biologiques et de leur comportement social hautement spécifique (ce sont pour la plupart des solitaires), il est très difficile pour les cirques de garder des jaguars dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal (voir l’introduction au chapitre sur les fauves, page 38).

De plus, étant donné que ces animaux sont cités dans l’Annexe I de la Convention sur le Commerce International sur les espèces en voie de disparition de la Faune et de la Flore Sauvages (CITES), leur captivité dans les cirques est inacceptable !


Exigences minimales concernant la garde et le soin des jaguars (Panthera onca) (x)

A cause de leurs caractéristiques biologiques et de leur comportement social hautement spécifique, il est très difficile pour les cirques de garder des jaguars d’une manière en accord avec les besoins de chaque animal. Etant donné que ces animaux font aussi partie des espèces protégées, leur captivité dans les cirques est inacceptable. Les spécifications suivantes ne devraient par conséquent pas être considérées comme une justification de la captivité des jaguars ; leur unique but est d’assurer que les exigences minimales seront respectées pour les spécimens en captivité dans les cirques, et ce afin d’éviter des troubles du comportement.

1. Enclos intérieur 

Exigences d’espace/ roulottes de cirque : Par animal : 2m sur 4m, au moins 15m2 , hauteur minimum 2.5m, 4 animaux maximum par enclo. Tous les jaguars doivent pouvoir satisfaire leur comportement de repos et de confort en même temps. Les murs des roulottes doivent être bien isolés de la chaleur et du froid. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards; de même, des planches de hauteurs différentes permettant aux animaux de grimper et de se coucher sont exigées.

Température et climat 

Une protection contre les courants d’air, et une roulotte protégée de l’exposition directe au soleil.

Composition du sol/de la litière/fournitures

Une litière de paille, isolée du froid, des surfaces de repos pour se coucher avec des d’insolation thermique, un poteau à griffer pour s’aiguiser les griffes et marquer le territoire, la possibilité de jouer.

2. Enclos extérieur 

Les animaux doivent pouvoir bouger librement dans l’enclos extérieur pendant au moins 8 heures par jour.

Exigences d’espace

De 1 à 4 animaux : au moins 80m2 ; 15m2 par animal supplémentaire ; 4 animaux maximum par enclos

Température et climat

Il doit y avoir à la fois des zones au soleil et des zones ombragées.

Composition du sol/fournitures

Sol naturel, sable (mélangé avec de la tourbe), morceaux d’écorce.

Le poteau à griffer doit permettre aux animaux d’aiguiser leurs griffes en position debout. Une surface de repos surélevée ou une platte-forme pouvant accueillir au moins 2 ou 3 animaux, s’ils sont plusieurs dans la même cage. Des objets pour jouer : par exemple des balles ou des objets en bois, suspendus et en mouvement. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards.

Etant donné que les jaguars ont un instinct d’escalade plus marqué que chez les autres fauves, ils ont besoin de structures convenables afin d’exprimer ce comportement. Ils ont aussi besoin d’aménagements permanents pour se baigner et nager.

3. Autres

Exigences par rapport aux enclos intérieurs et extérieurs 

Par des températures inférieures à 15°C, les animaux doivent pouvoir se retirer dans des locaux affichant des températures d’au moins 15°C.

Les spectacles

Les spectacles avec des proies potentielles sont inacceptables ; il en va de même pour l’usage de cerceaux enflammés, etc…

L’alimentation

Du bœuf et des carcasses fraîches avec la fourrure et les plumes.

De temps à autre, il faudrait donner aux fauves de la viande hachée ou coupée en petits morceaux, car cela facilité l’administration de médicaments, de vitamines et de minéraux si nécessaire.

Les animaux devraient jeûner un jour par semaine. Il doit être possible de séparer les animaux pour tous les nourrir en même temps.


Les léopards (Panthera pardus) (x)

Caractéristiques biologiques

Pour la plupart, des animaux vivant rarement en couple ou en famille. Leur habitat s’étend des forêts tropicales aux lisières des déserts, et des montagnes aux plaines.

Comportement social

Structure sociale

Les léopards sont habituellement des solitaires. Les petits groupes sont surtout composés d’une femelle et de ses petits. Ils ne forment des couples que lors de la saison des amours et la première phase de la vie des petits.

Comportement agressif

Les mâles combattent pour les femelles, et particulier avant la formation des liens familiaux, qui peut avoir lieu à tout moment de l’année. En outre, les mâles font preuve d’agressivité envers leur progéniture mâle, même avant leur maturité sexuelle.

La hiérarchie

Les léopards sont des animaux territoriaux et défendent leur territoire de leurs congénères.

Distance individuelle

Peu marquée pendant la saison du rut quand des liens se créent entre males et femelles.

Comportement de jeu

Similaire à celui des autres fauves.

 

Comportement antagoniste

Similaire à celui des autres fauves.

Comportement de défense

Dans leur milieu naturel, les léopards fuient leurs ennemis à la fois en courant et en grimpant aux arbres.

 

Comportement sexuel

Les femelles sont disposées à s’accoupler tout au long de l’année ; la période de gestation dure de 90 à 105 jours ; la maturité sexuelle est atteinte à l’âge de 2 ou 3 ans.

Caractéristiques comportementales particulières pendant la saison du rut

Les mâles se battent pour une femelle.

Comportement maternel

En général, les petits naissent dans un creux ou dans une grotte. Une portée peut aller jusqu’à 6 petits ; en règle générale, seulement 1 à 3 petits survivent aux premiers jours de leur vie. Leurs petits corps sont habituellement dévorés par la mère.

Période d’allaitement et comportement maternel

La période d’allaitement dure en général à peu près 3 mois. A l’âge de 5 mois, les petits commencent à imiter la technique de chasse de leur mère. Dans la plupart des cas, les familles se dissolvent quand les petits atteignent l’âge d’un an et demi ; il arrive cependant que des relations durables continuent.

Comportement alimentaire

Soit les léopards chassent leur proie à l’approche, soit ils rôdent dans leur territoire de chasse. Leur ouie est très développée et ils sont donc capables d’entendre des sons dans une fourchette de fréquence allant de 15 à 45000 Hz . La rétine de leurs yeux est extrêmement sensible, ce qui leur permet de courir, de bondir, de grimper et de chasser avec une grande précision même pendant les nuits sombres. Pour tuer leur proie, les léopards la maintiennent entre leurs pattes et mordent la veine jugulaire, ce qui entraîne une mort immédiate.

Les repas se déroulent selon un rituel immuable. Les léopards commencent par traîner leur proie dans un endroit caché ou en haut d’un arbre. C’est alors que la majorité des léopards éventrent la proie et lèchent le contenu de l’estomac (probablement parce qu’ils ont soif). Il y a cependant des animaux qui ne touchent pas à l’estomac. Le vrai repas ne commence qu’avec la poitrine, les épaules et les pattes avant de la proie. Les léopards de jungle commencent aussi par dévorer l’arrière train. Les léopards ne retournent chasser qu’après avoir complètement dévoré leur proie.

Comportement de boisson

Si il y a un point d’eau à proximité du lieu de repas, les léopards interrompent souvent le repas pour étancher leur soif.

Comportement d’excrétion

Similaire à celui des autres fauves.

Comportement locomoteur

Les léopards grimpent et bondissent très bien ; en courant, ils peuvent atteindre des vitesses de 60km/h.

Comportement de repos

Les léopards se reposent souvent sur les arbres.

Comportement de confort

Il correspond à celui des autres fauves.

Comportement d’exploration

Les léopards rôdent en silence sur leur territoire, attentifs aux sons et aux mouvements, et utilisent souvent des arbres comme postes d’observation.

Comportement territorial

Les léopards sont des animaux territoriaux et ont des territoires de 8 à 30km2.

Résumé :

A cause de leurs caractéristiques biologiques et de leur comportement social hautement spécifique (ce sont pour la plupart des solitaires), il est très difficile pour les cirques de garder des léopards dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal (voir l’introduction au chapitre sur les fauves, page 38).

Etant donné que ces animaux sont en outre cités dans l’Annexe I de la Convention sur le Commerce des Espèces en voie de disparition de la Faune et de la Flore (CITES), leur captivité dans les cirques est inacceptable !

Exigences minimales concernant la garde et le soin des léopards (Panthera onca) (x)

A cause de leurs caractéristiques biologiques et de leur comportement social hautement spécifique, il est très difficile pour les cirques de garder des léopards d’une manière en accord avec les besoins de chaque animal. Etant donné que ces animaux font aussi partie des espèces protégées, leur captivité dans les cirques est inacceptable.Les spécifications suivantes ne devraient par conséquent pas être considérées comme une justification de la captivité des léopards; leur unique but est d’assurer que les exigences minimales seront respectées pour les spécimens en captivité dans les cirques, et ce afin d’éviter des troubles du comportement.

1. Enclos intérieur Exigences d’espace/ roulottes de cirque

Par animal : 2m sur 4m, au moins 15m2 , hauteur minimum 2.5m, 4 animaux maximum par enclos

Tous les léopards doivent pouvoir satisfaire leur comportement de repos et de confort en même temps. Les murs des roulottes doivent être bien isolés de la chaleur et du froid. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards; de même, des planches de hauteurs différentes permettant aux animaux de grimper et de se coucher sont exigées.

Température et climat 

Une protection contre les courants d’air, et une roulotte protégée de l’exposition directe au soleil.

Composition du sol/de la litière/fournitures

Une litière de paille, isolée du froid, des surfaces de repos pour se coucher avec des d’insolation thermique, un poteau à griffer pour s’aiguiser les griffes et marquer le territoire, la possibilité de jouer.

2. Enclos extérieur 

Les animaux doivent pouvoir bouger librement dans l’enclos extérieur pendant au moins 8 heures par jour.

Exigences d’espace

De 1 à 4 animaux : au moins 80m2 ; 15m2 par animal supplémentaire ; 4 animaux maximum par enclos

Température et climat

Il doit y avoir à la fois des zones au soleil et des zones ombragées.

Composition du sol/fournitures

Sol naturel, sable (mélangé avec de la tourbe), morceaux d’écorce, aménagements permanents pour se baigner et nager. Des aménagements pour jouer et grimper. Des poteaux à griffer doivent être à disposition pour que les animaux puissent aiguiser leurs griffes et marquer leur territoire.

3. Autres

Exigences par rapport aux enclos intérieurs et extérieurs

Selon leurs origines, les léopards supportent plus ou moins bien le froid. Cependant, par des températures inférieures à 15°C, les animaux doivent pouvoir se retirer dans des locaux affichant des températures d’au moins 15°C.

Les spectacles

Des spectacles avec des lions et des tigres sont inacceptables car ces fauves sont des ennemis potentiels des léopards; il en va de même pour l’usage de cerceaux enflammés, etc…

L’alimentation

Du bœuf et des carcasses fraîches avec la fourrure et les plumes.

De temps à autre, il faudrait donner aux fauves de la viande hachée ou coupée en petits morceaux, car cela facilite l’administration de médicaments, de vitamines et de minéraux si nécessaire.

Les animaux devraient jeûner un jour par semaine. Il doit être possible de séparer les animaux pour tous les nourrir en même temps.



Les lions (Panthera leo)

Caractéristiques biologiques

Les lions sont des carnivores qui habitent les zones semi-désertiques africaines, les steppes, la brousse et la savane. Leurs proies sont différentes sortes d’ongulés.

Comportement social


Structure sociale

La plupart des lions vivent en troupe. Certains groupes forment des communautés durables. Dans le Serengeti, il existe même des groupes semblables à des meutes, et qui sont composés de quelques mâles, d’un nombre plus élevé de femelles et de nombreux jeunes animaux.

Cependant, il peut arriver que des membres du groupe quittent la communauté et deviennent des solitaires. Certains animaux sont obligés de fuir suite à des combats avec des rivaux.

Dans des groupes plus grands, les femelles se lient avec de jeunes animaux pour former ce que l’on appelle des « garderies ».

Contrairement à d’autres fauves, les lions sont des animaux très grégaires qui passent une grande partie de la journée à dormir ; ce temps est aussi utilisé pour d’intenses contacts sociaux.

Comportement agressif

Des combats entre lions se terminent parfois tragiquement. Des cas de cannibalisme ont été rapportés quand des mâles prennent le pouvoir d’une troupe et attrapent les jeunes animaux de cette troupe.

La hiérarchie

A l’intérieur d’un territoire, les mâles jouissent d’un statut clairement dominant lors des repas. Si la proie est maigre, ces individus se rassasient au détriment des autres membres du groupe. En période de disette, les mères interdissent à leurs propres petits de manger.

On peut également observer une hiérarchie à l’intérieur d’un groupe ; elle est déterminée par la force et la condition physique de chacun des membres du groupe.

Distance individuelle

Il n’y a en général pas de distance individuelle à l’intérieur d’un groupe.

Comportement de jeu

Les petits s’amusent à se battre et à s’attraper en bougeant rapidement. Les lionceaux ne jouent pas continuellement ensemble, mais se trouvent le plus souvent près de la lionne. Ils lèchent les lions adultes sur les coins des mâchoires, les touchent avec leurs pattes et se couchent sur le dos en signe d’infériorité. Ce comportement sert à détourner les instincts prédateurs des lions. Il est caractéristique que ces modes de comportement ne fonctionnent pas avec des mâles qui n’appartiennent pas au même groupe.

On observe un comportement de jeu entre mâles et femelles lors de la courte période durant laquelle se forment les couples de la saison des amours.

Comportement antagoniste

Entre animaux de la même espèce :

Les combats se terminent souvent par des blessures et parfois même par la mort d’un des adversaires.

De jeunes animaux sont quelquefois tués par des mâles étrangers qui ont pris le pouvoir sur la troupe.

Comportement de défense

Dans leur milieu naturel, les lions fuient les ennemis supérieurs. Si cela est impossible, ils se défendent avec véhémence en se servant de leurs dents et de leurs griffes.

Comportement sexuel

Caractéristiques comportementales particulières à la période de rut

Les femelles en chaleur attirent leurs partenaires mâles avec un appel spécial. De plus, les femelles en chaleur marquent souvent tout le territoire pour indiquer qu’elles sont disposées à s’accoupler.

Les jeunes couples se retirent du groupe pour un certain temps.

Comportement des mâles pendant leur phase d’activité sexuelle

Les mâles suivent les femelles disposées à s’accoupler pendant pratiquement toute la période de rut et ne les laissent seules que très rarement. En dehors des phases de repos, les animaux jouent souvent entre eux d’une manière typiquement féline.

Choix du partenaire sexuel

Dans la plupart des cas, le marquage attire le mâle orgueilleux qui s’accouple avec la femelle. D’autres mâles se retirent du couple pendant l’accouplement.

La cour et la formation des couples

La cour se termine après le premier accouplement.

L’accouplement

La femelle invite le mâle à la couvrir. A cet effet, elle frotte sa tête contre celle du mâle, passe près de lui et finit par s’accroupir devant lui. Après avoir un peu léché la femelle, le mâle la couvre. On a observé des morsures rituelles du cou lors de l’éjaculation. La copulation dure de 5 à 8 secondes et est répétée jusqu’à 40 fois par jour. Quand le mâle se retire de la femelle, elle se retourne, grogne et lui frappe les mâchoires avec ses pattes.

Formation du noyau familial

Après la courte période d’accouplement, les animaux retournent tous deux à leur troupe et restent ensemble jusqu’à la naissance des lionceaux. Le mâle ne s’intéresse alors plus à la femelle et reprend sa vie normale et indépendante dans la troupe.

Comportement maternel

Préparation de la naissance

La femelle perd l’appétit peu avant la naissance. Elle quitte le groupe pour s’installer dans un endroit abrité pour mettre bas.

Comportement post-partum

Dans les premières semaines après la naissance des lionceaux, les femelles ont tendance à rester avec leur portée à l’écart du groupe et s’occupent toutes seules de leur progéniture. Dès que les lionceaux sont capables de suivre leur mère, ils sont intégrés dans la troupe et les « garderies » se forment.

L’imprégnation

L’imprégnation à la mère existe ; mais il n’empêche que les lionceaux suivent aussi les autres membres de la troupe.

Les liens maternels

Ils sont très intensifs lors des premières semaines, bien que la femelle doive quitter les lionceaux peu de temps après la naissance pour aller chasser.

L’allaitement

Les lionceaux semblent accepter n’importe quelle femelle qui veut bien assurer les devoirs maternels. Afin d’étouffer les instincts de chasse des femelles, les lionceaux jouent avec les femelles qui les regardent.

Comportement maternel

Tant qu’il y a suffisamment de nourriture, les femelles prennent soin de leurs petits. En période de disette, les petits sont interdits d’accès à la nourriture, ou sont chassés (même par leur mère).

Comportement alimentaire

Les mâles laissent aux femelles de la troupe le soin de se procurer la nourriture. Si la proie est suffisamment grande, tous les lions mangent ensemble. En cas de disette, les mâles les plus forts l’emportent sur les autres ; suivis des femelles, puis des jeunes animaux.

Se procurer de la nourriture

Les lions sont fortement déterminés par leur sens de la vue ; cependant, on a observé qu’ils se fiaient aussi à l'aide de leur sens auditif pour localiser leur proie. Ce sont notamment les bruits émis par les hyènes quand elles chassent qui attirent les lions, qui chassent alors les hyènes pour s’approprier leur proie.

Leur sens de l’odorat n’est pas très développé ; cependant, il leur arrive de s’en servir afin de localiser des proies (notamment de jeunes animaux).

Composition de la nourriture

Les lions chassent principalement des ruminants de taille moyenne qui habitent la savane mais se nourrissent aussi de carcasses. Comme tous les carnivores, les lions consomment parfois du fourrage végétal. Ils arrachent des touffes d’herbe ou des feuilles et se nourrissent également du contenu des viscères de leur proie.

Cycle quotidien des repas

En moyenne, les lions se nourrissent tous les 3 jours mais peuvent également jeûner jusqu’à 10 jours. Si une grande proie a été tuée, un lion est capable de manger jusqu’à 33 kg de viande en une fois.

Rituel de préparation du repas

Habituellement, les lions mangent leur proie à l’endroit où elle a été tuée. Seuls les animaux plus petits sont transportés sur une courte distance en les traînant à l’aide des mâchoires.

La possession de la nourriture

L’animal le plus fort a l’avantage. Cela peut même impliquer que les femelles refusent l’accès à la nourriture à leurs propres petits et les chassent si la nourriture est peu abondante. L’acte de se nourrir est combiné avec le comportement d’exploration.

Mode de consommation

Les lions mangent leur proie d’une façon typiquement féline, c’est à dire qu’ils mâchent de petits bouts provenant de plus grands morceaux de viande.


Comportement d'abreuvement

Les lions préfèrent l’eau claire, mais boivent aussi le liquide contenu dans les viscères de leur proie s’ils n’ont pas d’autre moyen d’étancher leur soif.

Fréquence de la consommation d’eau

Les lions boivent très souvent, cela peut leur prendre jusqu’à 20 minutes.

 

Comportement locomoteur

Les jeunes lions grimpent souvent, mais de moins en moins en vieillissant. Ils continuent cependant à se retirer sur des branches solides et faciles d’accès pour se reposer.

Les lions ont capables d’atteindre des vitesses élevées sur de petites distances. Afin de se déplacer rapidement, ils se déplacent en employant un genre de trot.

Comportement de repos

Comportement social pendant le repos

Habituellement, c’est toute la troupe qui s’arrête pour se reposer ; les contacts physiques sont possibles lors de cette phase.

Description du lieu de repos

Les lions préfèrent se reposer à l’ombre.

Durée des périodes de repos

Les lions adultes se reposent de 20 à 22 heures par jour.

Cycle quotidien des phases de repos

Les lions ont tendance à se reposer le jour et à être actifs la nuit.

Quand ils ne dorment pas, les animaux ont tendance à somnoler dans diverses positions.

Lieu de sommeil

On ne connaît aucune exigence particulière concernant leur lieu de sommeil.

 

Comportement de confort

Toilette, hygiène sociale, baillements, rugissements.

Comportement territorial

La plupart des familles de lions vivent dans des territoires bien définis ; à cet effet, les mâles laissent des marquages urinaires sur les buissons, etc… Ils rugissent également pour indiquer que c’est leur territoire.

Les lions défendent leur territoire des autres groupes. Les combats se terminant par des blessures pour l’un des adversaires ont rarement lieu tant que le groupe inférieur peut fuir à temps. La mobilité à l’intérieur du territoire dépend de la densité des proies potentielles dans la zone en question.

Exigences minimales concernant la garde et le soin des lions (Panthera leo)

1. Enclos intérieur

 Exigences d’espace/ roulottes de cirque

Par animal : 2m sur 4m, au moins 15m2 .

Tous les lions doivent pouvoir satisfaire leur comportement de repos et de confort en même temps. Les murs des roulottes doivent être bien isolés de la chaleur et du froid. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards; de même, des planches de hauteurs différentes permettant aux animaux de grimper et de se coucher sont exigées, ainsi que des planches d’isolation thermique.

Température et climat 

Une protection contre les courants d’air, et une roulotte protégée de l’exposition directe au soleil.

Composition du sol/de la litière/fournitures

Une litière de paille, isolée du froid, des surfaces de repos pour se coucher avec des d’insolation thermique, un objet à griffer pour s’aiguiser les griffes et marquer le territoire, la possibilité de jouer.

2. Enclos extérieur 

Les animaux doivent pouvoir bouger librement dans l’enclos extérieur pendant au moins 8 heures par jour.

Exigences d’espace

De 1 à 4 animaux : au moins 80m2 .

Température et climat

Il doit y avoir à la fois des zones au soleil et des zones ombragées.

Composition du sol/fournitures

Sol naturel, sable (mélangé avec de la tourbe), morceaux d’écorce. Des poteaux à griffer doivent être à disposition pour que les animaux puissent aiguiser leurs griffes en position debout. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards ; des aménagements pour le jeu, par exemple des balles ou des objets mobiles en bois.

3. Autres

Exigences par rapport aux enclos intérieurs et extérieurs

Par des températures inférieures à 15°C, les animaux doivent pouvoir se retirer dans des locaux affichant des températures d’au moins 15°C.

Les spectacles

Des spectacles avec des proies potentielles sont inacceptables; il en va de même pour l’usage de cerceaux enflammés, etc…

L’alimentation

Du bœuf et des carcasses fraîches avec la fourrure et les plumes.

De temps à autre, il faudrait donner aux fauves de la viande hachée ou coupée en petits morceaux, car cela facilite l’administration de médicaments, de vitamines et de minéraux si nécessaire.

Les animaux devraient jeûner un jour par semaine. Il doit être possible de séparer les animaux pour tous les nourrir en même temps.

Les tigres (Neofelis tigris) (x)

Caractéristiques biologiques

Ces carnivores asiatiques habitent les prairies sèches et humides, les forêts de toutes sortes, les plaines et les régions montagneuses à des altitudes de jusqu’à 4000m.

Comportement social

La plupart des tigres sont des solitaires pendant la majeure partie de l’année. Les mâles et les femelles vivent ensemble pendant la saison du rut et parfois encore quelques semaines après. Les petit s restent avec leur mère en moyenne jusqu’au 3ème tiers de leur vie (familles matriarcales).


Comportement agressif

Les tigres mâles sont des animaux organisés territorialement mais tolèrent le passage de congénères sur leur territoire. Cependant, lors de la période de rut, les combats entre mâles sont fréquents. De même, les femelles sont obligées de défendre leurs petits des mâles, car ils tuent quelquefois les jeunes tigres. Alors même les mâles fuient les femelles, qui sont très agressives.

Tout le reste de l’année, les mâles ont tendance à dominer ; ils chassent notamment les femelles des proies en période de disette.

Hiérarchie

Les mâles qui sont haut placés dans la hiérarchie défendent leur territoire de leurs congénères.

Comportement de jeu

Les petits jouent entre eux et avec leur mère. En vieillissant, les animaux préfèrent jouer à se battre.

Comportement antagoniste

Combats entre animaux de la même espèce

Les combats entre tigres se terminent souvent par des blessures et parfois par la mort d’un des adversaires.

Comportement de défense

Dans leur milieu naturel, les tigres fuient les ennemis supérieurs. S’ils sont acculés, ils se défendent avec véhémence en utilisant leurs dents et leurs griffes.

Comportement sexuel

Maturité sexuelle

Elle apparaît à l’âge de 3 ans ½ chez et mâles et à l’âge de 2 ou 2 ans ½ chez les femelles.

Cycle

45 à 55 jours.

Caractéristiques comportementales particulières à la saison des amours (les mâles étant dans leur phase d’activité sexuelle)

Lors de la période de rut, le tigre reste auprès de sa partenaire et s’accouple souvent avec elle.

Choix du partenaire sexuel

Les tigresses en chaleur tentent de détecter le marquage urinaire d’un mâle territorial. Si le mâle et la femelle se sont trouvés de cette manière, l’accouplement est de rigueur.

Formation du noyau familial

Les seuls liens sont ceux entre la mère et ses petits.

Comportement alimentaire

Les proies sont du bétail sauvage, des antilopes, les cerfs mais aussi des animaux plus petits.

Les tigres sont des adeptes de la technique de chasse à l’approche. Ces fauves s’approchent de leur proie patiemment en pressant leur corps contre le sol. Quand la proie lève la tête, le tigre reste immobile. Les tigres ne bondissent qu’au dernier moment, et, ce faisant, atteignent des vitesses parfois remarquables.

Comportement locomoteur

Les tigres sont constamment en mouvement. Ils se déplacent de toutes les façons possibles – ils courent, trottent, galopent, bondissent et sont aussi d’excellents grimpeurs et nageurs.

Comportement de confort

Bailler, s’étirer, rugir. Comme tous les félins, les tigres consacrent beaucoup de temps à leur toilette.

Les cours d’eau et les étendues d’eau stagnante ne sont pas seulement utilisées pour boire et se rafraîchir, mais aussi pour chasser.

Comportement d’exploration

Les comportements de jeu et d’exploration sont très développés.

Comportement territorial

On a rapporté des territoires de 20 à 60 km2 pour les femelles et de 40 à 180 km2 pour les mâles.

Résumé :

A cause de leurs caractéristiques biologiques et leur comportement social très spécifique (ce sont pour la plupart des solitaires), il est très difficile pour les cirques de garder des tigres dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal (voir l’introduction au chapitre sur les fauves).

Etant donné que ces animaux sont également cités dans l’Annexe I de la Convention sur le Commerce International des Espèces de la Faune et de la Flore en voie de disparition (CITES), leur captivité dans les cirques est inacceptable !


Exigences minimales concernant la garde et le soin des tigres (Neofelis tigris) (x)

A cause de leurs caractéristiques biologiques et de leur comportement social hautement spécifique, il est très difficile pour les cirques de garder des tigres dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal. Etant donné que ces animaux font aussi partie des espèces protégées, leur captivité dans les cirques est inacceptable. Les spécifications suivantes ne devraient par conséquent pas être considérées comme une justification de la captivité des tigres; leur unique but est d’assurer que les exigences minimales seront respectées pour les spécimens en captivité dans les cirques, et ce afin d’éviter des troubles du comportement.

1. Enclos intérieur Exigences d’espace/ roulottes de cirque

Par animal : 2m sur 4m, au moins 15m2 , hauteur minimum 2.5m ; 4 animaux maximum par enclos.

Tous les tigres doivent pouvoir satisfaire leur comportement de repos et de confort en même temps. Les murs des roulottes doivent être bien isolés de la chaleur et du froid. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards; de même, des planches de hauteurs différentes permettant aux animaux de grimper et de se coucher sont exigées, ainsi que des planches d’isolation thermique pour protéger les animaux du froid et de la chaleur.

Température et climat 

Une protection contre les courants d’air, et une roulotte protégée de l’exposition directe au soleil.

Composition du sol/de la litière/fournitures

Une litière de paille, isolée contre le froid, des surfaces de repos pour se coucher avec des planches d’insolation thermique, un poteau à griffer pour s’aiguiser les griffes et marquer le territoire, la possibilité de jouer.

2. Enclos extérieur 

Les animaux doivent pouvoir bouger librement dans l’enclos extérieur pendant au moins 8 heures par jour.

Exigences d’espace

De 1 à 4 animaux : au moins 80m2 , 15m2 par animal supplémentaire, 4 animaux maximum dans l’enclos.

Température et climat

Il doit y avoir à la fois des zones au soleil et des zones ombragées, ainsi qu’une mare pour la baignade.

Composition du sol/fournitures

Sol naturel, sable (mélangé avec de la tourbe), morceaux d’écorce. Le poteau à griffer doit permettre aux animaux d’aiguiser leurs griffes en position debout. Une surface de repos surélevée ou une platte-forme pouvant accueillir au moins 2 ou 3 animaux. Il doit y avoir des aménagements permettant aux animaux de se soustraire aux regards et aussi de jouer, par exemple des balles ou des objets mobiles en bois.

3. Autres

Exigences par rapport aux enclos intérieurs et extérieurs

Par des températures inférieures à 15°C, les animaux doivent pouvoir se retirer dans des locaux affichant des températures d’au moins 15°C (à l’exception des tigres blancs de Sibérie, qui résistent au froid, toutes les autres espèces ont besoins de la chaleur).

Les spectacles

Des spectacles avec des proies potentielles sont inacceptables; il en va de même pour l’usage de cerceaux enflammés, etc.

L’alimentation

Du bœuf et des carcasses fraîches avec la fourrure et les plumes.

De temps à autre, il faudrait donner aux fauves de la viande hachée ou coupée en petits morceaux, car cela facilite l’administration de médicaments, de vitamines et de minéraux si nécessaire.

Les animaux devraient jeûner un jour par semaine. Il doit être possible de séparer les animaux pour tous les nourrir en même temps.

 

Les ours (Ursidae) x

Caractéristiques biologiques

Les ours font partie des plus gros fissipèdes du monde. Tous les ours ont un grand corps robuste, une queue rudimentaire, des orteils aux griffes très courbées et non rétractiles ; ce sont des plantigrades.

On peut classer les grands ours en 7 espèces : l’ours brun, l’ours isabelle de l’Himalaya, l’ours noir d’Amérique du Nord (ou baribal), l’ours polaire, l’ours « lippu », l’ours malais et l’ours à lunettes.

Les ours bruns sont des solitaires (familles matriarcales) ; ils habitent les forêts claires et la toundra, où ils vivent dans le sol.

Les ours isabelle de l’Himalaya sont eux aussi des solitaires (familles matriarcales) et vivent dans les forêts mixtes et les forêts d’arbres latifoliés (=avec de larges feuilles) du Balutchistan, ainsi que les bois de ronces. Ces animaux (les adultes comme les petits) sont d’excellents grimpeurs.

Les ours noirs d’Amérique du Nord ou baribals sont des solitaires (familles matriarcales) ; ils habitent les forêts d’arbres latifoliés et les forêts mixtes, et sont eux aussi de bons grimpeurs.

Les ours polaires sont des solitaires (familles matriarcales) et habitent les mers, les îles et les côtes arctiques ; ils n’ont pas de territoire, ce sont de nomades.

Les lippus sont des solitaires (familles matriarcales) qui habitent les forêts de mousson aux arbres à feuilles caduques et les jungles de ronces dans les régions sèches d’Inde et du Sri Lanka.

Les ours malais sont des solitaires (familles matriarcales) ou forment des petits groupes de 4 membres maximum ; ils habitent exclusivement les forêts tropicales.

Les ours à lunettes sont des solitaires (familles matriarcales) qui ont des habitats divers, comme les prairies, la brousse, et les forêts tropicales d’Amérique du Sud. Ce sont d’excellents grimpeurs et ils construisent aussi des plates-formes.

Comportement social

Les ours sont des solitaires pendant la plus grande partie de l’année. Néanmoins, selon leur espèces et leur milieu, les oursons passent les premiers 18 ou 30 mois de leur vie avec leur mère ou une autre femelle qui élève des oursons du même âge.

Comportement agressif

Pendant la période des accouplements, les combats entre des ours bruns mâles rivaux ne sont pas rares. Alors que l’on a observé que les ours bruns européens ne s’engageaient que rarement dans des combats se soldant par des blessures graves, des combats véhéments entre des grizzlis mâles lors de la saison du rut occasionnent souvent des blessures graves à l’un des adversaires. Les femelles qui protègent leurs petits peuvent également se montrer très agressives si on les dérange. Quelquefois, les combats entre des ours polaires adultes se terminent par la mort de l’adversaire ; dans ce cas, le vainqueur mange le vaincu. En général, on a rapporté que les ours étaient les seuls mammifères à s’adonner régulièrement au cannibalisme (à la fois sur leurs petits et leurs congénères).

Hiérarchie

Les mâles dominants défendent leur territoire de leurs congénères, surtout pendant la saison du rut.

Distance individuelle

On ne sait rien concernant la distance individuelle entre les ours.

Comportement de jeu

Tout comme les oursons, les ours adultes ont une forte tendance à jouer. L’instinct de jeu très prononcé des ours adultes indique un niveau d'intelligence élevé.

Comportement de combat

Un combat peut occasionner des blessures et quelquefois même la mort de l’adversaire.

Comportement de défense

Les ours ont tendance à fuir leurs ennemis ; si cela est impossible ou s’il s’agit d’une femelle qui protège ses petits, les ours attaquent l’adversaire avec leurs pattes et, une fois que l’ennemi est tombé, ils le mordent.

Comportement sexuel

Maturité sexuelle

ours bruns : environ à l’âge de 2 ans ½ lippus :de 2 ans ½ à 3 ans ½

baribals et ours isabelle de l’Himalaya :2 ans ½ ours malais :de 3 ans ½ à 5 ans

ours polaires :de 3 ans ½ à 4 ans ½ ours à lunettes :à 3 ans et 4 mois

Cycle

Les ours malais peuvent se reproduire tout au long de l’année ; tous les autres ours ont des périodes fixes pour l’accouplement et la naissance.

Périodes d’accouplement

Ours bruns : juin, juillet

Baribals : juin, juillet

Ours isabelle de l’Himalaya : juin, juillet

Ours polaires : avril, mai

Lippus : juillet

Ours malais : toute l’année

Ours à lunettes : juin, juillet

 

Période de gestation

Ours bruns : 7 à 8mois

Baribals : 7 à 7 mois ½

Ours isabelle de l’Himalaya : 7 à 8 mois

Ours polaires : environ 8 mois

Lippus : 6 mois

Ours malais : environ 96 jours

Ours à lunettes : de 7 mois ½ à 8 mois et une semaine

Caractéristiques comportementales particulières à la saison des amours (l’exemple des ours bruns)

Les ours bruns sont probablement monogames ; mais ils peuvent être polygames si il y a beaucoup de femelles sur le territoire. Pendant les chaleurs, les femelles sécrètent une odeur particulièrequi aide les mâles à les repérer. Dans la plupart des cas, les mâles ont tendance à s’accoupler avec les mêmes femelles d’une année sur l’autre. Les caractéristiques particulières à l’accouplement sont la poursuite rituelle qui précède la copulation et le constant petit "rire" étouffé du mâle, qui sert à attirer la femelle. Quelques jours avant l’apogée de la période des accouplements, le mâle suit la femelle et ne cesse de lui lécher le museau et de lui mordre la nuque, la gorge et le dos, et la frappe légèrement avec ses pattes, ce qui accroît l’excitation de la femelle. La copulation en elle même n’a pas de caractéristiques particulières ; la durée de chaque copulation est cependant assez longue – de 10 à 15 minutes.

Comportement maternel

Naissance et élevage des oursons

Les ours bruns et les ours polaires mettent bas dans des tannières en hiver. La naissance se déroule rapidement sans pertes de sang importantes ; la femelle mange le placenta. Le nombre de petits par portée dépend de l’âge de la mère. Les ours bruns et les ours polaires donnent naissance à plusieurs oursons (de 3 à 4).

Les oursons nouveaux-nés pèsent environ 400g et mesurent environ de 22 à 23cm. A la naissance, ils sont aveugles, dépourvus de dents et recouverts d’un mince duvet. Les femelles prennent grand soin de leurs petits, les lèchent fréquemment et les pressent soigneusement contre leur poitrine avec leurs pattes pour les allaiter. Pendant cette période, les femelles ne boivent ni ne mangent pendant plusieurs semaines. Au printemps, les femelles étant de plus en plus souvent obligées de laisser leurs petits sans défense pour aller chercher de la nourriture, les oursons sont constamment exposés aux autres prédateurs.

Période d’allaitement

Les oursons sont allaités régulièrement pour une période d’environ 3 mois ½ ; suivie par une période d’allaitement discontinue. Suivant leur espèce et leur environnement, les oursons passent leur première année et demie ou leurs premiers 2 ans ½ avec leur mère ou une autre femelle qui élève des oursons du même âge. On a observé, surtout chez les ours bruns d’Amérique, des cas où des mères « adoptaient » les petits d’autres femelles, ou au contraire, des cas où les petits se choisissaient une autre « mère ». Ce qui signifie que l’imprégnation par la mère ne doit pas être très forte. De plus, il a été observé que des ours abandonnent leurs petits après les avoir assommés d’un coup de patte. On ne sait pas vraiment si cela ne concerne que les oursons non viables ou s’il s’agit là d’une forme (inconnue jusqu’à présent) de « contrôle des naissances ».

En automne, les petits commencent à aider leur mère à chasser.

Comportement alimentaire

Les ours ont des comportements alimentaires différents suivant les saisons. Au début du printemps, quand la nourriture d’origine végétale est rare, les ours ont tendance à chasser. Bien qu’ils soient omnivores, leurs modèles alimentaires présentent des différences régionales. A titre d’exemple, certains ours ne mangent que de la viande et du poisson, et ainsi de suite. Les ours cherchent des insectes, des vers, etc…sous les pierres ; ils démantèlent des ruches, creusent dans les trous de souris et tuent des moutons, des agneaux ou d’autres animaux de leurs pattes puissantes. En outre, on a observé que des ours tuaient quelquefois des sangliers pesant quelquefois plus de 30 kg et des chamois ou des biches blessés. Parmi les petits mammifères, les ours sont surtout friands d’insectivores tels que les taupes et les musaraignes, les rongeurs tels que les loirs, les lérots, les "souris des neiges" et les écureuils. Après les avoir soigneusement plumés, les ours mangent également certains oiseaux, tels que les "pigeons de rocaille" et les "coqs de montagne".

Bien que les ours préfèrent la viande fraîche, ils mangent aussi des carcasses si nécessaire. Ils boivent comme les canidés ; la consommation d’eau est plus importante en hiver qu’en été.

Pendant les longs mois d’hiver, les ours polaires mangent surtout de la viande et notamment du phoque. Les ours polaires ont développé des techniques de chasse impressionnantes sur terre et en mer. En règle générale, les ours polaires assomment leur proie d’un seul coup de patte puissant et la tuent d’une morsure à la nuque ou au crâne. Les ours polaires sont capables de tuer des animaux beaucoup plus grands que ne le pourraient les ours bruns. On les a déjà vus attaquer et tuer des bœufs musqués.

Comportement d’excrétion

Les ours sont des animaux extrêmement propres : avant la période d’hibernation, ils quittent leur grotte régulièrement afin de déféquer et d’uriner.

Comportement locomoteur des ours bruns

Les ours bruns sont d’une force et d’une agilité remarquables. En tant que plantigrades, ils ne trottent et ne galopent que quand ils chassent ou fuient et atteignent des vitesses de 50 km/h. Les ours s’accroupissent souvent sur les pattes arrières et peuvent même se déplacer dans cette position, notamment quand ils observent les alentours ou qu’ils cherchent de la nourriture. De plus, les ours sont de très bons grimpeurs, nageurs et plongeurs. Les ours polaires sont d’excellents grimpeurs sur les parois à pic rocheuses et de glace.

Comportement de repos

Les ours se reposent généralement dans des grottes, après avoir creusé un trou dans un sol sec et l’avoir tapissé de mousse, d’herbe et de feuilles.

Les ours polaires construisent des grottes (ainsi que pour les naissances) dans de la neige en surplomb. La plupart des ours se reposent à même le sol. Les ours à lunettes et les ours isabelle de l’Himalaya grimpent aussi aux arbres pour se reposer.

Les ours aiment somnoler au soleil ; on a également observé chez eux un sommeil "de défense".

Comportement de confort

En plus de la baignade, le comportement de confort des ours comprend des actions telles que de griffer ou de frotter, ainsi que de faire sa toilette avec les dents et les lèvres. Les attitudes qui dénotent le plaisir et le confort sont le fait d’être étendu par terre, de s’étirer et de se rouler par terre.

Comportement d’exploration

Les ours sont très curieux. Les petits, mais aussi les adultes font preuve d’un comportement de jeu prononcé.

Comportement territorial

Un comportement territorial a été observé chez les ours bruns sur des territoires de 20 à plus de 100 km2. Les ours bruns et les ours kodiaks marquent leur territoire en se frottant la nuque aux arbres en position debout, ainsi qu’en les frappant et en les griffant.

La captivité collective des ours

Les ours sont des solitaires. Il est possible sous certaines conditions de garder toutes les espèces, à l’exception des ours malais, en groupes d’un mâle et de plusieurs femelles. Néanmoins, la captivité collective reste problématique (on a déjà vu des ours polaires, des ours isabelle de l’Himalaya et des ours bruns mâles tuer des femelles) et exige une préparation minutieuse (les ours doivent notamment être séparés de leurs congénères par une grille pour une période de temps prolongée). Le comportement des animaux doit être surveillé de façon continue avant de pouvoir les mettre ensemble.

Résumé :

A cause de leurs caractéristiques biologiques et leur comportement social très spécifique, il est très difficile pour les cirques de garder des ours dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal. Les ours sont en majorité des solitaires et deviennent actifs au crépuscule. Il ne faut pas oublier que beaucoup des animaux qui habitent les régions nordiques – même s’ils n’hibernent pas au sens propre du terme – passent les mois d’hiver dans des grottes et réduisent pour cela leur taux métabolique fondamental et deviennent léthargiques.

De plus, les ours malais, les ours à lunettes, les lippus et les ours isabelle de l’Himalaya sont cités dans l’Annexe I de la Convention sur le Commerce International des Espèces de la Faune et de la Flore en voie de disparition (CITES).


Les ours (Ursidae) (x)

Il est impossible pour les cirques de garder des ours dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal (voir précédemment). A la base, les ours ont un besoin énorme de bouger et de grimper, besoin qu’il faudrait donc pouvoir satisfaire sur les lieux du cirques. Afin d’éviter la cruauté envers ces animaux (qui est un délit punissable), il faudrait fournir des enclos extérieur de taille convenable (et comportant en outre de vraies possibilités de grimper), ainsi qu’il est décrit ci dessous. Mis à part le fait que la captivité des ours dans les cirques est inacceptable pour des raisons de protection animale, on peut se permettre de douter si les aménagements exigés seraient en accord avec les règlements de sécurité généraux. Les spécifications suivantes ne devraient par conséquent pas être considérées comme une justification de la captivité des ours; leur unique but est d’assurer que les exigences minimales seront respectées pour les spécimens en captivité dans les cirques, et ce afin d’éviter des troubles du comportement.

Il est totalement impossible de garder des ours polaires dans des cirques ; les spécifications ci dessous ne contiennent donc aucune référence à leur espèce.

1. Enclos intérieur Exigences d’espace/ roulottes de cirque

Par animal : 2m sur 4m, au moins 15m2 , hauteur minimum de la roulotte 2.5m voire même plus grand dans certains cas; on doit s’assure que les animaux puissent se tenir debout sur les pattes arrière.

Tous les animaux doivent pouvoir satisfaire leur comportement de repos et de confort en même temps. Les murs des roulottes doivent être bien isolés de la chaleur et du froid. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards.

Température et climat 

Une protection contre les courants d’air, et une roulotte protégée de l’exposition directe au soleil.

Pour les ours malais et les lippus :température minimum 12°C.

Composition du sol/de la litière/fournitures

De la litière, des objets susceptibles d’intéresser les animaux :

Des planches de différentes tailles doivent être fournis pour permettre aux baribals, aux ours isabelle de l’Himalaya et aux ours à lunettes de se coucher et de grimper.

2. Enclos extérieur 

Les animaux doivent pouvoir bouger librement dans l’enclos extérieur pendant au moins 8 heures par jour.

Exigences d’espace

Baribals, ours isabelle de l’Himalaya et ours bruns : pour 1 à 2 animaux : au moins 100m2 , 20m2 par animal supplémentaire.

Ours malais, ours à lunettes et lippus : pour 1 à 2 animaux : au moins 70m2, 20m2 par animal supplémentaire.

Température et climat

Il doit y avoir à la fois des zones au soleil et des zones ombragées.

Composition du sol/fournitures

Un substrat à base de terre, de sable ou de tourbe mélangée afin de satisfaire l’instinct de creuser des animaux. Des objets susceptibles d’intéresser les animaux, des aménagements pour la baignade, une structure d’enclos avec des troncs d’arbres et des branches à la fois pour grimper et s’aiguiser les griffes. Il doit y avoir des aménagements permettant aux animaux de se soustraire aux regards

3. Autres

Exigences par rapport aux enclos intérieurs et extérieurs

Il doit y avoir la possibilité d’installer des enclos individuels.

Soigner et manier les animaux

Plusieurs heures de travail quotidien et des occupations permettant un comportement naturel.

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Les phoques (Pinnipedia) x

Caractéristiques biologiques

Les phoques sont des prédateurs marins spécialisés qui sont, un peu comme les ours, les descendants des prédateurs marins du début de la période tertiaire. Etant donné qu’il existe 34 espèces de phoques différentes, cette description biologique ne peut être qu’une vue générale. Les otaridae (phoques à oreilles, dits otaries) sont une famille qui comprend les lions de mer, les morses et les phoques.

Comportement social

La plupart des espèces sont grégaires et vivent dans des grands groupes bien qu’il existe également des harems avec un comportement territorial. Les mâles de presque toutes les espèces sont polygames. Pendant la période des accouplements, ils habitent essentiellement les régions côtières et n’entrent dans l’eau que pour se nourrir. Certaines espèces de phoques vivent sur le pack, ce sont pour la plupart des solitaires qui ne forment des liens que durant la période des accouplements. Les autres espèces vivent sur les plages de sable et les régions côtières rocheuses.

Comportement antagoniste

Les combats territoriaux ne sont pas rares pendant la période des accouplements.

Selon les espèces, des combats entraînant des morsures ont lieu sur les territoires côtiers ; les luttes pour les harems sont monnaie courante.

Comportement sexuel

Les phoques atteignent la maturité sexuelle entre l’âge de 4 à 7 ans.

Ces prédateurs marins s’accouplent sur le rivage ( à l’exception des morses).

Comportement maternel

Selon les espèces, les petits sont sevrés à l’âge de 4 mois ( les phoques) ou de 11 à 12 mois (les lions de mer de Steller et les otaries du genre Arctocephalus).

Comportement alimentaire

Les phoques se nourrissent principalement de divers poissons, de calmars, de crustacés ; certains tuent des pingouins.

Comportement locomoteur

Tous les phoques sont très actifs physiquement. Non seulement ils sont infatigables, mais ils sont aussi des nageurs très rapides (les phoques : jusqu’à 4m/s) ; le lion de mer de Californie peut plonger en apnée jusqu’à 15 minutes à des profondeurs d’environ 100 m.

Certaines espèces sont sédentaires alors que d’autres changent de milieu selon la saison.

Comportement d’exploration

Les phoques ont un instinct très prononcé pour le jeu et l’exploration.

Comportement territorial

La taille du territoire de chaque phoque dépend de son espèce. Après s’être battu pour le meilleur emplacement au bord de l’eau, les phoques inférieurs prennent la fuite par la mer.

Comme nous l’avons déjà mentionné, il y a des espèces de phoques sédentaires et des espèces migratrices. En ce concerne ces dernières, les mâles arrivent avant le reste du groupe afin d’explorer ou de conquérir le nouveau territoire.

Résumé :

A cause de leurs caractéristiques biologiques, de leur comportement social , de leur incompatibilité avec des transports fréquents, ainsi que leur besoin extrêmement spécialisé de produits alimentaires particuliers et d’espace, il est impossible pour les cirques de garder des phoques dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal !

De plus, certaines espèces de phoques sont en danger d’extinction !

 

 

 


 

 

 
Marche virtuelle

Pour une évolution du cirque traditionnel vers un cirque sans animaux




 

Rapport de Code Animal
sur la condition animaux dans les cirques

'Derrière les paillettes,
le stress..."

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Code Animal - Maison des Associations - 1A, place des orphelins 67000 Strasbourg - FRANCE - info@code-animal.com
Membre du CVA et de la Coalition ENDCAP pour mettre fin à la captivité des animaux sauvages.