> argumentaire, textes et rapports pour un cirque sans animaux

> Découvrez les cirques qui détiennent des animaux
Envoyez-nous par mail vos photos numériques, avec le nom de l'enseigne et les informations, les actus que vous avez collectées, ainsi que les articles de presse scannés...
> Entrez dans la marche pour une évolution du cirque traditionnel vers un cirque sans animaux
> Toutes les actualités des animaux en captivité
Coup de gueule d'un circophile, réponse point par point par Code animal
Nous nous réjouissons qu'un débat s'ouvre enfin, même si nous regrettons que les circophiles refusent de débattre autour d'une table ronde avec nous. Néanmoins examinons leurs arguments : "Les procès verbaux relevant des infractions relatives à des traitements dégradants ou inhumains vis à vis des animaux sont rarissimes. Le plus souvent, le cirque contrôlé n'est pas en mesure de fournir tous les documents: C'est le cas pour 99% des infractions relevées. "Les nombreux procès verbaux sont effectivement établis pour défaut de certificat de capacité, ce qui signifie qu'aucune personne dans le cirque n'a été reconnu apte à s'occuper de l'espèce concernée. Dès lors, le « bien-être » de l'animal est compromis.
Effectivement, c'est un argument qui vise à pérenniser l'activité en avançant comme une évidence que le dresseur est le compagnon de l'animal dressé. Il paraît dès lors très étrange que les fauves ne manquent pas une occasion pour sauter sur leur dompteur à la première occasion comme en attestent les multiples accidents ...
« Ma passion des animaux m'a amené à me pencher sur les règlementations en vigueur, et tous les pays du monde respectent auourd'hui une convention mondiale relative à la sauvegarde des espèces protégées dite "Convention de Washington". Ce texte, respecté y compris ici, dans l'un des pays les plus corrompus du monde, garantit qu'aucune espèce détenue aujourd'hui dans un cirque ou un zoo n'a été prélevée dans son milieu naturel ». Il existe effectivement une réglementation internationale qui réglemente le commerce international des espèces. Mais cela n'a pas empêché certains prélèvements dans le milieu naturel, comme l'éléphante Samba qui provient du Kenya ou de Betty qui a été prélevée dans les années 80 au Zimbabwe...(tout comme Tatcha qui est morte suite à des problèmes cardiaques). De même dans les années 90, le cirque Arlette Grüss, aurait importé illégalement 3 éléphants d'Inde en provenance de Russie, une dizaine de panthères et plusieurs perroquets qui auraient participé au spectacle malgré l'avis défavorable du ministère de l'environnement...
« Toutes les études scientifiques le prouvent: aucun animal né en captivité de parents eux même nés en captivité ne peut survivre plus de quelques jours dans ce milieu. Aussi, si je pouvais comprendre la révolte des associations quand les animaux présentés avaient été enlevés à leurs parents, enlevés de leur terre natale, je la trouve aujourd'hui malsaine et déplacée. Tous les animaux de tous les cirques et de tous les zoos sont nés en captivité. Je ne trouve pas triste de voir un animal en cage, dès lors qu'il n'a jamais connu la liberté, et que celle-ci serait synonyme de mort pour lui. » Malheureusement, ceci est vrai, nous ne pouvons remettre dans la nature des animaux nés en captivité (ou très difficilement pour certaines espèces). Comme nous l'avons illustré ci-dessus, il est faux (ou naïf) d'affirmer que tous les animaux sont nés en captivité.
« Les gens du cirque sont considérés par leurs détracteurs comme des gens du voyage, pas comme des professionnels exerçant dignement un métier extraordinairement difficle, pour semer des étoiles dans les yeux des enfants, sur tout notre territoire. Autrefois, ils les auraient qualifiés de "voleurs de poules", aujourd'hui, ils ont modernisé leur rejet de l'autre en les traitant de "bourreaux d'animaux"...Tout cela renvoie à une idéologie profondément nauséabonde, faite d'ostracisme, d'amalgame et de discimination ». A aucun moment, nous n'accepterions la moindre discrimination (et c'est bien contre cela que nous nous insurgeons), qu'elle soit vis-à-vis d'une profession, d'une race, d'un sexe ou d'une espèce. Il est clair, et nous le répétons, nous préférons de loin l'univers du cirque et son itinérance aux multinationales aseptisées. "L'une de ces associations porte le nom de "code animal pour 'abolition de l'esclavage animal"...Pour moi qui vit en Afrique, qui ait épousé ce continent et l'une des princesses qui le peuple, le simple fait de ramener les conditions de détention des animaux dans les cirque à ce crime contre l'humanité est une abomination. Ce qui est terrible, dans tout cela, c'est que la cause animale défend parfois de justes combats: contre la vivisection, la vente de fourrures, la corrida...mais les fanatiques qui s'en prennent à tort au monde du cirque font peser sur ces associations la tâche indélébile du racisme, du mensonge et de la stupidité. Cela les décrédibilise pour tous leurs autres combats. Et c'est vraiment dommage. »
« Rien n'est plus efficace contre le mensonge et la diffamation que la vérité. Je crois également au caractère dissuasif des condamnations de justice. Il faut ATTAQUER les menteurs devant les tribunaux et leur faire payer cher leur propagande mensongère. Le problème, c'est que le monde du cirque n'a ps toujours les moyens de se défendre et de faire des procès...parmi les autres préoccupations, il y a le bien être de leurs animaux. »
"Je pense, même si cela représente un coût, que les cirques devraient MONTRER leurs animaux, c'est à dire ouvrir gratuitement leurs ménageries au public afin que celui-ci soit seul juge des mensonges diffusés par les pseudos défenseurs de la cause animale. Enfin, disons le clairement, il faut AMELIORER encore le confort des animaux artistes...vous constaterez d'ailleurs que les fauves de tous les grands cirques de notre pays bénéficient dès leur arrivée dans une nouvelle ville d'une cage d'aisance, et qu'en règle générale, les chevaux et les éléphants ne sont pas confinés dans leurs camions." C'est ce que nous faisons sur Code animal, nous montrons au travers de simples photos sans trucage, sans artifice, la réalité de ces animaux enfermés à vie. Et comme nos photos le montrent, nous ne voyons que barreaux, cages, chaînes et numéros contre-nature. Bien entendu, nous accueillons positivement cet appel à l'amélioration du "confort" des animaux (qui reconnaît en soit que de nombreuses améliorations restent à faire), même si nous restons persuadés que cela ne pourra suffire du fait de la complexité de la biologie des espèces représentées dans les cirques.
« Tant qu'il y aura des enfants, le cirque vivra. Le cirque, c'est l'univers du magique et du merveilleux. Un cirque sans animaux, fut il exeptionnel comme le cirque du soleil, ce n'est pas un cirque. Si on laisse faire les briseurs de rêve, tous ces animaux que le cirque déplace de villes en villages dans les moindres recoins de l'hexagone, ne seraient plus que des images, mélangées à la bouillie télévisuelle habituelle...je necrois pas que ça serait rendre service à mes amies les bêtes...Nos enfants, vos enfants, méritent mieux que ça...et les animaux aussi ! " Nous pensons précisément, que c'est parce qu'il y a des enfants, et des enfants qui ont de plus en plus conscience de la sensibilité animale et de la fragilité de notre monde, que le cirque vivra mais sans animaux. Le cirque est né sans animaux sauvages, et ce serait dévaloriser les arts du cirque que de croire que ces arts (clown, équilibrisme, jonglerie, contorsion, numéros aériens...) ne peuvent se passer de « l'animal-esclave » pour faire la beauté du spectacle.
Les animaux dans les cirques souffrent : démonstration >>
|