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Arguments des partisans de la présence animale dans les cirquesEn réponse aux campagnes pour une évolution du cirque traditionnel vers un cirque sans animaux, les cirques ont répondu avec des 'arguments' pour le moins étranges : La négation - Nier l'existence des cages. Michel Louis, fondateur du zoo d'Amnéville affirme ainsi dans un rapport (1) qui a été largement diffusé auprès de décideurs politiques: "Voici 10 ans, que les animaux ne sont plus cantonnés dans des voitures-cages, qui pouvaient être divisées en plusieurs compartiments pour le nettoyage et la distribution de nourriture". "L"aller et retour piste voiture - cage n'a plus cours aujourd'hui. Les cirques développent, devant les camions, des enclos munis de troncs d'arbres et tablettes surélevées, parfois même d'un bassin comme au zoo".
Pour appuyer ces affirmations totalement mensongères, Mr Louis s'appuie sur une législation inexistante : "cette extension de l'espace vital des animaux détenus au cirque est aujourd'hui une obligation légale" (aucune référence légale et pour cause le seul arrêté qui a ce jour pourrait aller dans ce sens - arrêté de 1978 - ne pose aucune contrainte de la sorte). - Nier les troubles du comportement : Lionel Bastian dans sa thèse (2) affirme : "Un rapport d'une commission regroupant professionnels du cirque et associations de protection animale en Grande-Bretagne a permis d'établir que, bien qu'ils soient davantage confinés qu'à l'état sauvage, les animaux ne subissent pas de troubles du comportement". Cette parade a pour intérêt de ne pas entrer dans le débat quant à la signification de ces troubles, les scientifiques s'accordant à les voir comme une "non adaptation" de l'animal à la captivité. (Cf: le témoignage du Dr Marie-Claude Bomsel >>)
Diffamer, discréditer : Afin d'accorder crédit à leurs négations, des cirques n'hésitent pas à accuser Code animal de truquer ses images et même d'avoir intenté des procès pour diffamation à son encontre (ce qui, si nous le faisions serait tout à fait légitime !). Or à ce jour bien entendu aucun recours de ce type n'a été intenté. Masquer nos arguments par d'autres : Une autre approche vise à prêter aux défenseurs des animaux des arguments qui ne sont pas les leurs (masquant ainsi nos réels arguments >>). Illusionnisme : Changer le vocabulaire : le domptage et le dressage deviennent "éducation" et même "thérapie" (1) ! Ce dernier terme est d'ailleurs en soi une reconnaissance de la souffrance et des problèmes de santé des animaux dans les cirques. Jouer avec les mots : les personnes du cirque vous l'affirment "ils aiment leurs animaux !" mais ils ne vous disent pas qu'ils ne respectent pas les besoins physiologiques des espèces qu'ils détiennent ... Se poser en sauveur : certains ont été jusqu'à affirmer, à l'instar des zoos, du rôle de conservation et de sauvegarde des espèces dans ces établissements... Victimisation : Indignation sélective : les cirques se posent en victime accusant les défenseurs des animaux d'exiger "la suppression des animaux de cirque mais trouvant naturelle la présence de canaris dans une cage minuscule, de poissons rouges dans un bocal, de chien de compagnie enfermé dans un appartement, ou de requins dans un parc océanographique, etc, etc…"(3) C'est bien entendu, preuve de la méconnaissance par les cirques du travail des associations qui agissent contre toute forme de maltraitance des animaux, même si par période il est vrai que certaines campagnes sont moins médiatiques. Mélange des genres : d'autres circophiles se sont risqués à nous discréditer en tentant de faire croire que notre association était un groupuscule d'extrême droite, prenant pour prétexte les animaux afin de s'en prendre aux gens du voyage... (no comment). En guise de conclusion : Nous regrettons que les cirques ne s'ouvrent pas à une évolution de leur art, qui nous le rapellons était à l'origine exempt d'animaux sauvages. Nombres de passionnés et artistes de cirque nous ont témoigné leurs soutiens et leur crainte face à ces blocages provenant de leur propre milieu. Espérons donc qu'un cirque traditionnel, vivant et exempt de toute exploitation animale naisse dans les années à venir permettant ainsi aux millions de personnes qui ont désertés les cirque animaliers de venir rêver les yeux ouverts face aux véritables artistes que sont les acrobates, les jongleurs, les clowns, les équilibristes...
(1) Grandeur et défense des animaux aux cirques - Hors série "Le cirque dans l'Univers", 2008 "Derrière les paillettes, le stress" - Code animal - 2008 >>
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